Accueil du site > L’émission de radio >
Émission du 14-15-16 décembre (n° 220)
Émission du 14-15-16 décembre 2004 (n° 220)
14 décembre 2004 (survivreausida.net)
1 photo | 1 Message | Réagir à cet article | Recommander cet article | Votez pour cet article
-
Écouter: Émission du 14-15-16 décembre (n° 220) (MP3, 13.7 Mo)
Au sommaire de l’émission
Bonjour, bienvenue à toutes et tous, c’est l’émission Maghreb-Afrique Survivre au sida.
Aujourd’hui, trois questions pour les séropositifs et ceux qui les aiment, premier volet de l’émission aujourd’hui.
Vous avez été nombreux à réagir aux questions posées par l’émission, extraits aujourd’hui, pour le 1er décembre des séropositifs.
Nous remercions cette semaine les auditeurs qui prennent le temps de nous écrire, aujourd’hui le Forum des auditeurs avec une sélection de vos courriers.
Venez faire la fête mercredi soir avec le PASTT, rencontre aujourd’hui avec Camille Cabral, à la fois médecin et transsexuelle qui anime ce collectif Prévention Action Santé Travail pour les Transgenres…
Sang contaminé aujourd’hui, le docteur Claude Samuel est avec nous pour faire le point sur le procès en Libye où 6 soignants ont été condamnés à mort pour contamination de plusieurs centaines d’enfants. Que sait-on sur cette affaire et que faut-il en penser, au regard de l’histoire du sang contaminé en France ? La France a-t-elle exporté du sang contaminé vers les pays du Maghreb ?
Enfin, des séropositifs prennent la parole contre la criminalisation. A force d’entendre une petite minorité de séropositifs assoiffés de vengeance ou de vénalité, l’émission a lancé l’appel aux séropos pour qui la seule réparation de l’injustice de la contamination est un vaccin thérapeutique, pas une condamnation ou une indemnisation.
À lire, à écouter
- Des auditeurs répondent à trois questions qui comptent dans la vie des séropositifs
- Couloir de la mort du sida : l’appel au secours des femmes séropositives du Pavillon n° 8 de l’Hôpital général de Kinshasa
- Transsexuelles de tous les pays, venez faire la fête ! (avec Camille Cabral)
- Des femmes contaminées dénoncent la vénalité vengeresse des criminalisatrices de la transmission du VIH
- Le sang contaminé, arme de destruction massive en Libye ? Questions suite à la condamnation à mort de six soignants (avec Dr Samuel Claude)
Photos

L’équipe de l’emission, avec Samy, Jamal, Reda, Jacques, Maya et Claude Samuel
Commentaires via DisqusForum de discussion: 1 Message
-
> Émission du 14-15-16 décembre (n° 220)
Bonjour,
Je n’ai pas écouté l’émission mais lu deux résumés je pense, l’un sur la criminalisation et les possibles aspects vénalité/vengeance, l’autre sur des réponses à trois questions posables par des séropositifs.
Je suis moi-même à ma connaissance séronégatif, même si un doute en cours m’incite à plus de prudence encore, bien entendu.
Je suis donc pile dans l’actualité de votre site je pense, même si par contre je ne suis pas originaire d’Afrique ou d’Orient.
Je pense qu’il faut comme en toutes choses être pragmatique(s) : la protection par le préservatif reste la meilleure (l’unique en fait) arme contre le fléau du V.I.H./sida.
Donc séronégatifs, séropositifs, séroinconnu(e)s, sérodiscordant(e)s, etc., tout nous incite à l’utiliser à chaque rapport sexuel, à moins d’être absolument certain de savoir que sa/ses/son partenaire(s) est séronégatif à coup sûr. Ce qui est impossible à moins que ce soit "son" ("ses") "régulier"(e)(s)...
C’est ma conception, je pense que c’est la plus répandue et la meilleure à mon sens, sinon on prend un risque.
L’idée d’utiliser le latex ou le polyuréthane des préservatifs comme protection étant plutôt gaie, d’ailleurs, même si une insidieuse mais bien humaine nostalgie nous tenterait à le laisser de côté parfois, ce qui est tout à fait naturel mais malheureusement bien trop risqué depuis que le HIV est répertorié (sans compter les autres I.S.T. qu’il ne faut pas oublier !).
Donc dans mon cas par exemple, j’utiliserai bien sûr la capote, le condom, pour toute pénétration. Ce que j’ai pratiquement toujours fait, l’erreur est humaine. Une ou deux fois, voire trois, nous ne l’avons de fait pas utilisé avec des partenaires, mais heureusement en temps utile j’étais pour ma part toujours séronégatif (soit trois mois révolus après le rapport le plus récent), donc je ne suis pas concerné par une éventuelle contamination involontaire voire volontaire (pas dans mon cas de toute façon mais le résultat aurait pu être le même c’est vrai... !).
La question reste posée pour la fellation pour moi. Il faut en parler car sinon comment faire le point sur cette question ?
A priori les risques sont faibles, voire très faibles, voire infimes. Inexistants, non, à ma connaissance, même si on ne peut là non plus je pense être sûr de rien. Car c’est aussi je pense ce qu’on peut noter comme d’ailleurs pour tout dysfonctionnement, dirais-je, c’est qu’on ne sait pas même comment le VIH est apparu par exemple. Est-il plus apparu que le mammouth, l’auroch ou l’homo sapiens sapiens sont apparus ? Je veux dire : il est vraisemblablement venu d’une évolution aléatoire, en tout cas contingente, hasardeuse donc, voire d’une création ex nihilo ou en tout cas sans raison. Même dans le cas extrême de penser que c’est une ou plusieurs personne(s) malveillante(s) (ô combien alors !! grr...) qui l’auraient synthétisé, ou juste même favorisé in vivo, in vitro ou autre, cela ne change pas le problème comme chacun sait.
Donc pour ce qui est de la fellation, la prudence recommande et même oblige en théorie à utiliser là aussi à tout coup le préservatif. Mais il est vrai qu’à force, voire assez rapidement, pour ainsi dire, l’intérêt d’une relation épisodique, ponctuelle, distendue ou même régulière mais espacée (ou pas même justement !), ce qui trotte dans la tête de beaucoup même si moins peut-être (très certainement je pense) "passent à l’acte" (quelle mauvaise expression, disons, le(s) pratiquent), cet intérêt devient moindre voire inexistant ou même problématique... Ainsi donc, soit on s’abstient, soit on remet, soit on fait tout de même, avec ou sans condom, en tout ou partie alors. Et là s’il y a une lésion, même vraisemblablement malheureusement une "lésionnette" dirais-je quelque part où des semences mâles (voire femelles ? sûrement !) peuvent passer, alors on peut être très malade ne serait-ce que d’inquiétude... (doux euphémisme, presque, doux d’ailleurs non, en l’occurrence, du tout !...)
Voilà ce que je pense sur toutes ces questions.
Personnellement je suis célibataire et libre comme l’air jusqu’à preuve du contraire, sans être Don Juan ou Casanova (c’est le même ou pas ? :-) ), pas du tout du tout en fait. Et ces questions me trottent de plus en plus dans la tête.
On prétend pour ce qui est d’essayer de dire encore quelque chose, que la salive puis les sucs gastriques neutralisent le virus H.I.V. mais comment être certain qu’on n’a aucun point de passage dans (ou sur) son corps qui aurait pu par malchance y échapper ?
Difficile, peut-être et même vraisemblablement impossible, selon moi.
Quant à sucer du plastique, comme disent certains, donc du préservatif en latex voire en polyuréthane donc, eh bien il est vrai que c’est peu avenant, même à la fraise, la banane, la réglisse ou la vanille à la longue, sûrement (j’oublie la menthe, la pomme et d’autres).
Sauf à être jeune d’esprit, un peu beaucoup peut-être, quoique, la vie n’a pas de prix.
Alors voilà.
Tout ceci repose donc effectivement sur la responsabilité, sur l’avis éclairé, sur le désir maîtrisé (tout le problème et éventuellement le "hic" est là à mon avis) des partenaires.
Quant à se contenter de la masturbation, de l’abstinence ou d’un couple établi, je répète que c’est bien sûr possible, tout à fait même bien entendu, c’est une évidence, mais tout le monde n’a pas l’un de ces modes de vie. Certains aiment comme le chantaient et le racontent encore des poètes, des artistes, des chanteurs et chanteuses donc, etc., "batifoler", "courir les jupons", "courir le survêt" et autres pantalons :-) donc...
Donc la prudence est là comme ailleurs mère de la sûreté.
Ce qui ne dit rien sur l’éventuelle culpabilité ou innocence de quelqu’un qui contamine(rait) quelqu’un. Pour ma part, j’estime que la présomption d’innocence l’emportant, s’il n’y a pas abus, forcing, voire viol ou quelque autre atrocité, violence donc, eh bien une "victime" (je sais pourquoi là je mets ce terme ô combien délicat entre guillemets) n’en est à mon sens pas une si elle n’a pas elle-même proposé, déjà, et respecté si c’est son avis toujours, sage s’il en est à mon avis, en temps utile, l’utilisation des moyens de protection connus, c’est-à-dire préservatif + éventuellement gel à base d’eau voire autre substance compatible (il n’y en a pas à ma connaissance, je crois même que la salive est déconseillée parfois, bizarrement mais c’est ainsi — là je ne sais pas en fait).
Et n’oublions pas non plus de jeter nos condoms usagés à la poubelle et non ailleurs.
Parfois dans le doute j’en ai jeté aux toilettes et ce n’est pas ce qui est indiqué.
Mea culpa ? N’exagérons rien non plus ! De toute façon j’étais séronégatif.
L’innocence est toujours le meilleur moyen de ne pas devenir coupable, surtout indûment comme cela est malheureusement arrivé parfois, encore récemment, pour d’autres problématiques, en tout cas c’est bien probable (je pense aux personnes qu’on acquitte après une révision de procès, mais quel calvaire parfois entretemps, quelle(s) erreur(s) monumentale(s) — lesquelles sont toutefois humaines, bien humaines, ne l’oublions pas, mais tout humaines qu’elles fussent, nous ne sommes pas toujours équanimes et alors rien ne nous interdit de l’exprimer, déjà : un magistrat, une magistrate qui se sent moins bien à un moment quelconque d’un procès ou d’une enquête devrait tout faire pour passer la main tout en continuant à assister aux débats et aux discussions et à prendre connaissance de tous les éléments sauf si impossibilité majeure je pense, il faudrait pour cela juste qu’une ou plusieurs autres personnes magistrates compétentes soient disponibles parmi la Cour du tribunal concerné, de préférence faisant partie des personnes qui ont assisté au déroulement jusqu’alors).
Désolé pour ces digressions, mais après tout, peu d’endroits permettent de s’exprimer si clairement et simplement. On a souvent l’impression "quelque part" de devoir se "conformer" à je ne sais quel esprit local. Ici je me sens libre. Alors je me suis permis, j’espère que personne n’en sera gêné ou peiné.
En vous souhaitant bonne continuation et vous conseillant de "sortir couvert(e)s" comme dit si bien Christophe Dechavanne, et il a absolument raison là-dessus,
Meilleurs voeux à vous toutes et tous !
SINCEREMENT ;
Un lecteur.
(Je signerais bien "Don Giovanni" par hommage à W.-A. Mozart alors voilà c’est fait quand même mais entre parenthèses donc ! :è) )

