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Émission du 2 mars 2010 (n° 443)
Revue de presse : Daniel Bensaïd coupable d’être mort, Nadja Benaïssa coupable d’être vivante, le vaccin contre le sida à crédit... ?
24 février 2010 (survivreausida.net)
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Honte de la persistence ou persistence de la honte ? Quand Act Up s’en prend aux morts...
Jérôme Martin, militant de longue date d’Act Up-Paris, s’indigne, lorsqu’à la mort du philosophe de gauche, Daniel Bensaid, on le dit « mort d’une longue maladie ». Son association a ainsi publié un communiqué d’une ligne : « Daniel Bensaïd est mort du sida ». Martin explique : « Il ne s’agit pas d’utiliser la mort de quelqu’un. Mais des gens meurent tous les jours, en Europe aussi. On oublie que le virus fragilise, il entraîne des complications, les traitements ont des effets secondaires. Derrière tout ça, il y a le sida quand même. Alors qu’on est en 2010, on régresse, on assiste à un retour à la honte pour les victimes du sida. On ne peut pas laisser croire que le sida ne tue pas ». Reste à voir si c’est en s’en prenant à ceux qui en sont déjà morts qu’on pourra mettre fin au silence. Silence = Mort, clamait le vieux slogan d’Act Up. Et, en effet, les morts ne peuvent pas, eux, répondre à Jérôme Martin... (Têtu, 18 janvier 2010)
Le non-dit persiste !
Une star allémanique de la chanson a été mise en examen pour « lésions corporelles dangereuses ». Membre du groupe No Angels, Nadja Benaissa, aurait eu des rapports non protégés sans informer ses partenaires de sa seropositivité. Le jugement n’est pas encore prononcé, mais elle risque une peine de six mois à un an. Ses partenaires, eux, n’auraient-ils jamais entendu parler du sida ou de la capote... ? (Les Inrockuptibles, 12 février 2010)
Le combat continue !
22 Février 2010, un nouvel obstacle est annoncé sur RTL Info. Selon le directeur de l’Agence nationale de recherche contre le sida, Jean-François Delfraissy, la suite du travail de l’agence serait compromise par un manque de moyens financiers. Pour sortir de cette situation, il compte faire appel au Grand Emprunt que prépare le gouvernement. C’est depuis San Francisco, à l’occasion de la 17ème Conférence sur les retrovirus et les infections opportunistes, que Jean-François Delfraissy a exposé ce problème financier. (RTL Info, 22 février 2010)
Alissa Doubrovitskaïa