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Charge virale indétectable
Déclaration de l’OMS et de l’Onusida : Thérapie antirétrovirale et transmission sexuelle du VIH
1er février 2008 (ONUSIDA)
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Genève, 1er février 2008 – Suite à la publication récente d’un article sur le traitement antirétroviral et la transmission sexuelle du VIH dans le Bulletin des médecins suisses, l’ONUSIDA et l’OMS réitèrent l’importance d’une approche globale à la prévention du VIH, y compris le port correct et constant du préservatif.
L’article, publié par La Commission fédérale suisse pour les problèmes liés au Sida, déclare que les personnes séropositives ne risquent pas de transmettre le VIH à un(e) partenaire séronégatif/séronégative dans les conditions suivantes : le/la partenaire séropositif/séropositive doit avoir un taux indétectable du VIH dans son sang pendant 6 mois au moins ; il/elle doit observer une adhérence stricte à son régime antirétroviral et il/elle ne doit avoir aucune autre infection sexuellement transmissible. Dans l’article, la Commission déclare que bien que les preuves médicales et biologiques existantes n’excluent pas la possibilité de la transmission du VIH, elle pense qu’il y a malgré tout suffisamment d’informations pour corroborer cette déclaration.
Pour prévenir la transmission du VIH, l’ONUSIDA et l’OMS recommandent fortement un ensemble global d’approches de prévention du VIH, y compris le port correct et constant du préservatif.
Les personnes vivant avec le VIH qui suivent un régime de thérapie antirétrovirale efficace peuvent avoir des charges virales indétectables (le volume du virus dans un liquide corporel tel que le sang, le sperme ou les secrétions vaginales) à certains stades de leur traitement. La recherche suggère que lorsque la charge virale est indétectable dans le sang, le risque de transmission du VIH est fortement réduit. Néanmoins, il n’a pas été prouvé que cela élimine totalement le risque de transmission du virus.
Une recherche plus approfondie est nécessaire pour déterminer le degré auquel la charge virale dans le sang prédit le risque de transmission du VIH et pour déterminer l’association entre la charge virale dans le sang et la charge virale dans le sperme et la sécrétion vaginale. La recherche a également besoin d’examiner d’autres facteurs associés qui contribuent à la transmission du VIH, notamment la co-morbidité avec d’autres maladies sexuellement transmissibles. L’ONUSIDA et l’OMS continueront à suivre la science de la transmission du VIH et les effets du traitement antirétroviral sur la transmission du VIH.
L’ONUSIDA et l’OMS soulignent l’importance de méthodes efficaces et avérées de prévention du VIH pour toutes les personnes, indépendamment de leur statut sérologique. En 2005, l’ONUSIDA a publié un document de déclaration de principe sur la prévention du VIH pour fournir une orientation de politique sur l’intensification des efforts de prévention du VIH.
Un ensemble global de prévention du VIH comprend, mais sans y être limité, le report du début des activités sexuelles, la fidélité mutuelle, la réduction du nombre de partenaires sexuels, le fait d’éviter la pénétration, le sexe à moindre risque, y compris le port correct et constant du préservatif masculin et du préservatif féminin ainsi qu’un traitement précoce et efficace des infections sexuellement transmissibles.
Documents joints
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| Thérapie antirétrovirale et transmission sexuelle du VIH (PDF, 52.3 ko) |