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Violence à l’hôpital
À la Conférence internationale de Berlin sur le sida, une action musclée d’Act Up Paris
11 juin 1993 (Le Monde)
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BERLIN, 11 juin 1993 (Le Monde) —Une action musclée de l’association Act-Up Paris (1) a troublé, mercredi 9 juin à Berlin, la conférence sur le sida. Elle a eu lieu au stand de " L’espace France ", qui groupe, sous l’égide de l’Agence française de lutte contre le sida (AFLS), une quarantaine d’associations spécialisées.
Quelques dizaines de militants d’Act-Up – tee-shirts noirs, triangles roses – ont bousculé et agressé verbalement les membres de l’AFLS. Reprochant à l’agence gouvernementale de ne pas prendre l’exacte mesure de la gravité de l’épidémie, ils ont distribué des affiches reproduisant les photos de Jean de Savigny, directeur de l’AFLS, et de Françoise Varet, directrice adjointe. " Ils ont tué mon ami, expliquaient les affiches. Ils doivent démissionner. "
Act-Up réclame " une réorientation complète de la politique de prévention du sida en France ". " Depuis quatre ans, explique Christophe Martet, vice-président d’Act-Up Paris, l’Agence française cède à toutes les pressions moralisatrices. Les homosexuels, les toxicomanes et les immigrés sont les grands exclus de ses campagnes en direction du grand public. "
Les actions d’Act-Up ont été condamnées par les associations présentes (Aides, Arcat-Sida, Médecins du monde, France-Libertés, MAAVAR, SCRIPS, etc.). Françoise Varet a qualifié ces méthodes de " fascistes ". Elle rejoint néanmoins les critiques visant la faiblesse des crédits dont dispose l’agence et espère que le budget 1994 de 251 millions de francs, accepté par le cabinet de Simone Veil, ne sera pas demain remis en cause.
Documents joints
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| Articles du journal Le monde sur les actions violentes menées par Act Up Paris (PDF, 341.7 ko) |