Accueil du site > Revue de presse >
François Fillon | Protection sociale
La franchise médicale dès l’automne, selon Fillon
6 juillet 2007 (TF1)
1 Message | Réagir à cet article | Recommander cet article | Votez pour cet article
Voir en ligne : La franchise médicale dès l’automne, selon Fillon
François Fillon a déclaré mercredi soir que la nouvelle franchise de soins serait applicable à l’automne 2007 ou début 2008.
"La franchise à laquelle nous sommes en train de travailler sera sans sans doute une franchise liée aux revenus", a-t-il précisé.
François Fillon a déclaré mercredi soir que la nouvelle franchise de soins que le gouvernement compte mettre en oeuvre serait applicable à l’automne 2007 ou début 2008, lors d’un "chat" vidéo sur internet depuis Matignon. "Il y a une mission qui va être confiée à deux experts reconnus dans le domaine pour que nous puissions prendre une décision au début de l’automne, pour une application dans le courant de l’automne ou au début de l’année prochaine", a dit le Premier ministre.
"La franchise à laquelle nous sommes en train de travailler sera sans doute -c’est un sujet qui ne sera traité qu’à l’automne- une franchise liée aux revenus", a-t-il précisé en réponse à plusieurs questions d’internautes sur le site de Matignon www.premier-ministre.gouv.fr.
"Bouclier sanitaire"
Pour lutter contre la dérive des comptes de la Sécurité sociale, François Fillon a évoqué mardi, lors de sa déclaration de politique générale, la piste d’une "franchise fractionnée avec un plafond annuel par personne" comme "une solution possible pour 2008". Il avait alors indiqué qu’elle pourrait être assortie d’un "bouclier sanitaire", proposé par le Haut-commissaire Martin Hirsch et qui permettrait de "plafonner ce que paie chacun pour sa santé en fonction de son revenu".
Sur BFM TV/RMC Info mercredi matin, il a précisé que cette nouvelle franchise de soins correspondrait à des sommes "pas très élevées", évoquant notamment une part payée par les assurés sociaux de "50 centimes d’euros par boîte de médicaments".
Médicaments génériques : la France se rapproche de ses voisins européens
La France, qui a longtemps accusé un retard dans l’utilisation de médicaments génériques par rapport à ses voisins européens, est en passe de le combler avec un "taux de pénétration" de 74,5%, en hausse de 4,5 points par rapport à 2006, a annoncé jeudi l’assurance maladie. L’assurance maladie relève toutefois une "certaine hétérogénéité" entre les régions : les Pyrénées Orientales (86,3%), l’Isère (85,2%), le Var (84,4%) ou encore le Rhône (82,7%) font figure de bons élèves, tandis que la Moselle (68,2%), le Bas-Rhin (68,9%) ou la Seine-Saint-Denis (68,4%) et Paris (68,7%) sont en queue de classement.
Forum de discussion: 1 Message
-
La franchise médicale dès l’automne, selon Fillon
Franchises plafonnées : impossible pour la Sécu
La Sécu n’est pas en mesure aujourd’hui de plafonner les franchises médicales en fonction du revenu des assurés sociaux Pour le faire, il faudrait que le système informatique de l’assurance maladie dispose de données précises sur les ressources des ménages, ce qui n’est pas le cas actuellement, indique le directeur de la CNAM.
Le gouvernement envisageait de lier son projet de franchise, pas très populaire, au niveau de revenu
"Nous sommes prêts, techniquement, à appliquer dès le début de l’année les franchises prévues par le gouvernement, si leur plafonnement n’est pas lié au revenu des assurés", déclare le directeur de la Caisse nationale d’assurance maladie Frédéric van Roekeghem dans une interview au Figaro économique jeudi.
Le franchise que le gouvernement veut appliquer "dans le courant de l’automne ou au début de l’année prochaine" ne pourrait donc pas tenir compte des revenus des patients.
Le Premier ministre François Fillon avait pourtant déclaré début juillet : "La franchise à laquelle nous sommes en train de travailler sera sans doute -c’est un sujet qui ne sera traité qu’à l’automne- une franchise liée aux revenus".
Le gouvernement envisageait aussi une sorte de "bouclier sanitaire", qui permettrait de "plafonner ce que paie chacun pour sa santé en fonction de son revenu", selon le Haut-commissaire Martin Hirsch.
Dès le 7 juin, Jean de Kervasdoué, ancien Directeur des Hôpitaux, avait souligné dans une tribune au Monde que "le système informatique de l’assurance maladie n’était pas capable de tenir compte du revenu d’un ménage".
Il avait cité l’exemple d’un couple composé d’un travailleur indépendant et d’une salariée, "qui ne sont pas gérés par les mêmes caisses", dont il faudrait alors "reconstruire les programmes informatiques" pour croiser leurs informations.
L’assurance maladie n’y résisterait pas, a moins "d’attendre au moins deux ans et d’investir 500 millions d’euros", écrivait-il.