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Émission du 8 novembre 2005 (n° 248) | Hommage aux disparus | Luttes de l’immigration et contre le racisme | Tribune libre
Sida en banlieue : l’incendie et le mépris
11 novembre 2005 (survivreausida.net)
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Écouter: Sida en banlieue : l’incendie et le mépris (MP3, 459.7 ko)
Dès le début des années quatre-vingt, dans les quartiers pauvres de la Douce France, les immigrés et leurs enfants ont affronté seuls la dévastation provoquée par l’arrivée de l’héroïne, suivie juste derrière par le virus du sida et les hépatites.
Toute une génération a été sacrifiée à la seringue, à la prison et à la Double Peine…
Ce sacrifice n’a jamais été reconnu, et les survivants, oubliés de la lutte contre le sida, sont restés dans l’ombre, alors qu’aujourd’hui beaucoup vivent en famille dans la dignité.
Si nous avons été abandonnés à notre sort par les pouvoirs publics, par les élus locaux, par les associations de lutte contre le sida, ce n’est pas pour autant que nous nous sommes résignés à notre sort.
Témoins de la dévastation provoquée par l’injustice et les inégalités sociales face à la santé, ici en France et dans nos pays d’origine, nous avons refusé la honte et le silence pour relever la tête et affirmer notre droit à la santé et à la dignité.
Aujourd’hui, nous constatons qu’une deuxième épidémie frappe durement les plus vulnérables parmi les familles issues de l’immigration, alors que simultanément nous tentons de soutenir des familles frappés par le sida dans nos pays d’origine.
Nous ne pouvons pas supporter de voir nos petits frères et sœurs condamnés à la maladie, à la misère.
Mais chaque fois que nous prenons la parole, que nous relevons la tête, nous affrontons le mépris.
Le mépris des associations classiques de lutte contre le sida, qui estime qu’elles peuvent très bien gérer le problème des migrants séropositifs qui serait importé d’Afrique.
Mais nous sommes des enfants de l’immigration, victimes de contaminations bien françaises.
Le mépris des politiques, qui ont abandonnés nos familles seules face au virus, qui ont laissé le sida faire des ravages en banlieue.
Le mépris de tous ceux qui se permettent de nous juger, qui voudraient nous rendre coupables de notre contamination.
Nous ne sommes pas les seuls à subir le mépris.
Le mépris ne sert qu’à fabriquer la colère.
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Sida en banlieue : l’incendie et le mépris
bjour j pense k tu as raison nous n devons pas étre les seuls a penser cela maintenant k faire pour k cela change enfin ?
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Sida en banlieue : l’incendie et le mépris
bonjour j’aimerais savoir pourquoi en banlieu ou j’ai grandis ou dans les quartier chauds de paris il n’y a pas d’endroits ou d’association comme aides qui informes et aides les malades a part leurs distribuer des seringues kit pipe ce qui est déja bien mais aucune prise psycologique meme minime nous savons bien que la volonté de sortir de la ,galére meme si elle est présente au font des tripes la vie de tous les jours prend le dessus j’ai le sentiments que la population gays donc leur assosiation ne se mélanges ni au toxico ni au banlieusiard j’ai l’impréssion que dans la maladie il y les VIP et les autres merci