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Hakima Himmiche | Maroc
Les “révélations†? d’un groupe de séropositifs marocains : rude bataille pour « survivre normalement »
4 décembre 2006 (L’Opinion)
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Le 14 avril 2006 est née l’« Association Le Jour », initiative d’un groupe de porteurs du virus du Sida, la première du genre au Maroc.
« C’était un grand jour pour nous » lance avec beaucoup de fierté Jamal Khalid, le président de l’association, celui qui a porté ce projet à bout de bras pendant dix ans contre vents et marées. « Nous avons créé notre association et nous avons élu de manière très démocratique notre bureau dirigeant.
Outre les membres du bureau, notre association compte 201 séropositifs.
Nous allons enfin pouvoir parler nous même de notre problème. Nous en avons ma… de voir d’autres parler en notre nom. Ils prétendent nous aider, mais nous ne voyons rien. Ils prétendent parler en notre nom, mais ce ne sont pas nos propos qu’ils rapportent ».
Être séropositif est une calamité en soi. C’est l’enfer quand les congénères de l’espèce humaine viennent y mettre du leur. « Cela fait 18 ans que je suis séropositif, j’ai été infecté à l’étranger. Je n’ai commencé à prendre les médicaments qu’à partir de 1999. Quand j’ai appris que j’étais porteur du VIH, c’était l’hystérie. Je me disais que c’était fini, qu’il n’y avait plus de lendemain, que c’était la mort » se rappelle encore Jamal Khalid, la frayeur des débuts ayant laissé place à la détermination.
Couple atteint et bébé sain
« C’est après mon mariage et après avoir mis au monde mon enfant que j’ai appris que j’étais porteuse du virus du VIH. C’était le 3 mars 1999. Ma vie a été entièrement bouleversée depuis. Je menais une vie normale et du jour au lendemain, tout a été remis en question », raconte Ahlam (NDLR : les prénoms de cette enquête ont été inventés de manière à respecter l’anonymat à laquelle tiennent, pour des raisons évidentes, les personnes, toutes séropositives, interrogées). Ahlam dont le fils n’est pas infecté par le VIH et qui vit avec son mari, lui aussi séropositif, à Casablanca, dans un quartier populaire, pousse à l’admiration par son courage face à l’adversité. « C’est grâce à elle que j’ai pu tenir le coup alors qu’elle aurait pu m’abandonner » reconnaît Omar, 45 ans, l’époux par qui le malheur est arrivé. « J’ai vécu pendant 17 ans à l’étranger et quand je suis rentré au Maroc, je n’étais pas infecté par le VIH. Ce qui me permet de l’affirmer, c’est un petit évènement que j’ai vécu à l’étranger avant de rentrer. J’avais perdu mon permis de conduire et je voulais le reproduire le plus vite possible. Au cours des procédures, on m’a aimablement demandé de faire un don de sang, ce que j’ai fait. Les résultats des tests de dépistage étaient négatifs. C’était en 1998. En 1999, j’ai commencé à sentir mon corps s’affaiblir. Je dois d’abord vous avouez, devant ma femme, que je buvais de l’alcool et fréquentais des discothèques. Une fois, j’ai trompé ma femme et maintenant, nous en payons tous les deux le prix. J’ai été infecté et je suis allé dans une clinique privée ou je suis resté alité un certain temps. Puis on est venu me dire que les analyses ont révélé ma séropositivité et que je devais me rendre à l’hôpital Averroes, pavillon 23. En ce moment, j’étais en phase finale de la maladie (CD4 à 7), au bord de la mort ».
Fatima de Sidaction retrouvée à la maison de bienfaisance de Tit Mellil
Vous rappelez-vous de Fatima, la femme aveugle, qui est apparue sur scène la soirée de Sidaction 2005 et qui avait suscité tant de compassion et de sympathie auprès du public ? Nous l’avons retrouvée à la maison de bienfaisance de Tit Mellil, dans la province de Médiouna, banlieue de Casablanca. Et elle avait bien des choses à nous dire. Mais d’abord quand a-t-elle su qu’elle était infectée par le VIH ?
« Je vivais en France, ou j’ai obtenu un diplôme d’informatique en 1999.
J’avais auparavant obtenu deux diplômes de couture à Casablanca. Je suis venue une fois en vacances au Maroc, mais j’ai été obligée d’y rester de1992 à 1993. J’avais eu une méningite et j’ai été hospitalisée pendant 2 mois. Mes vieux parents traversaient une grave crise financière, je suis aussi divorcée et j’avais deux enfants à charge. Je n’avais pas les moyens pour nourrir mes parents et mes enfants. J’ai alors commencé à me prostituer. C’est en ce moment là que j’ai été infectée par le virus du Sida.
J’ai été hospitalisée et les analyses ont dévoilé mon mal.
J’ai souffert et je n’avais même pas de quoi payer mes analyses. Je ne l’ai dit à personne, ni à mes sœurs, ni à mes enfants.
Après une année de maladie, j’ai perdu la vue. J’ai mal répondu au traitement et par conséquent, j’ai perdu la vue ».
Atteint à l’âge de 20 ans, Hassan se confie après 6 années de séropositivité
Les récits sont différents pour exprimer un même malheur. « Je vivais avec une amie qui se prostituait. Moi je travaillais dans un salon. Quand elle a appris qu’elle était infectée, elle m’en a parlé. Je suis alors allé subir un test de dépistage à l’Association marocaine de lutte contre le Sida. C’était en décembre 2001. C’est ainsi que j’ai appris que je suis porteur du VIH. Je suis ensuite allé à l’hôpital Averroes, pavillon 23 ». Hassan, 26 ans, semble assez mal supporter sa situation, plus qu’il ne le laisse paraître. Il milite activement pour que les séropositifs soient mieux traités et fassent entendre leur voix, longtemps brimée. « Quand j’ai commencé à prendre les médicaments, personne ne m’a indiqué quels en étaient les effets secondaires. Il m’était devenu de plus en plus difficile de cacher ma maladie. ça se voyait sur moi. Je prenais un médicament le soir qui avait beaucoup d’effets indésirables. Il me donnait le vertige et j’avais des cauchemars la nuit en dormant. Le matin en me réveillant, j’avais encore le tournis et j’ai perdu tout appétit. J’ai pris peur et je suis parti à l’hôpital, accompagné par ma mère à qui je n’avais rien révélé sur ma séropositivité. A l’hôpital, c’est un membre de l’association (l’ALCS) qui lui a dévoilé mon secret, ne respectant nullement la confidentialité à laquelle ils sont astreints. En rentrant à la maison, ma mère était donc au courant de tout. Et c’est ma mère qui a tout appris à mon père et à mes frères. Après quoi, ils m’ont mis en quarantaine, tenu à l’écart dans une baraque sur le toit, le plat dans lequel je mangeais et le verre dans lequel je buvais étaient mis de côté, isolés de ceux du reste de la famille. J’ai très mal vécu cette situation. A la longue, je sentais que j’étouffais. J’ai donc fini par quitter la maison familiale pour habiter seul. Je n’en pouvais plus.
Pour finir, j’ai été aussi chassé de mon travail. Sincèrement, je vis dans des conditions terribles ».
Souffrance commune
Ahlam se rappelle aussi, l’amertume dans le regard, la réaction de rejet que la révélation de sa séropositivité a suscité. « Mon mari et moi étions tous les deux alités à l’hôpital. J’ai été reniée par ma famille et celle de mon mari. J’ai été privée de beaucoup de choses. J’avais l’habitude d’être entourée des miens et d’un seul coup, il y avait le vide autour de moi. Personne ne voulait plus manger avec nous à table, tout le monde avait peur de nous est nous évitait. C’était une véritable catastrophe qui nous est tombée sur la tête. Nous ne savions pas grand-chose de cette maladie dont nous étions porteurs. Omar de son côté invoque un choquant souvenir. « Une fois, j’ai été dans un bureau pour traiter une affaire me concernant. Après mon départ, ils ont essuyé la chaise sur laquelle j’étais assis ! ».
« Si nous avons appris, par la force des choses, ce qu’est cette maladie, la société continue de l’ignorer. Même des personnes dîtes éclairées peuvent se comporter à notre égard de manière blessante » explique Ahlam.
Mais ce n’est pas, bien sûr le plus grave. Le plus dure pour le couple a été comme pour Hassan, de trouver de quoi assumer le quotidien. « J’ai perdu mon travail et nous avons connu des jours très difficiles, n’ayant plus de quoi subvenir à nos besoins. Le véritable problème était les médicaments. A l’époque où moi et mon mari avions appris que nous étions séropositifs, les médicaments n’étaient pas accordés gratuitement. Il fallait payer, à l’époque, 3.500DH par personnes pour avoir droit à ces médicaments. Comme ni moi ni mon mari n’avions de travail, il nous était impossible de trouver les 7.000 DH nécessaires pour nous faire soigner. Pendant quelque 9 mois, nous avons beaucoup souffert et il m’arrivait de les prier à l’hôpital, de baiser la main du médecin, pour avoir les médicaments. Je me croyais déjà morte car je ne prenais pas de médicaments ». De bien mauvaises images qui resteront gravées à jamais dans la mémoire d’Ahlam, qui n’en était pas encore au bout de ses peines.
La prostituée du malheur : 20 à 25 « clients » par jour
Plus terrible encore, le témoignage de Kaoutar qui nous a laissé aussi désemparés que révoltés. « Il n’y a personne pour prendre en charge mes petits frères et sÅ“urs, depuis le décès de ma pauvre mère. C’est moi qui couvre leurs besoins. Quand je n’ai plus rien à leur donner, je vais vers les maisons closes, un peu partout au Maroc. J’y reste un certain temps pour rapporter de l’argent. Je me fais 20 à 25 « clients » par jour. Rares sont les « clients » qui veulent mettre le préservatif. Quand je leur demande de le mettre, ils refusent et si j’insiste, ils prennent peur et s’en vont. A l’époque, je ne savais pas que j’étais séropositive. Quand je l’ai appris, j’ai commencé de cesser d’y aller. Mais maintenant, quand je n’ai plus rien à manger, j’y retourne. Je sais très bien que je suis malade et contagieuse, mais quand je n’ai plus rien à manger, plus rien à donner à mes frères et sÅ“urs, plus de quoi payer le loyer, je n’ai pas d’autres choix. Je vous jure que j’ai connu des moments très difficiles. J’ai même mendié devant la porte de l’hôpital. Maintenant, je me fais 2 à 3 « clients » par jour ». Kaoutar, que nous avons pu rencontrer chez elle, dans les environs de Casablanca, grâce au concours de Hassan, nous a juré aussi qu’elle venait, depuis quelques jours, de trouver un travail de ménagère et qu’elle ne retournerait plus à la débauche…sauf si elle retombe dans le besoin !
« Quand je demande à l’assistante sociale juste de quoi payer les frais de transport pour aller me faire soigner et rentrer chez moi, elle me répond que je n’habite pas aussi loin que ça et que les seuls billets dont ils disposent sont destinés aux longues distances. Et quand je leur demande de m’aider à trouver un emploi pour pouvoir subvenir à mes besoins et ceux de ma famille, l’assistante sociale me répond qu’ils ne sont pas une agence pour l’emploi. Quelque fois elle me fait des promesses qu’elle ne tient jamais ».
Kaoutar fond tout à coup en larmes. Elle en avait gros sur le cÅ“ur. « Les gens dans la rue me fuient en disant de moi : « fiha Sida ». Mes frères n’arrivent plus à affronter les gens du regard. Ils me disent que je n’aurai pas dû me rendre à l’hôpital de la ville et que j’aurai dû aller me faire ausculter ailleurs. Parce que c’est dans ma propre ville que j’ai fait le test de dépistage. C’est quelqu’un à l’hôpital qui a diffusé la nouvelle. Quand je suis tombée malade, je suis passée de 72kg à 46kg. Ma maigreur n’a fait que confirmer la rumeur sur ma maladie. Maintenant, les gens font moins attention à moi, car j’ai repris un peu de poids. Je prends un sirop qui me fait grossir, même s’il m’a été déconseillé par mon médecin ».
Le soutien psychologique, une utopie
Même quand les choses semblent aller pour le mieux, d’autres difficultés surgissent, là ou on les attend le moins. « A partir de l’an 2000, l’accès aux soins est devenu gratuit. Nous étions, mon mari et moi, parmi les premiers à avoir pris ces médicaments gratuitement. La vie a enfin recommencé a devenir un tant soit peu normale. Seulement, dans notre situation, prendre les médicaments, c’est une bonne chose, mais ce n’est pas suffisant. Nous avons besoin d’un soutien psychologique. Un séropositif a besoin d’être appuyé pour réapprendre à vivre normalement, à s’intégrer en société », soutient Ahlam. Cet avis ne semble pas partagé par une experte de la question du Sida, le Pr. Hakima Himmich, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital Averroes et présidente de l’ALCS. A la question de l’Opinion pour savoir si les porteurs du VIH au Maroc bénéficiaient d’un quelconque soutien psychologique, le Pr. Himmich a répondu : « Toute personne vivant avec le VIH n’a pas besoin d’un suivi psychologique. Ont besoin d’un suivi psychologique ceux qui ont des problèmes à part le VIH. Est-ce que vous m’avez compris ? Leur problème psychologique ne vient pas du VIH. Je vais vous dire : au service, nous avons 800 personnes. Ils sont 5 ou 6 seulement à avoir un problème psychologique. Et ce sont ceux que vous avez vus » (il est question ici des membres fondateurs de l’Association Le Jour). Comme nous avons insisté sur cette question, rappelant à notre professeur que le soutien psychologique au séropositifs était chose courante dans bien des pays du monde, Mme Himmich a fini par admettre qu’« on aurait besoin d’un psychologue au sein du service. C’est vrai qu’en France, ils ont 3 ou 4 psychologues qui sont attachés au service. Mais chez nous, il n’y en a pas. Ecoutez, nous n’avons pas de psychologues attachés au service, mais tous les malades qui ont un problème sont pris en charge par le service de psychiatrie dirigé par le Pr Mousaoui »
Et comment se passe donc cette « prise en charge » des malades du Sida qui en ont vraiment besoin ? Le témoignage d’Ahlam : « Quand j’étais hospitalisée, un soir ma température a atteint 42° et ma tension artérielle se chiffrait à 22. On m’a raconté par la suite que j’avais eu une crise de nerf et que j’avais giflé un médecin. Toujours est-il que j’ai passé la nuit ligotée dans mon lit. Le lendemain matin, on m’a emmené chez un psychiatre. Là encore, ce dont je me rappelle, c’est que je me suis retrouvée face à ce psychiatre qui m’interrogeait devant ces étudiants qui m’entouraient. Ils me regardaient comme un oiseau rare pendant que le psychiatre me demandait si je savais de quelle maladie j’étais atteinte ! Ces étudiants, encore très jeunes, je pourrai les rencontrer dehors, en prenant le bus ou ailleurs. Ce psychiatre n’a pas du tout pris en considération le secret professionnel et m’a exposé devant ces étudiants comme un cobaye. Les médicaments qu’il m’a prescrit, j’ai cessé de les prendre quand ma sÅ“ur les a vus est m’a expliqué que l’on en donnait seulement aux aliénés ».
Jamal Khalid explique combien il est important de soutenir psychologiquement les porteurs du VIH. « Ce dont nous avons le plus besoin, c’est de soutien psychologique. Quand une personne apprend qu’elle est séropositive, elle n’a pas encore atteint forcément le stade de la maladie. Elle n’a donc pas encore besoin de médicaments. Mais son état nécessite, déjà , un soutien psychologique ».
Quand la question du soutien psychologique a été posée, Omar enrage en se rappelant la réaction des membres de l’ALCS. « Vous nous avez demandé tout à l’heure si nous bénéficions d’un quelconque soutien psychologique, rien de tout cela. C’est d’ailleurs l’une des raisons qui a motivé la création de notre association (Association le Jour) afin que nous, séropositifs, puissions au moins nous soutenir entre nous. Parce qu’à l’ALCS, c’est comme si l’on se rendait dans une ambassade étrangère pour demander un visa. Ils sont pressés de nous voir partir. Ils nous disent qu’ils ont mis à notre disposition une assistante sociale au sein même de l’hôpital et que si nous avions quelque chose à dire, c’est là bas qu’il fallait le faire. « Discuter vos problèmes avec elle et c’est elle qui viendra nous rendre compte ». Il n’y a ni soutien psychologique, ni soutien social, ni soutien matériel, ni soutien moral, ni quoi que ce soit d’ailleurs. J’ai travaillé à l’ALCS comme volontaire. J’ai reçu une formation de 10 jours et j’ai travaillé à la réception. Quand j’ai commencé à faire des propositions sur la manière de travailler et des actions à mener, je leur suis devenu insupportable. C’était mieux ainsi, puisque ça m’a motivé encore plus pour collaborer avec quatre autres séropositifs et mettre sur pied notre propre association ».
« Des bâtons dans les roues »
La création de cette association, que l’on peut qualifier de saut qualitatif dans la lutte contre le Sida au Maroc, ne semble pas du goût de tout le monde à en croire les séropositifs rencontrés. « Ces personnes, qui voyaient d’un mauvais Å“il la création de cette association, ne se sont pas gênées pour mettre des bâtons dans les roues de ceux qui se démenaient pour la mettre sur pied », accuse pour sa part Jamal Khalid. « Je suis rentré au Maroc en 1996. J’ai eu l’accord d’un professeur de l’hôpital Salpetrière à Paris, pour rentrer au pays et il avait convenu avec l’ALCS à ce sujet, c’est-à -dire que je devais être totalement pris en charge. Quand j’ai séjourné ici, je me suis rendu compte que les choses ne se passaient pas comme prévu. Je me suis alors dit qu’avec mon expérience à l’étranger, où j’ai fait du bénévolat et me suis activé dans un cadre associatif, je pouvais apporter ma participation en créant une association des porteurs du VIH. Et là , je me suis aussi rendu compte que l’on pouvait créer n’importe quel association au Maroc, mais pas celle des porteurs du virus du Sida. Pendant ces dix ans, j’ai entendu le même discours. « Pourquoi créer une association de séropositifs ? De quels droits voulez- vous parler ? Estimez-vous heureux de recevoir vos médicaments, que l’on vous accepte comme des gens ». Ah bon ? La plupart des séropositifs auxquels je m’adressais pour créer l’association avaient peur, outre le fait que la plupart sont illettrés. Ils ont été menacés de ne plus recevoir leurs médicaments s’il leur venait à l’idée de créer cette association. On nous a menacé de cesser de nous donner nos médicaments si l’ont persistait à vouloir créer notre association. Nous avons été menacés pendant longtemps et on a veillé à nous faire disperser quand on se retrouvait entre séropositifs pour discuter de notre situation.
Des rendez-vous séparés étaient donnés à ceux qui semblaient les plus motivés pour que l’on ne puisse pas coordonner entre nous. J’en suis arrivé avec Mme Himmich jusqu’au tribunal, m’ayant attaqué en justice. J’ai été innocenté par la Cour des accusations qu’elle a portées contre moi. Elle m’a accusé de l’avoir insulté et de l’empêcher de travailler. Elle a vraiment tout fait pour nous empêcher de créer notre cadre associatif. Pourquoi ? Si vous examinez attentivement la situation, vous verrez que les séropositifs constituent le capital principal de l’ALCS. Si les principaux concernés, les porteurs du virus du Sida, venaient à se montrer sur la scène et défendre eux-mêmes leur cause, ce sera une bien grosse perte pour certains », conclut Jamal Khalid sur un ton inquisiteur.
Exploitation ?
Plus répugnant encore, nous a-t-on confié, est la manière dont on « exploite le désarroi des séropositifs ». POur Omar, « quand je suis allé à l’hôpital Averroes après avoir été à la clinique, j’avais déjà établi mon bilan de santé général. Ils auraient dû me donner immédiatement les médicaments, ce qu’ils n’ont pas fait. Ils m’ont fait un chantage à peine déguisé. La télévision allait venir filmer, on allait modifier ma voix et m’enregistrer. Si je n’y consentais pas, il me fallait acheter les médicaments à 13.000DH ! » D’après les questionnés, il n’est pas question de permettre aux victimes de se plaindre, la menace de l’arrêt des soins pendant au dessus de leur tête comme une épée de Damoclès. « Ils leur arrivent de nous dire à l’hôpital : nous vous donnons les médicaments mais vous, « dssartou bezzaf ». Moi, je ne réponds jamais. Une fois, je me suis fait insulter par une femme qui travaille à l’hôpital, à l’accueil, où elle enregistre les rendez-vous, et qui m’a dit : « Ila ma hchemtouch, ghadi nkataou el babakoum doua » (si vous ne vous résigner pas, nous allons arrêter de vous donner vos médicaments).
Depuis qu’ils savent que l’on se retrouve au sein de l’association (l’Association Le Jour), ils sont devenus plus méchants avec nous. Ceux qui sont instruits savent se défendre. Moi, je suis analphabète » raconte Kaoutar, apeurée, même en l’absence de ceux qui l’ont terrorisé. Hassan a osé défier les « Grands maîtres » du Sida au Maroc, mais il a tôt fait d’y renoncer. « Un jour, je suis allé à l’hôpital porteur d’une plainte, la confidentialité de ma maladie n’ayant pas été respectée. Quand j’allais à l’hôpital et que je m’adressais à l’assistante sociale, lui disant que je n’avais même pas de quoi prendre un moyen de transport pour venir, elle me répondait qu’elle ne pouvait rien pour moi. Où quand je vais au pavillon 28, celui de dermatologie, pour me faire soigner, on me demande de payer.
Quand je m’adressais à l’assistante sociale à ce sujet, elle me répondait qu’elle ne pouvait rien pour moi, que je n’avais qu’à aller chercher un certificat d’indigence. Après tout ces problèmes, j’ai commencé à penser à rédiger une plainte. C’est ce que j’ai fait et je l’ai portée au Pr. Himmich. Je me suis adressé à sa secrétaire pour demander audience. 5 minutes plus tard, j’ai été surpris de voir débarquer la police pour m’intimider. Tous ces problèmes sont apparus quand j’ai commencé à demander de l’aide ne serait-ce que pour acheter les médicaments qu’ils me prescrivaient et que je devais acheter à l’extérieur. Que dois-je faire ? Mourir ? Ou alors me venger en transmettant cette maladie à d’autres ? Ils font tout pour nous rendre haineux. J’ai vécu de graves problèmes et je continue d’en vivre. Cette plainte ne concernait pas que moi, mais aussi d’autres porteurs du VIH comme moi et qui vivent les mêmes genres de problèmes que moi. Je me suis adressé à la presse, mais sans trouver d’oreilles attentives.
A partir du moment où on a appelé la police, j’ai eu peur d’être privé de mes médicaments, surtout qu’on se plaisait à nous répéter que ce sont eux qui nous donnaient nos médicaments, et que si nous voulions nous plaindre, nous n’avons plus qu’à nous adresser au Ministère de la santé. Je me suis adressé encore une fois à la presse et des journalistes sont allés la voir et lui ont parlé. Après quoi, le Pr Himmich m’a appelé et invité à venir la voir pour résoudre le problème. Je me suis alors dit que c’était une bonne chose de résoudre le problème à l’amiable. Je suis alors allé vers elle et je lui ai raconté mes problèmes. Je lui ai dit que l’assistante sociale ne cessait de nous répéter qu’elle nous donnait de l’argent de sa poche. Est-ce que je suis un mendiant ou un malade ? C’est ça ce que je veux savoir. Les dons qui proviennent d’autres pays et des organisations internationales, ceux des bienfaiteurs, ne nous sont-ils pas destinés ? C’est aussi quelque chose que je veux savoir.
Après cette fameuse plainte, j’ai été une fois sur la place de l’hôpital et j’ai rencontré une dame que je connais. Je lui ai dit que je voulais travailler avec eux dans l’association. Elle m’a demandé ce que je pouvais bien y faire. Je lui ai répondu que comme je suis moi-même séropositif, je suis le mieux placé pour en parler aux gens et les sensibiliser. Comment est-ce qu’une personne saine pourrait parler aux gens d’une chose qu’elle ne ressent pas ? Je pourrais mieux conseiller les gens et ils m’écouteront beaucoup plus. Elle ne m’a même pas vraiment écouté. La discussion a fini par prendre une autre tournure et l’on a abordé la question de la lettre de plainte. Elle m’a alors dit que celui qui avait écrit cette lettre ne parviendra à rien du tout…Ces propos que je rapporte, j’ai un témoin qui peut les confirmer. Il y avait avec nous la mère d’un séropositif qui était aussi là pour défendre la cause de son fils. Je lance un appel aux autorités pour qu’elles fassent enquêter sur ce qui se passe ».
Une guerre qui a pour nom : les dons
Omar ne peut s’empêcher de poser quelques questions qui lui tiennent à cÅ“ur. « Les dons que perçoit l’ALCS, moi je dis que nous avons droit à une part. D’autant plus qu’au cours du Sidaction, Hakima Himmich a elle-même déclaré que 29% des recettes nous étaient destinées. »
Qu’en pense Fatima, l’héroïne de Sidaction 2005 ? « J’ai su combien ils ont obtenu du Sidaction. La soirée de Sidaction j’étais au studio et j’ai entendu qu’un grand nombre de bienfaiteurs ont participé avec des dons significatifs.
Un don de 12.500DH a été versé à l’association et qui m’était déstiné personnellement et j’ai entendu dire que le donnateur a insisté sur l’aide à apporter à FATIMA.
Par contre, il y a 8 jours, j’ai eu une visite de la part de deux personnes qui sont venues me voir pour me dire que l’ALCS allait m’acheter un appartement et je m’en réjouis (cette visite est intervenue après un coup de fil, à l’ALCS, du directeur de la maison de bienfaisance, où réside Fatima. Fatima avait eu une crise de nerfs et le directeur de cet établissement a insisté pour que l’on envoie quelqu’un). Je suis ici et ce sont des bienfaiteurs qui viennent de temps à autre pour nous donner quelque chose.
Par contre, avant Sidaction, ils ont engagé ma fille qui a un diplôme en informatique comme secrétaire au siège de l’ALCS à Casablanca. Mais juste après Sidaction, ils l’ont mise à la porte ! »
Hassan, outré, ne veut pas laisser passer l’occasion de crier haut et fort son aversion pour ceux qui, dit-il, l’ont longtemps méprisé et « continuent de le faire ». « Quand j’ai été moi-même infecté par le VIH, j’ai commencé à rencontrer des séropositifs comme moi à l’hôpital qui pensaient à créer cette association. J’ai, toutefois, remarqué qu’à chaque fois que trois ou quatre séropositifs se regroupaient dans le parc de l’hôpital, les vigiles apparaissait comme par enchantement. On nous considère comme des criminels et on exploite le point faible des porteurs du Sida qui ont honte d’étaler leur séropositivité sur la place publique et rechignent à s’adresser à la presse.
Nous avons fini par ôter le voile derrière lequel on se cachait et mis sur pied notre association, convaincus que pour défendre nos droits les plus élémentaires, il nous fallait bien affronter le monde à visage découvert. Il faut que l’opinion publique sache la vérité, comment est-ce qu’on se comporte avec les malades ».
Mais alors, comment nos preux séropositifs ont-ils réussi à créer leur association face à l’hostilité dénoncée ? Réponse de Jamal Khalid, à qui il est difficile de faire passer des vessies pour des lanternes. « Le Fonds mondial (pour la lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme) a exigé l’année dernière que les séropositifs soient parties prenantes de toute action de lutte contre le Sida. Il n’est pas possible d’avoir de stratégie sérieuse et valable de lutte contre le Sida en l’absence des principaux concernés. Et là , comme par miracle, tout est devenu plus facile ». Ainsi, il aurait fallu, comme d’habitude diront les mauvaises langues, qu’une instance étrangère mette l’accent sur la nécessaire participation des séropositifs à l’élaboration des politiques de lutte contre le Sida et aux actions dans ce sens pour que les porteurs du VIH marocains puissent enfin obtenir ce à quoi ils ont constitutionnellement le droit : se regrouper au sein d’une structure qu’il leur soit propre et où ils pourraient se concerter et à travers laquelle ils pourront se faire entendre ».
Pour Jamal Khalid, « il est plus que temps de donner un coup de pied à la fourmilière afin d’éviter au pays de se réveiller un jour et de se retrouver confronté à une catastrophe qu’il est possible dès à présent de prévenir.
Pendant que temps et argent sont dépensés en de vaines conférences et autres séminaires, la maladie de son côté progresse. Ils déclarent quelques 25.000 porteurs du Sida, mais je suis sur qu’il y en a beaucoup plus. Ce qui me fait dire ça avec autant d’assurance ? Je vais vous le dire. Avant d’aller à l’hôpital, une fois que la maladie s’est déclarée, nombre de porteurs du virus du Sida ont eu tout le temps d’en infecter plusieurs autres, et bien plus que dix. Les séropositifs n’arrivent à l’hôpital qu’après avoir fait un désastre.
Pensez à toutes les prostituées et à tous ceux qui sillonnent le Maroc ».
Les ambitions des fondateurs de l’Association Le Jour sont à la fois modestes, légitimes et de grande importance pour les séropositifs comme eux, qu’ils connaissent mieux que tout autre et savent ce dont ils ont le plus besoin. « Notre premier objectif est d’assurer aux séropositifs qui viennent de loin pour recevoir leur traitement un lieu où passer la nuit. Il y en a qui viennent de très loin, et passent la nuit dans la station de cars. Ils n’ont même pas de quoi manger. Nous nous sommes promis de louer une maison à cet effet dès que nous aurions reçu des soutiens financiers suffisants pour ce faire. Nous allons y installer cinq ou six petits lits pour que les patients qui viennent puissent s’y installer et s’y reposer, le temps de se faire consulter et de recevoir leurs traitements. Notre deuxième objectif est de nous rendre chez le ministre des transports et lui demander des cartes pour assurer le transport gratuit puisque nous sommes comme les handicapés ».
No comment...
Nous avons demandé au Pr. Himmich qui nous a reçus dans son bureau, ce qu’elle avait à répondre aux accusations portées contre elle par ces porteurs du VIH qu’elle semble bien connaître. Voici sa réponse : « Pardon ! Non, non, non, je refuse de répondre ! Sincèrement, est-ce que vous les avez vus ? Comment les avez-vous trouvés ? Est ce que vous avez vu Jamal, c’est çà ?
C’est Jamal que vous avez vu ? Ces personnes ont un problème psychologique. Non, non, je vais répondre à cette question et sans commentaire. Une seule chose : si ce monsieur est capable de créer une association, c’est grâce à l’ALCS et à Hakima Himmich. Il est chez nous depuis 1995 (Jamal affirme n’être rentré au Maroc qu’en 1996) et si on ne l’avait pas bien traité, eh bien il serait probablement mort ! Je n’ai rien à dire de plus à ce sujet. No comment, no comment, no comment ! S’ils sont en état de créer une association, c’est que ces gens ont été bien traités ! C’est du délire ! No comment, parce que je risque d’être agressive. Non, non, je refuse de répondre ! »
Comme il vous plaira, Madame !
Enquête réalisée par Asmaa RHLALOU et Ahmed NAJI
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posez vous des questions ?
ce qui est dit dans cet article du journal l’opinion est vrais. sinon Mme Himich ne saurait rester dans son coin sans poursuivre les jorunalistes de ce quotidien, de plus l’emission "Moubacharatan ma3akoum" dans 2M avait pour simple but de redorer l’image de Mme himmich souillé suite à cet article. Toutes les autres associations ont été évincé de cette émission pour laisser le champ libre a Mme himmich pour faire passer les messages qu’elle veut.
Les PVVIH ne sont pas encore prêts pour réagir, le SIDA est toujours cnsidérée comme étant la maladie de la honte malgré tous les efforts consenties en matiére de prévention et de sensibilisation. je crois que les PVVIH ont encore besoin de soutien pour lutter premierement contre les personnes qui veulent les garder sous tutelle et qui ne veulent pas d’une association de PVVIH qui contituera en quelque sorte l’emancipation des PVVIH au Maroc.
il faudera soutenir l’association du jour car se sont des personnes qui ont eu le corage de sortir de l’ombre. il y’a un varais malaise chez ces personnes sinon pourquoi créer une association si tout allait bien et si les autres association de lutte contre le SIDA prenaient soins d’eux et subvenaient à leurs besoin. il n’y a pas de fumée sans feu et le feu j’espére qu’il atteintera ceux ou celle qui ont profité de la souffrances des autres pour se construire un nom ou une position dans notre société.
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POURQUOI CETTE DAME EST -ELLE MEDECIN ?
Laissez-moi vous dire ma surprise et mon indignation après les propos de Mme Himmich .C’est une insulte envers notre profession que de vouloir à tout prix nuire à des seropositifs dont l’unique objectif est de parler de leurs soucis quotidiens Ce que ces gens avancent les regarde mais de là à dire que ce sont les seuls qui auraient besoin d’ un soutien psychologique au sens qu’ils sont fous quelle bassesse!!!Et encore elle n’etait pas agressive .Qu’est ce que cela aurait été si notre medecin était énérvée !!!!Je ne pensais pas que cette femme était capable de cela et pourtant elle a droit à tous les honneurs . Autre chose qui attiré mon attention c’est la discrétion que madame considère comme le pilier de l’ethique ds son association et qu’elle a crié partout après le sidaction Nous savons maintenant ce qu’elle vaut .Si vous voulez que tout le monde sache que vous etes malade allez à L’alcs D4alleurs on m’a parlé du cas d’une assistantesociale qui a divulgué le secret de beaucoup de malades et qui a été chassée par l’association et qui est vite revenue parce qu’elle connaissait trop les magouilles de l’equipe et surtout elle a participé à ettouffer e scandale d’un seropositif au nom de Abdessalam à qui elle aurait donné15000DH pou r son silence au sujet d’essai therapeutique .Personne ne voulait croire cet homme à l’epoque mais je crois que npos douterons de tout dorénavant
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POURQUOI CETTE DAME EST -ELLE MEDECIN ?
La diffamation est un délit, et nous ne pouvons accepter sur ce site de telles accusations en l’absence de preuves formelles de vos affirmations.
Les mises en cause personnelles, les insultes, etc. n’honorent pas notre cause. Pourtant notre cause, et notre volonté de dénoncer tous ceux et celles qui profitent de la misère des malades, sont justes.
C’est pourquoi nous prions nos frères et soeurs marocains de réflechir à la méthode utilisée avant de dénoncer.
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POURQUOI CETTE DAME EST -ELLE MEDECIN ?
Bonjour a tous
Tout d’abord je tiens a vous informer que vant de lire cet article j’etais attiré par la personnalité de mme hamich mais aprs avoir lu cette article dans une revue de press marocain l’opinion je me dit est vrai ou pas alors j’ai essayé de contacté certains personne seropositive et il m’a confié de me raconter que la virieté et cet personne et mon potte et j’ai constaté bien combien ces personnes ont besoin d’un soutien psychologique et combien cette damme profite leur peur de ne pas se devoiler devant les autres pour discriminer ces personnes de sa facon de parler et malgré qu’il a les medicament j’ai sentis vraiment que les seropositives ont encore loins de ce qui realisé au niveau de la revolution sociale pour les seropositives tant qu’il n’arrivent pas encore à reintégrer et qu’ils pensent d’aux qu’ils ne sont que personnes fouttes en attente de leurs exicussion c’est pir et je vous le jure ces seropositives merittent le respects totals de nos parts care à leurs places on peut venger de ce qui n’est pas seropo et au lieu de travailler à limitter cette maladie avec une autre exemple de cette damme on va........ ces personnes comptent BCP a vous soutiens alors ne les decoit pas.
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POURQUOI CETTE DAME EST -ELLE MEDECIN ?
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POURQUOI CETTE DAME EST -ELLE MEDECIN ?
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La honte la honte la honte
Pitié cette dame leurre tout le monde meme la France s’y est trompé en lui accordant la légion d’honneur Qui vivra verra!Mais en attendant ce sont nos malades qui payent le lourd tribu .Faut -il attendre que des malades se donnent la mort pour que les responsables réagissent ? Qui s’enquière de l’argent du sidaction?C’est le Maroc !!!!!
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La honte la honte la honte
Ce dont nous avons besoin, ce sont des éléments précis et des informations qui permettent de comprendre le conflit qui oppose l’association « Le jour » au professeur Himmiche et son association l’ALCS.
Les mises en cause générale, les accusations gratuites, etc. ne font que renforcer le sentiment qu’il s’agit de règlements de compte sans rapport avec les véritables enjeux et les urgences de la lutte contre le sida.
Si je peut comprendre qu’il peut être salutaire de se « lacher » sur ce forum, n’oubliez pas que plus de 5000 personnes rendent visite au site tous les jours. Avant de poster un message, posez-vous la question suivante : mon message est-il vraiment pertinent pour toutes ces personnes, y compris d’autres personnes en lutte pour survivre au sida qui dénoncent la corruption et les profiteurs du sida ?
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La honte la honte la honte
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Les “révélations†? d’un groupe de séropositifs marocains : rude bataille pour « survivre normalement »
Cet article dépeint la réalité des malades .Si aujourd’hui ils osent parler c’est grace à leur association .Je rajouterai que ce n’est que la partie SUPERIEURE de l’iceberg .Bien sur madame SIDA MAROC vous dira que ce ne sont que des calomnies mais je pense que cette fois elle est allée trop loin surtout avec la femme que Monsieur Sidaction France avait qualifié de TEMPS fort du fameux sidaction2005.C’est le systeme ALCS tant que vous servez on vous garde mais une fois devenu inutile pour ses ambitions vous etes largué comme un pestiferé.Du mepris que du mepris .Je sais de quoi je parle. La lecture du dernier paragraphe est plus qu’edifiante quant à la réalité de la personne qui peut s’exprimer ainsi."C’est grace à moi que cet homme est encore en vie".Demain on entendra "J’ai sauvé tous les marocains du sida !!!"Je suis dieu " Je peux vous assurer une longévité jusqu’ au jour ou vous direz du mal de moi ." Gageons que le président de l’association du jour est en danger de mort car il n’a plus les faveurs de "dieu".En acteur de lutte contre le sida je regrette que le nom de certains soit assosié à cette noble cause et en tant que citoyen de ce pays j’ose esperer que des enquetes seront menées pour verifier les dires des seropos sachant tout de meme que cette dame a le bras tres long au point de s’approprier un sidaction sous le haut patronnage de sa majesté .........DERNIERE NOUVELLE l’emission de débat à 2Msur le thème sida demain soir verra la participation d’une seule association -je vous laisse deviner laquelle!!!-on a invité les autres associations pour meubler le plateau comme de simples assistants et non comme des intervenants de la lutte contre le sida !!!! Voici encore une énormité du tiers monde et de personne à l’égo démesuré .... .....Les marocains méritent mieux c’est hchouma !!!!!!!!