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Anthony S. Fauci | États-Unis d’Amérique
Déclaration du docteur Anthony Fauci, directeur de l’Institut national des allergies et maladies infectieuses, à l’occasion de la Journée nationale de sensibilisation des Afro-Américains au VIH/sida, le 7 février 2004
11 février 2004 (National Institutes of Health)
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Chaque année, à l’occasion de la Journée nationale de sensibilisation des Afro-Américains au VIH/sida, notre nation se penche sur l’impact dévastateur que le VIH/sida continue à avoir sur les Afro-Américains et renouvelle son attachement à un monde entièrement libéré du sida.
Aujourd’hui, malheureusement, nous sommes encore bien loin d’avoir atteint cet objectif. Au 31 décembre 2002, on estimait à 185.080 le nombre d’Afro-Américains qui étaient morts du sida ; ce chiffre représentait 37 % de tous les décès dus au sida aux Etats-Unis. Si les Afro-Américains ne représentent que 12 % de la population des Etats-Unis, plus de 50 % de tous les cas de sida recensés en 2002 dans ce pays touchaient des Afro-Américains.
L’Institut national des allergies et des maladies infectieuses, qui dépend de l’Institut national de la santé (NIH), et nos collègues du monde entier s’efforcent de trouver de nouveaux médicaments plus efficaces ainsi que la meilleure combinaison possible parmi les médicaments qui existent déjà afin de soigner ceux qui sont déjà infectés par le VIH. Mais soigner n’est pas guérir, et même ceux qui bénéficient d’un traitement peuvent toujours transmettre le VIH à d’autres.
Aucun vaccin ne peut encore prévenir l’infection par le VIH et des efforts considérables sont menés afin de mettre au point un vaccin inoffensif et efficace contre le VIH. A l’heure actuelle, une vingtaine de vaccins pouvant conférer une protection contre le VIH font l’objet d’essais cliniques aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde. Tant que les essais ne seront pas terminés et qu’un vaste éventail de sujets, notamment des Afro-Américains, n’auront pas participé à ces essais et à ceux qui seront menés à l’avenir, nous ne saurons pas si l’un ou l’autre de ces vaccins potentiels est efficace.
Aujourd’hui, les participants aux essais cliniques liés au sida sont issus de secteurs bien plus divers de la société qu’ils ne l’étaient lorsque l’épidémie a commencé, mais il faut encore encourager la participation à ces essais de personnes appartenant à divers groupes minoritaires. Aussi bien dans les essais portant sur la prévention que dans les essais cliniques de traitements, les minorités représentent seulement 30 % des participants, bien que les minorités constituent plus de 65 % des nouveaux cas d’infection par le VIH/sida. En phase trois du seul essai clinique de vaccin contre le VIH jamais conduit jusqu’ici aux Etats-Unis, moins de 10 % des participants étaient des Afro-Américains.
Il est tout aussi important d’avoir des chercheurs afro-américains impliqués dans la mise au point d’un vaccin et d’un remède qui guérit que d’avoir des Afro-Américains se porter volontaires pour participer à des essais cliniques. Tout simplement, si l’on veut juguler la pandémie de séropositivité par le VIH parmi les Afro-Américains, les Afro-Américains doivent continuer à être un élément de la solution en tant que cliniciens, conseillers en matière de prévention, défenseurs des traitements, chercheurs et volontaires pour des essais cliniques de vaccins thérapeutiques et de vaccins visant la prévention du VIH.
Chaque Journée nationale de sensibilisation des Afro-Américains au VIH/sida est une occasion d’éduquer nos communautés à propos des progrès enregistrés dans le domaine de la prévention, des soins, des traitements, et de la nécessité d’avoir un vaccin. Ces efforts ne doivent cependant pas se limiter à cette seule journée. A ceux qui participent déjà au combat visant à mettre fin à la pandémie de sida, je dirais : Soyez fiers de vous et partagez avec d’autres les informations concernant le travail que vous faites. Les personnes qui sont un exemple pour d’autres représentent une source importante d’éducation et d’espoir.
Cette journée n’est pas seulement un jour pour se souvenir du passé, mais aussi un jour pour redonner vigueur à notre passion lorsqu’il s’agit de sauver des vies et de renforcer notre détermination à trouver des solutions par le truchement de la recherche.
Le docteur Anthony Fauci est directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses, qui dépend de l’Institut national de la santé (NIH), un organe du ministère de la santé et des services sociaux.
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Déclaration du docteur Anthony Fauci, directeur de l’Institut national des allergies et maladies infectieuses, à l’occasion de la Journée nationale de sensibilisation des Afro-Américains au VIH/sida, le 7 février 2004
A votre avis, qui seraient les plus déçus des 3 si l’on trouvait le vaccin anti-sida :
Les associations qui seraient obligées de mettre la clé sous la porte ?
Les laboratoires ?
Les praticiens hospitaliers ?
Ou les trois à la fois ?