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Maroc
Couverture médicale au Maroc : encore des besoins
12 novembre 2006 (Le Matin (Maroc))
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Les Marocains ne sont toujours pas égaux en matière d’accès aux soins...
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Les Marocains ne sont toujours pas égaux en matière d’accès aux soins. Certes, la lecture des indicateurs sanitaires montre une progression notable en matière d’extension de la couverture sanitaire. Mais une disparité dans l’état de santé entre milieux et régions et beaucoup d’insuffisance en matière de qualité de soins persistent encore.
Le système de santé marocain est confronté à de nouveaux obstacles dus essentiellement à la double transition démographique et sanitaire, à l’insuffisance de la dotation du secteur et à l’iniquité dans le financement des soins.
L’harmonisation de l’offre territoriale et de la qualité des prestations passe inévitablement, selon les professionnels, par l’amélioration du financement du système de santé.
L’entrée en vigueur de l’Assurance maladie obligatoire (AMO) et bientôt du Régime d’assistance médicale aux économiquement démunis (Ramed), devrait renforcer ce financement collectif et solidaire de la santé. Ainsi, cela contribuera à participer un tant soit peu à l’égalité des chances en matière de soins.
Mais bon nombre d’obstacles freinent, à l’heure actuelle, le cheminement normal de l’AMO. Les problèmes sont relatifs à la sortie de quelques documents techniques. Les différents intervenants, notamment les mutuelles, sont bloqués entre l’ancien et le nouveau système. On craint fortement que la période de transition dure pendant encore longtemps.
En outre, la liste des maladies prises en charge et celle des médicaments remboursables, ne répondent pas aux besoins et attentes des populations. Seuls les génériques sont acceptés pour des raisons économiques.
Les assurés doivent demander à leurs médecins de prescrire des génériques car le remboursement ne se fera que sur cette base-là. Par ailleurs, le secteur de la santé au Maroc fait également face à un problème de taille : le déséquilibre du redéploiement du personnel à travers le territoire.
La solution est d’obtenir plus de postes budgétaires pour bien répondre à la croissance constante de la demande.
Le défi est grand surtout que le Maroc doit, dans les années à venir, affronter de nouveaux problèmes comme le vieillissement des populations et l’apparition de nouvelles maladies. Notre pays compte de plus en plus de vieux ; aussi, la problématique de la prise en charge se posera-t-elle avec acuité.
Le Maroc veut développer son système de santé. Le département de Mohamed Cheikh Biadillah mise sur la régionalisation pour que tous les Marocains soient égaux en matière d’accès aux soins. Grâce à l’aide notamment de l’Union européenne et d’autres organismes internationaux, la stratégie avance.
Cependant, la régionalisation nécessite un effort de longue haleine pour bien desservir les régions de la même manière. Le secteur privé est appelé également à jouer un rôle primordial. Fini le temps où seul l’Etat faisait des tâches multiples : la production des soins et services, le financement des soins, le management des établissements (administration et gestion) et la régulation du secteur.
En effet, au fur et à mesure du développement de la couverture sanitaire et de l’augmentation de la taille des structures et des effectifs, l’état ne pouvait plus garantir les exigences d’efficacité, de qualité et d’efficience du système de soins.
Espérons que la nouvelle stratégie tiendra ses promesses pour que tous les Marocains accèdent sans difficultés et dans les meilleures conditions aux soins de santé. Le Maroc doit pouvoir s’offrir un système de couverture maladie digne de ce nom.
Manque en ressources humaines
L’effectif des ressources humaines dans le secteur de santé au Maroc demeure encore insuffisant : environ 18.000 médecins (un praticien pour 1.800 citoyens) et 25.000 infirmiers. Selon les normes internationales, on considère qu’un pays est sous-développé dans ce domaine lorsqu’il compte un médecin pour 1.000 habitants.
Les professionnels et les syndicalistes tirent la sonnette d’alarme car le Maroc se situe loin derrière des pays similaires comme l’Algérie et la Tunisie.
Par ailleurs, selon le rapport du Développement humain 2005, les ménages doivent encore supporter une charge financière directe de 54%. Le financement collectif de la santé ne couvre que 46% des dépenses : 25% sont couverts par le budget public, 16% par l’assurance maladie et 5% par d’autres institutions.
Jihane Gattioui
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Couverture médicale au Maroc : encore des besoins
La couverture sociale en general au maroc reste insuffisante surtout dans quelques regions ;en plus du manque du personel medical veuillez elargir la liste des maladies