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Émission du 11 juillet 2006 (n° 283)
Émission du 11 juillet 2006 (n° 283)
11 juillet 2006 (survivreausida.net)
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C’était en 1997. Notre chroniqueur Ali Ellatay crachait dans son micro : « Les Français en sont encore au “beur is beautiful”. Ils adorent filmer des Français aimant des Arabes, des noirs, des métisses, mais ils ne savent toujours pas raconter la vie de leurs “protégés”. En fait, ils ne connaissent pas la culture des autres — de là à parler de partage de valeurs... »
C’était en 1997. Notre chroniqueur Ali Ellatay crachait dans son micro : « Les Français en sont encore au “beur is beautiful”. Ils adorent filmer des Français aimant des Arabes, des noirs, des métisses, mais ils ne savent toujours pas raconter la vie de leurs “protégés”. En fait, ils ne connaissent pas la culture des autres — de là à parler de partage de valeurs... »
Le vécu du VIH des gays maghrébins contre l’orientalisme cul des homosexuels blancs
2006. Il y a le jeune sans papiers du Maghreb qui, pour survivre, vend son cul sous un pont à Jaurès ou sur un terrain vague d’Aubervillier. Le français n’est pas sa langue, il ne sait rien sur le VIH. Pour lui ce qu’il fait c’est alimentaire. Ça ne fait pas du tout partie de son identité. Ce n’est ni un choix ni un mode de vie. En face, il y a l’homosexuel blanc avec son loft (ou, dans sa variante intellectuelle précaire, son minuscule studio et son interdit bancaire) dans le Marais qui pour un trip à mi-chemin entre exotisme et racisme part en chasse pour tirer un coup...
Ce deuxième protagoniste est surinformé sur le VIH. Il est abonné à la revue Têtu, il est ou il a été volontaire à Aides ou militant chez Act Up, et peut être qu’il a envie de temps en temps de baiser sans capote : il paie ses 40 euros, et il tire son coup. Il est séropositif.
Un an plus tard, ou cinq ans plus tard, un médecin m’appellera. Un jeune homme a échoué aux urgences quelques jours plus tôt.« Est-ce que vous pouvez venir, on a quelqu’un qui ne comprend pas qu’il a le sida »…
ll ne s’agit pas de brosser des caricatures. Cette trame pose la question des inégalités de pouvoir entre homosexuels.
Les jeunes « blédards » sans papiers [1] sont-ils une cible privilégiée des pédés blancs friqués prêts à vider leurs bourses sans capote alors que ces derniers sont surinformés sur tout ce que veut dire leur propre séropositivité ?
Je suis convaincu que cette inégalité a pour conséquence une séroprévalence beaucoup plus élevée chez les mecs maghrébins qui baisent avec des mecs que celle de 12% de séropositifs parmi les homos « blancs ».
Evoquer cette inégalité ou ses conséquences est un tabou du mouvement homosexuel français. Ils parlent de tout, mais pas de ça
À New York, 30 % des homos noirs sont séropositifs, alors que moins de 3 % le sont chez les homos blancs [2]. Dans la logique actuelle, on parle des homos d’un côté, des immigrés de l’autre. C’est un non-sens en prévention, qui découle de la rigidité des catégories épidémiologiques. Mais il découle aussi de ce tabou de l’homme blanc [3] qui interdit de parler des inégalités de pouvoir entre homosexuels.
En fait, c’est un peu comme les messages de prévention aux femmes hétéros qui ne disent rien du pouvoir des hommes sur les femmes, dans la relation sexuelle. C’est le mec qui décide s’il va mettre la capote, même si la femme a des moyens de subversion. Dire aux femmes de se protéger, cela n’a un sens que si on fait quelque chose pour leur en donner les moyens…
Les récits de Karim et Kamel [4] ne ressemblent en rien à ces caricatures. La maman de Karim est française, s’il a grandi en Algérie c’est du fait de son décès. Kamel, lui, a grandi dans la banlieue d’une petite ville de province. Il était le seul Arabe de son école.
Pourquoi et comment ont-ils été contaminés ? Au-delà du fait de raconter ce qu’ils ont vécus, chacun dit aussi ce qu’il en pense.
Ces deux récits ont un même objet : ils s’adressent explicitement au jeune qui vient d’apprendre sa séropositivité, avec la volonté de lui faire gagner du temps, de démêler des réponses aux questions qu’il se posera inévitablement : Est-ce que je vais vivre longtemps ? Est-ce que je pourrais encore faire l’amour ?
Oui. Oui. Et encore oui.
Notes
[1] Le fait qu’une trajectoire similaire se dessine pour les jeunes nés en France démontre qu’il ne s’agit pas seulement d’un problème de maîtrise de la langue française ou de l’inexistence d’information sur le VIH dans les pays d’origine.
[2] Lire A New York, 33% des jeunes noirs homosexuels ou bisexuels sont séropositifs.
[3] N’oublions pas que Freud dans Totem et tabou identifiaient les taboux uniquement chez l’indigène ou l’homme primitif.
[4] Lire et écouter Le premier jour de Kamel et Le premier jour de Karim.
Forum de discussion: 6 Messages de forum
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Émission du 11 juillet 2006 (n° 283)
Mon ami et moi sommes déclarés séro+, moi vu l’effet devastateur du vih sur mes anticoprs, le medecin m’a tout de suite mis sous tritérapi, et mon ami lui a eu + de chance que moi, lui il est sous batrim. J’amerai s’avoir ce qui explique ce fait, par quoi peut on savoir la date d’incupation ? Mon ami n’ose pas me dire que je suis à l’origine de sa contamination, mais vu nos résultats (bilan) je me dis que j’ai été la 1ère à être contaminée. Merci de me répondre, moi bizarement après la connaissance statut, et la prise des médicaments, visiblement je me sens bien, j’ai pris du poids de 52 kg, je suis passé en 6 mois de traitment à 60 kg, je me sens très bien dans ma peau,en fait je me suis fait 1 moral, j’ai décidé de vivre et de rester positive.
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Émission du 11 juillet 2006 (n° 283)
Salut Maryse, Je ne sais pas pourquoi ton ami prend du Bactrim, je crois que c’est un antibiotique, donc un médicament contre les infections. Je ne sais pas s’il a eu plus de chance que toi. Ce qui est sûr, c’est que le moment où les défenses immunitaires baissent ça dépend beaucoup de personne à personne. C’est impossible de savoir qui a été infecté en premier. Ce qui est possible, par contre, c’est de se serrer les coudes et de s’aimer (toujours avec capote, même entre séropos). N’ayez pas peur de poser des questions au médecin. Amicalement, Marta
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Émission du 11 juillet 2006 (n° 283)
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Émission du 11 juillet 2006 (n° 283)
bonjour je m apelle asma je suis tunisienne , medecin spécialiste en hépatogastroentérologie , en cours de formation, j’ ai 25 ans et je suis membre de l’association tunisienne de lutte contre les MST et le Sida, j’ai besoins d’entrer en contact avec vous j’ai certainement beaucoup a aprendre de votre expérience je compte sur vous pour me répendre merci
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Émission du 11 juillet 2006 (n° 283)
zidane et pas un grand joueur c est un pauvre mec frutres
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Émission du 11 juillet 2006 (n° 283)
je trouve le témoignage, magnifique. il arrive a mettre des mots sans peur, sans retenu. il a un courage immense pour paler de cette maladie aussi précisément. je suis impressioné par cette personne. j’aimerai travailler plus tard avec des personne ayant la meme maladie que cette personne.
il y aura toujours des personnes qui vous soutienneront amandine
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Émission du 11 juillet 2006 (n° 283)
vuiellez m’envoye le titre del’emmission par ma boite e-mail car ca me prend beaucoup du temps pour accede a l’emmission.toute fois je un modele de publicite sur le v.i.h/sida conforme aux realite socio-cultuel africain ,aux images piquant qui parle en elle meme mais c’est en manuscrit.