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Inscription à la nomenclature de la détection du VIH-1 dans le sperme lors d’une assistance médicale à la procréation (AMP)

12 janvier 2007 (Reuters-APM)

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PARIS, 12 janvier 2007 (APM) - La Haute autorité de santé (HAS) propose d’inscrire à la nomenclature des actes de biologie médicale le dépistage du VIH-1 lors d’une assistance médicale à la procréation (AMP) chez les couples dont l’homme est séropositif, ouvrant ainsi la voie à une prise en charge par l’assurance maladie, selon un avis daté de juillet 2006 et rendu public vendredi.

Un arrêté du 10 mai 2001 prévoit que tout couple à risque viral, notamment ceux dans lesquels l’un des partenaires est infecté par le VIH, peut avoir accès à l’AMP afin d’éviter une contamination, rappelle-t-on.

Ce texte stipule que la charge virale ARN doit être mesurée avant tout traitement du sperme, les couples ne pouvant bénéficier de l’AMP si elle est supérieure à 10.000 copies/ml.

Dans les cas contraires, le sperme est traité par gradient de densité puis migration ascendante, la fraction finale (enrichie en spermatozoïdes) étant testée pour sa teneur en ARN ou en ADN proviral, rappelle-t-on. Seules les mesures négatives lors de ce second test donnent droit à bénéficier de l’AMP.

Or, ainsi que le rappelle la HAS dans son avis, l’acte de "détection qualitative et quantitative de l’ARN VIH-1 et VIH-2 dans le plasma séminal et/ou la fraction finale des spermatozoïdes" n’est toujours pas inscrit à la nomenclature française.

Reprenant les conclusions du groupe de travail, le document indique qu’il correspond à un service attendu "suffisant", avec une amélioration du service attendu "importante" (ASA de niveau II), mais propose une révision de l’arrêté du 10 mai 2001, actuellement en cours.

Le groupe a ainsi estimé que la seconde mesure -celle sur la dernière fraction- ne devient nécessaire que lorsque la mesure s’est avérée positive lors de la première effectuée avant traitement, qui doit en revanche être "systématiquement réalisée".

Quant à la détection de l’ARN du VIH-2, souche qui n’affecte qu’un demi-millier de personnes en France, la HAS se montre plus prudente, estimant que le manque de connaissances, le petit nombre de patients et l’absence de techniques spécifiques auraient suffi à conclure à un service attendu "insuffisant".

Considérant toutefois que sa détection n’est pas "fondamentalement différente" de celle du VIH-1 et qu’il ne serait pas éthique de discriminer les personnes selon la souche, elle préfère toutefois considérer que le service attendu est "non déterminé".

Le groupe de travail s’est pas ailleurs prononcé pour que la détection du VIH-2 demeure du domaine de la recherche publique, éludant ainsi la question de la prise en charge par l’assurance maladie, note-t-on.

Quant à l’acte de "détection qualitative de l’ADN proviral du VIH-1 et du VIH 2 dans la fraction finale des spermatozoïdes", il correspond à un service attendu "insuffisant", compte tenu entre autres "de l’absence de preuve scientifique de l’infection des spermatozoïdes par le VIH".

L’acte de détection de l’ARN VHC jugé insuffisant

Dans un autre avis paru vendredi, la HAS considère que l’acte de détection de l’ARN du virus de l’hépatite C (VHC) dans le sperme correspond quant à lui à un service attendu "insuffisant", ne jugeant pas nécessaire de l’inscrire à la nomenclature.

"A ce jour, le risque de transmission hétérosexuelle du VHC par le sperme au sein d’un couple stable est infime", explique la HAS, qui rappelle qu’aucun cas de transmission lors d’une procédure d’AMP n’a jamais été décrit.

L’autorité délivre le même verdict d’insuffisance du service attendu à l’analyse informatisée de la cinétique des spermatozoïdes (test CASA), moyen d’étude de l’infertilité masculine lors d’une AMP, dont elle juge l’intérêt diagnostique "mineur".

Selon un document de l’Agence de la biomédecine, 20 centres français proposeraient l’AMP à des couples à risque viral (VIH, VHC, virus de l’hépatite B), dont seulement 10 au VIH (cf dépêche APM RLJG5001).

(Avis et synthèses disponibles sur le site de la HAS www.has-sante.fr, espace institutionnels, rubrique avis sur les actes)


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