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Algérie : la facture des médicaments périmés
12 novembre 2006 (Quotidien d’Oran)
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Le représentant de l’Union Générale des Commerçants et Artisans Algériens M. Boulanouar a annoncé hier, en marge d’une conférence-débat sur « le marché des médicaments en Algérie », la création, dès décembre prochain, d’une commission nationale
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Le représentant de l’Union Générale des Commerçants et Artisans Algériens M. Boulanouar a annoncé hier, en marge d’une conférence-débat sur « le marché des médicaments en Algérie », la création, dès décembre prochain, d’une commission nationale des pharmaciens et des distributeurs de médicaments qui sera chargée de suivre et d’établir des études sur la production, la distribution, le stockage, l’importation et la commercialisation des médicaments. Les propositions formulées par ladite commission seront transmises au ministère de la Santé, au Parlement et au Sénat pour une éventuelle prise en charge des préoccupations des professionnels du secteur du médicament.
Le représentant de l’Union des commerçants a précisé que la commission en question devra regrouper des pharmaciens, des médecins, des distributeurs, les importateurs et les producteurs de médicaments. A l’heure actuelle, 43 pharmaciens et 15 médecins sont affiliés à l’UGCAA. « Nous sommes persuadés que leur nombre va augmenter avec l’installation de cette commission notamment avec les problèmes qui prévalent dans le secteur du médicament à tous les niveaux », dira M. Boulanouar en laissant la parole à Salim Berlat, directeur de la société de promotion médicale et scientifique de Constantine.
Ce dernier a touché du doigt un problème d’une extrême importance qui, selon lui, fait perdre à l’Etat des sommes d’argent colossales. Il a déclaré que « le volume des médicaments périmés augmente d’une année à l’autre, malgré les affirmations des officines ». Et d’affirmer avoir fait le tour des officines à Constantine pour faire entendre leurs doléances. « Leur grand souci est les médicaments périmés » précise-t-il en expliquant que les pharmaciens font, d’une année à une autre, des déclarations sur les médicaments périmés au niveau des directions de la Santé et de la Population, des directions de l’Environnement et des directions des Impôts, mais sans écho.
L’invité de l’UGCAA a expliqué l’augmentation du volume des médicaments périmés par l’« importation anarchique » de ces produits. « On donne des quotas pour l’importation de tel ou tel produit sans savoir quels sont les besoins exacts en matière de médicaments », argumente-t-il. « Sinon comment expliquer les ruptures fréquents de certains médicaments et parfois l’abondance d’autres médicaments sur le marché? », s’interroge-t-il. « Pour la seule wilaya de Constantine, les médicaments périmés constituent entre 20 à 25% de l’enveloppe financière pour le médicament ».
Pour éviter les pertes et pour assurer un approvisionnement efficace en médicaments, l’invité de l’UGCAA préconise une étude détaillée des besoins sanitaires du pays. Il estime également qu’il est grand temps de se doter d’un centre de bio-statistiques utilisant une base de données en temps réel avec la collaboration des officines qui doivent délivrer des états des stocks et des produits périmés trimestriellement.