Accueil du site > Revue de presse >
Début d’essai clinique d’un vaccin contre le virus d’Ebola
19 novembre 2003 (AFP)
Réagir à cet article | Recommander cet article | Votez pour cet article
WASHINGTON, 18 novembre 2003 (AFP) - Le premier essai clinique d’un vaccin destiné à prévenir l’infection par la fièvre hémorragique d’Ebola a débuté mardi aux Etats-Unis, ont annoncé les Instituts nationaux de la santé (NIH) américains.
Ce candidat vaccin, qui ne contient aucun élément infectieux du virus d’Ebola, a été administré a une première personne, au centre clinique du NIH à Bethesda (Maryland), dans la banlieue de Washington.
Vingt-sept volontaires âgés de 18 à 44 ans, participeront à cet essai, dont six recevront un placebo et 21 le vaccin à l’essai. Ces derniers recevront trois injections réparties sur deux mois et seront suivis pendant un an.
Le vaccin est basé sur les résultats d’un essai mené il y a trois ans sur les singes, qui avait permis leur immunisation complète, selon les résultats rapportés par le Dr Gary Nabel et son équipe du Centre de recherche sur les vaccins (VCR) au sein de l’Institut national d’étude des allergies et maladies infectieuses (NIAID).
"Cet essai démontre la capacité du VCR à passer rapidement de la recherche fondamentale à des produits tangibles", a estimé le Dr Anthony Fauci, qui dirige les NIAID, une branche des NIH.
Cet essai portant sur un candidat de la catégorie des vaccins ADN est comparable à d’autres essais cliniques sur des vaccins prometteurs contre le sida, la grippe, le paludisme ou les hépatites.
Onze personnes sont récemment décédées dans le nord-ouest de la RDCongo des suites du virus et 105 personnes en contact avec les victimes sont encore sous surveillance, selon l’Organisation mondiale de la santé.
Les épidémies d’Ebola tuent jusqu’à 90% des personnes infectées. Aucun traitement n’est disponible contre cette maladie très contagieuse.
L’OMS confirme l’épidémie d’Ebola au Congo
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé mardi que les onze personnes décédées récemment dans le nord-ouest du Congo avaient bien été victimes du virus de la fièvre hémorragique d’Ebola et que 105 personnes qui avaient été en contact avec elles étaient sous surveillance.
"Le diagnostic pour Ebola a été confirmé", a déclaré lors d’un point de presse une porte-parole de l’OMS, Fadéla Chaïb.
Deux autres cas suspects étaient apparus dans la région de Mbomo, à 800 km au nord-ouest de Brazzaville, mais les analyses ont montré qu’elle n’avaient pas été contaminées par le virus, a-t-elle ajouté.
"Sur les 11 cas, il n’y a aucun survivant, il y a 100 pour cent de mortalité", a souligné Mme Chaïb, précisant que dix des onze morts étaient des chasseurs.
Aucun des 105 patients sous surveillance n’a montré de signes de la maladie jusqu’à maintenant, a-t-elle précisé.
Cette épidémie de la fièvre d’Ebola, maladie incurable, se propage apparemment par contact avec des animaux infectés dans la forêt tropicale.
Selon les autorités congolaises, l’épidémie a commencé dans le village de Mbanza, à 15 km de Mbomo, où une famille avait consommé la viande d’un sanglier trouvé mort en forêt.
En 2002, cette même région dite de la Cuvette Ouest avait été mise en quarantaine du fait d’une épidémie d’Ebola qui avait fait plus de 100 morts. L’épidémie s’était propagée aux humains après que des familles entières eurent mangé de la viande de gorilles trouvés morts en forêt.
Le ministre congolais de la Santé Alain Moka avait déclaré samedi que les autorités avaient "installé un cordon sanitaire autour de Mbomo et limité les déplacements des populations".