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Drogues et réduction des risques (RDR) | Jean-Marc Priez
Drogues : aux acteurs de prévention la loi propose toujours 10 ans de prison
20 février 2004 (Association française pour la réduction des risques)
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Poursuivi pour provocation et facilitation à l’usage de stupéfiants Jean Marc Priez, en tant qu’ancien président de l’association de prévention Techno Plus, passera le 08 Mars en jugement devant la cour d’appel de Paris. Il risque 10 ans de prison et 750 000 €uros d’amendes.
C’est la première fois qu’un acteur de terrain œuvrant dans la politique de santé publique liée à l’usage des drogues est inculpé dans le cadre de sa mission.
L’association Techno Plus, issue du mouvement Techno, seul mouvement culturel qui a pris en compte les consommations de drogues festives, diffuse des informations sur les risques liés à l’usage des drogues et est soutenue et financée depuis 8 ans par les pouvoir publics dans le cadre des nouvelles politiques dites de “ réduction des risques ”. Elle a, avec d’autres, permis, par ses messages simples et crédibles d’éviter des empoisonnements et accidents graves ou même mortels.
La politique de réduction des risques, politique officielle française
Depuis près de 15 ans la politique française de lutte contre l’usage des drogues a dû s’émanciper d’un cadre législatif trop strict datant de 1970, et ce avec l’enjeu majeur de réduire les risques et préserver la santé des usagers de drogues.
Les résultats aujourd’hui sont remarquables : Entre 1994 et 1999 baisse de la mortalité par overdose de 80%, taux de transmission du virus du sida par pratique d’injection de 4% aujourd’hui, contre 30% au début des années 90 (évaluation IVSN, 2001). Plus inattendu encore, la mise à disposition de seringues, alliée à des messages de prévention ont induit une baisse de la pratique d’injection.
Quant aux interpellations pour usage d’Héroïne, celles-ci ont baissé de 67% ces dernières années, témoignant ainsi d’une meilleure insertion des usagers dans la société.
Depuis 1987, tous les ministres de la santé ont soutenu et renforcé cette politique de santé publique, en prenant en compte l’évolution des drogues, des pratiques et des risques actuels, évolution des politiques que l’on retrouve partout dans les pays européens. Cette politique de réduction des risques vient d’ailleurs d’être inscrite dans la loi de santé publique par les sénateurs.
La politique dite de“ réduction des risques ” liée à l’usage des drogues est un enjeu de santé publique et non un enjeu pénal. Quand un acteur de cette politique est condamné, c’est l’ensemble de la politique de santé publique elle-même qui est condamnée, ce sont les usagers de drogues qui sont fragilisés.
Contacts pour signer la pétition :
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Drogues : aux acteurs de prévention la loi propose toujours 10 ans de prison
on ne peut être que réjoui par la baisse du taux de transmission du virus du sida et de celui des overdoses.
Mais en banalisant et en présentant la drogue comme un produit "festif", n’incite-t-on pas à la consommation et donc de voir apparaître une forte augmentation des usagers et assister à un renversement de ces taux à moyen ou long terme ?