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Hépatite C (VHC)
Dépister pour traiter : 2ème Journée national des hépatites
14 janvier 2007 (Quotidien du Médecin)
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Dépister pour traiter
Organisée pour la deuxième année consécutive, la Journée nationale Hépatites réunira, le 20 janvier, tous les professionnels de santé impliqués dans la prise en charge des patients porteurs chroniques du VHB ou du VHC, mais aussi les associations de malades et les chercheurs. Une grande mobilisation, relayée dans 42 villes, pour améliorer le dépistage et offrir à tous les malades qui en ont besoin un traitement adapté.
« ON ESTIME que de 600000 à 700000personnes sont contaminées par le virus de l’hépatiteB ouC », rappelle le Pr Jean-Pierre Zarski, président de la Fédération des pôles et réseaux hépatites (Fprh), qui organise cette journée avec l’Association française pour l’étude du foie (Afef), les associations de malades, représentées par SOS- Hépatites et l’Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites virales (Anrs).
L’hépatite C touche 4 000-5 000 nouveaux patients par an et est responsable de 4 000 décès. « Or nous disposons actuellement de traitements efficaces qui assurent la guérison pour plus de la moitié des malades et même, dans certains cas, 90% d’entre eux », souligne le spécialiste. L’hépatite B, quant à elle, touche quelque 300 000 personnes, avec 500 nouveaux cas par an et 1 000 à 1 500 décès. Les deux tiers des patients sont stabilisés grâce aux quatre molécules aujourd’hui à notre disposition. Il est donc urgent de dépister le maximum de patients pour leur offrir ces possibilités thérapeutiques. C’est le principal objectif de cette deuxième journée nationale, qui vise à la fois à informer le public et à mobiliser le corps médical et les professionnels de santé en général.
La Journée Hépatites sera également l’occasion de prendre connaissance des avancées thérapeutiques récentes et des progrès attendus dans les prochaines années. En effet, la recherche fondamentale et clinique est très active dans le domaine des hépatites, grâce notamment à la forte implication de l’Anrs, en charge non seulement du sida, mais aussi des hépatites virales. Parmi les progrès thérapeutiques récents, il y a bien sûr le nouvel antiviral anti-VHB spécifique, l’entecavir, mais aussi l’amélioration des protocoles et la meilleure gestion des effets secondaires. Ainsi, l’administration d’érythropoïétine chez certains patients atteints d’hépatite chronique C, en corrigeant l’anémie hémolytique induite par la toxicité périphérique directe de la ribavirine, permet de maintenir une posologie optimale pour assurer les meilleures chances de réponse virologique prolongée.
On parlera aussi des tests non invasifs pour évaluer la fibrose hépatique, Fibroscan et Fibrotest, dont la prise en charge par l’assurance-maladie est attendue prochainement. « Ces méthodes non invasives constituent un progrès certain pour l’évaluation initiale de l’atteinte hépatique, comme pour la surveillance des patients, à condition d’être prescrites et interprétées par un praticien expérimenté », précise le Pr Zarski. A condition aussi de les considérer comme des outils qui ne s’opposent pas à la biopsie mais la complètent et peuvent, dans certaines circonstances, la remplacer.
L’importance de l’éducation thérapeutique. Des progrès diagnostiques et thérapeutiques donc, mais, pour que le patient ait toutes les chances d’obtenir l’élimination du virus ou la stabilisation de sa maladie, il doit suivre son traitement. Or il ne ressent pas ou peu de symptômes, les effets secondaires sont parfois mal supportés et le traitement est long, de 24 à 48 semaines pour le VHC, des années dans certains cas pour le VHB. L’éducation thérapeutique est donc particulièrement importante et le rôle de soutien des associations de malades essentiel. Mais, comme le rappelle le président de l’association SOS- Hépatites Fédération, Michel Bonjour, le généraliste a un « vrai rôle » à jouer, non seulement dans le dépistage, mais aussi dans la prise en charge des patients. « C’est d’ailleurs le discours que tient la Haute Autorité de santé (HAS) en insistant sur l’importance de mettre le généraliste au coeur du parcours de soins coordonnés. Dans ce contexte, il doit jouer un rôle d’interface entre le patient et le spécialiste. Il est là, notamment, pour gérer les effets secondaires des traitements et participer à l’éducation thérapeutique, fondamentale dans une pathologie chronique », poursuit Michel Bonjour, en ajoutant que son association a le projet de rédiger une brochure, destinée aux généralistes. Avec ce titre : « Docteur, nous avons besoin de vous. »
Dr MARINE JORAS
La Journée nationale Hépatites est organisée par la Fprh, l’Afef, SOS-Hépatites et l’Anrs, avec le soutien des Laboratoires Roche, Bristol-Myers Squibb, Schering-Plough, Gilead et de l’Anrs.
Les rendez-vous dans votre région
Des tables rondes seront organisées par les 42 pôles de référence hépatites, les réseaux ville-hôpital et les cliniciens chercheurs. De 10 heures à 12 heures, elles accueilleront les malades et leur famille pour faire le point sur la prise en charge, les nouveaux traitements et la recherche en cours. De 14 heures à 17 heures, des rencontres permettront de sensibiliser le public à la maladie et à ses conséquences sur le foie, en insistant sur le dépistage.
Des livrets d’information seront distribués sur place par les associations.
Renseignements : tél. 0800.00.43.72, www.hepatites-info.com.
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Dépister pour traiter : 2ème Journée national des hépatites
il est bien temps de se soucier des malades de l’hépatite C, la plupart contaminés à l’hopital lors d’une transfusion sanguine. ces meme patients qui payent de leur poche le fibrotest afin de s’éviter une douloureuse ponction hépatique. ces memes patients convoqués systématiquement a la sécu pour des arrets maladie trop répétitifs et qui s’entendent dire qu’il faut s’estimer heureux de ne pas, en plus avoir eu le sida. ces arrets maladies qui me coutent tellement en scrupule mais aussi en argent, vu le pauvre tarif de l’indemnité journaliere. Le gouvernement canadien vient d’indemniser de maniere systematique et sans attendre un long et couteux procès les victimes. il a débloqué pour cela un budget de 1 milliard de dollar. ce n’est pas une "fleur", un "privilège". c’est un du. moi je ne passe pas une journée sans penser a ce virus qui est en moi, ni une journée sans pleurer en pensant a ma maman, sous traitement interféron avec des effets secondaires dévastateurs. ce pays me dégoute, ses élites me font gerber et si j’avais garetta, dufoix (la si bien nommée) et fabius sous la main.............je tournerais le dos sans un mot. parce que la seule chose que jamais je ne perdrai c’est ma dignité.
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Dépister pour traiter : 2ème Journée national des hépatites
Je comprends l’attitude de cette femme car j’éprouve les mêmes sentiments. J’ai de la haine quand je vois le mépris, le manque de courtoise, le manque d’humanité de certains médecins.
Je ne parle pas de ces vrais médecins qui sont auprès des malades à les aider, à les soigner, à les écouter, à essayer de les sauver.Ils existent !
Je parle de ces menteurs qui n’osent pas dire la vérité aux victimes (dossiers incomplets car documents compromettants disparus et ce par peur de quoi car à cette époque ils ne connaissaient pas ce virus, recherches infructueuses car jamais entreprises, mensonges en refusant de faire la lumière sur la contamination et de ce fait de refuser l’aide aux autres patients condamnés.
J’ai donné mon sang plus de 30 fois et à cette époque j’étais contaminée sans le savoir.
Les enfants que j’ai contaminés ont à cette heure une trentaine d’années et s’ils sont comme moi ils sont TRES MAL !Ma famille est cassée ; ma vie de femme, de mère, d’épouse est foutue ; l’existence de mes enfants, de mon mari, de ma famille ... est cassée.
Tout cela pour une transfusion sanguine qu’ils refusent de reconnaître en ne donnant pas les documents nécessaires à sa reconnaissance, Tout cela en faisant croire au patient qu’en 1991 elle n’était pas contaminée alors que les tests de dépistage de deuxième génération étaient en application au deuxième semestre 1991 mais pas au premier semestre 1991, et que les premiers tests manquaient de sensibilité... Les freins à ce dépistage ont été nombreux (coût, concurrence...)
Je me suis renseignée auprès d’associations, de médecins... et les faux négatifs existaient.
Pourquoi tant de mépris ? ils attendent que sans connaissance de leur état les gens disparaissent et ne créent aucune vague ? mais en même temps ils véhiculent la mort !
Qu’ils soient maudits et que le mal qu’ils font aux autres leur revienne en pleine figure ; tout se paye un jour d’une façon où d’une autre et moi j’attends ce jour où ce nouveau scandale éclatera mais à quel prix !
Il y a des choses inévitables mais cette attitude est répréhensive et condamnable.Il s’agit de non assistance à personne en danger. Est-ce cela le serment d’Hippocrate ? ne serait-ce pas plutôt celui d’Hippocrite ?
Je comprends d’autant plus cette femme que mes enfants vivent la même chose.
Je ne peux même pas lui demander d’espérer car moi je n’ai même plus cela.
Quant à certaines associations quelle honte ! encaisser OK mais aide nulle. Les fripouilles savent se retrouver et s’unir sur le dos de la misère humaine.
Signé : une femme qui se bat depuis 30 ans contre une maladie qui ne la concernait pas, à qui un médecin a demandé si elle avait peur de la mort et à qui elle a répondu qu’elle était déjà morte mais pas encore enterrée, et qui pourtant aimait et aime tant LA VIE (enfin ce qui lui reste mais dans quelles conditions !
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Dépister pour traiter : 2ème Journée national des hépatites