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Aide médicale d’État (AME)
Nouvelles protestations d’associations contre la réforme de l’AME
4 décembre 2003 (AFP)
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PARIS, 3 décembre (AFP) - Huit associations, dont Act Up Paris, France Libertés et le Planning familial, ont rejoint Médecins du Monde (MDM) pour dénoncer le projet de réforme de l’Aide médicale d’Etat (AME), qui doit être débattue cette semaine à l’Assemblée nationale.
Dans un communiqué, huit associations dénoncent trois "mesures inquiétantes" : l’instauration d’un délai de résidence continue de trois mois pour l’obtention de l’AME, la suppression de la procédure d’admission immédiate, et la prise en charge hospitalière des seuls soins urgents pour les non-bénéficiaires de l’AME.
Elles affirment en outre que "le gouvernement prépare un décret pour l’instauration d’un ticket-modérateur (suspendu en décembre 2002) qui mettrait fin à l’accès gratuit aux soins pour les bénéficiaires de l’AME".
Les associations estiment qu’il faut "préserver l’AME au nom des principes d’égalité et d’accès aux soins pour tous définis dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme défendus, en d’autres lieux, si ardemment par la France...."
Les autres signataires sont Agir Ici, le Centre de recherche et d’information pour le développement (CRID), le Groupe de recherche et de réalisation en développement rural (GRDR, qui intervient au Mali, au Sénégal et en Mauritanie), et une association internationale d’experts (AITEC).
Mise en place en 2000 et accordée sous conditions de ressources (moins de 562 euros par mois), l’AME permet à quelque 180.000 personnes - essentiellement des étrangers sans titre de séjour - d’être soignés gratuitement.