Accueil du site > À écouter, à voir >
Émission du 28-29-30 septembre 2004 (n° 209) | Accès aux médicaments | Algérie
Algérie : des ruptures de médicaments, y’en a marre !
29 septembre 2004 (survivreausida.net)
1 Message | Réagir à cet article | Recommander cet article | Votez pour cet article
-
Écouter: Appel urgent pour l’Algérie : des ruptures de médicaments, y’en a marre ! (MP3, 1.5 Mo)
Appel urgent : Epivir
Samia : Le Comité des familles pour survivre au sida recherche en urgence des boîtes d’Epivir (lamivudine) non-périmées pour envoi immediate à une mere de famille vivant en Algérie, actuellement en rupture de ce medicament pour sa trithérapie.
Reda : L’émission reçoit depuis trois ans un nombre croissant de messages et de demandes de soutien des malades du sida en Algérie et de leurs familles. Alors que le gouvernement Algérien prétend officiellement fournir les antirétroviraux aux personnes qui en ont besoin, les ruptures de stock prolongées de certaines spécialités et particulièrement d’Epivir rendent impossible la mise en place d’un vraie prise en charge.
Samia : Au delà de l’urgence c’est de l’accès des malades les plus pauvres aux médicaments, aux moyens matériels necessaires pour survivre à l’épidémie et au droit dont il s’agit.
Reda : Si vous pouvez nous aider, si vous voulez nous rejoindre dans notre combat ou en savoir plus, vous pouvez nous contacter : par telephone au 08 70 25 12 50 ou sur le site survivreausida.net.
Reda : L’épidémie flambe en Algérie et dans le reste du Maghreb, on le sait. Voici un des courriers reçus à l’émission :
Bonjour, je suis Mme C. Mon grand frère et ma belle soeur résident en algérie et son tout deux contaminés par le VIH. Mon grand frère est actuellement interné dans un hôpital spécialisé VIH à Alger. Il a la grippe, et ça dure depuis une semaine. Touché d’anémie également, son taux de globule est à 7, ça fait peur... Sa femme, elle, se plaint d’amaigrissement des membres et de fortes douleurs aux jambes et pieds. Elle en a honte et se résigne à sortir de moins en moins. Les traitements algériens ne sont peut-être pas adaptés au stade de leur maladie ? J’aimerai savoir si les malades Algériens, en visite en france sont suivis par une association comme la votre ou pas, de manière médicale et d’information... Leur médecin leur demande de faire un bilan plus poussé en France, j’anticipe pour eux et me renseigne du mieux que je peux... Je les aime...
Réponse de Reda : Je vous remercie pour votre message. Sachez que vous n’êtes pas seule à vouloir soutenir vos proches en Algérie qui se retrouvent face à cette maladie. S’ils sont hospitalisé, c’est peut-être du fait d’une découverte tardive de l’infection. Si c’est le cas, il est urgent de tout faire pour qu’ils aient les meilleurs soins possibles, c’est-à-dire non seulement les médicaments antriétroviraux (contre le sida) mais aussi les soins pour les maladies opportunistes (celles qui peuvent frapper les gens dont les défenses immunitaires sont affaiblies, ce qui semble être leur cas). Nous connaissons des familles concernées par la maladie sur Alger (hôpital El Kettar) ainsi que des médecins et des acteurs associatifs.
En janvier 2002, Messaoud, un jeune séropositif, nous avait écrit une longue lettre d’Algérie dans laquelle il décrivait ses conditions de vie mais aussi son espoir pour l’avenir. Tout récemment, une auditrice camerounaise lui a répondu :
Claire est camerounaise. Elle nous écrit : Bon courage, je suis camerounaise et j’ai des correspondants algériens. J’ai été vraiment touché par la lecture de ce témoignage, et j’ai été encore plus touché de constater que le concerné n’avait que 30 ans présentement. J’admire surtout son courage et sa persévérance. Beaucoup dans son cas seraient morts depuis longtemps. Je lui souhaite bon courage. J’espère que le seigneur l’aidera à guérir et exaucera ses rêves. Encore bon courage.