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Prise en charge tardive
Dépistage tardif de la séropositivité VIH : prévalence et conséquences sur le pronostic de la maladie
25 octobre 2006 (egora.fr)
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Alors que de nombreuses études ont montré combien le pronostic de l’infection par le VIH était d’autant meilleur que l’infection était dépistée tôt et que le coût de prise en charge était moindre quand les patients étaient traités avant d’avoir développé un sida, la majorité des personnes infectées par le VIH sont dépistées encore trop tardivement.
Afin de déterminer les facteurs liés à un dépistage tardif, les auteurs de cet article ont étudié les caractéristiques des patients ayant développé un sida dans les 12 mois ayant suivi le dépistage de l’infection au sein d’une cohorte de patients infectés par le VIH et suivis à San Francisco entre 2001 et 2005.
Parmi 2139 patients, 830 (38.8%) ont été dépistés tardivement.
Les facteurs de risque mis en évidence sont principalement d’ordre socio-démographique : âge inférieur à 30 ans, mode de transmission hétérosexuel ou sans facteur de risque retrouvé, assurance de santé privée ou pas d’assurance au moment du diagnostic, naissance hors des Etats-Unis.
Le plus souvent, le diagnostic de sida a été porté suite à l’apparition d’une maladie opportuniste, dont les symptômes ont poussé le patient à pratiquer un dépistage du VIH.
Ces résultats montrent que même dans une communauté où l’information sur le VIH-SIDA est largement disponible, presque 40% des personnes séropositives sont dépistées trop tard, ce qui appuie l’intérêt de pratiquer le « routing testing », comme le recommandent maintenant les autorités de santé américaines.
Dr Karine Lacombe
Schwarcz S, Hsu L, Dilley JW, Loeb L, Nelson K, Boyd S. J Acquir Immune Defic Syndr. 2006 Oct 5 ; en cours de pagination.