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Émission du 26 janvier 2010 (n° 438) | Bruno Spire | Gilles Pialoux | Roselyne Bachelot | Willy Rozenbaum
Revue de presse VIH/SIDA du 25 janvier 2010 : Suppressions de postes dans les hôpitaux, un sexe en balade pour faire de la prévention
28 janvier 2010 (survivreausida.net)
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Un sexe qui se promène pour faire de la prévention
Le 20 janvier 2010
C’est l’histoire d’un pénis qui déprime parce qu’aucun sexe de femme ne veut avoir des relations sexuelles avec lui. Cette histoire, elle est racontée dans le nouveau clip de prévention de AIDES. Elle se passe dans des toilettes publiques où les murs sont recouverts de graffitis d’un sexe d’homme et de plusieurs vagins. Le pénis marche à la recherche d’un vagin pour faire l’amour. Mais pas de chance pour lui, tous les vagins le rejettent. Heureusement pour le petit pénis, une charmante demoiselle lui dessine un préservatif. Et là ça change tout, les sexes de femmes lui sautent dessus pour avoir chacune leur tour un rapport sexuel avec lui. Oui, vous avez bien compris, ça se transforme en partouze ! Donc en clair le message c’est : pas de préservatif, pas de rapport sexuel mais mettre un préservatif permet d’enchaîner plusieurs relations sexuelles à la suite ! Mais non, bien sûr que non ! Beaucoup savent qu’un préservatif s’utilise qu’une seule fois même si on ne change pas de partenaire. Malheureusement, beaucoup de jeunes qui ne connaissent rien à la sexualité et qui ne savent pas ce qu’est une maladie sexuellement transmissible peuvent l’interpréter de cette façon. AIDES a voulu faire de la prévention en faisant de l’humour. Est-ce que vous trouvez ce clip de prévention drôle ?
Plus de 3000 suppressions de postes dans les hôpitaux
Le 23 janvier 2010
Étonnement, colère, incompréhension : c’est ce qu’ont ressentit les médecins quand le directeur de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, Benoît Leclercq à annoncer son plan d’économie dans le Parisien Le but de ce plan,« réduire de quelques sites le nombre de nos hôpitaux (...) la population trouvera une offre complète et centralisée ». Pour cela il faut « supprimer entre 3000 et 4000 postes (...) la moitié concernera les soignants et les médecins ». En clair, avec moins de personnel et moins d’hôpitaux, Benoit Leclercq pense pouvoir apporter des améliorations dans le système de santé. Est-il utopique ? Pas totalement puisqu’il affirme que « grâce aux 450 millions d’euros que nous investirons chaque année pendant cinq ans, cette modernisation se traduira le plus souvent par une meilleure organisation de la prise en charge ». Ah« le plus souvent », ce qui veut dire : pas tout le temps. C’est rassurant, surtout qu’il ne dit pas ce qu’il se passera si « cette modernisation » n’apporte pas« une meilleure organisation ». « C’est incroyable » lance le professeur Willy Rozenbaum dans Libération. Médecin à l’hôpital Saint-Louis dans le service des maladies infectieuses et tropical , il n’est pas totalement contre l’idée la concentration des hôpitaux :« Evidemment que l’on peut imaginer des regroupements, mais tout cela se fait sans concertation, et surtout sans aucune cohérence sur les filières de soins. Aucun d’entre nous n’y a été associé ». Gilles Pialoux, médecin à l’hôpital Tenon, lui aussi dans le service des maladies infectieuses et tropicales a réagit suite à l’annonce de la possible fermeture de l’hôpital Tenon dans le même quotidien :« Regrouper les services de maladies infectieuses pourquoi pas mais avant même que le projet médical ne soit formalisé, certains en sont à se répartir le personnel et les lieux. Comment voulez vous motiver les équipes ? ». Une question à laquelle Benoit Leclercq n’a pas encore répondu officiellement.
Par Sandra Jean-Pierre