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Accès aux médicaments
Désorganisation mondiale de la santé
5 juillet 2004 (Tech Central Station)
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Voir en ligne : World Health Disorganisation
Désorganisation mondiale de la santé
Jusqu’où va le nouveau responsable de l’Organisation Mondiale de la santé
par Roger Bate 06/09/2004
Roger Bate est "visiting Fellow" à l’American Enterprise Institute et directeur du groupe de défense Africa Fighting Malaria. [remarque du traducteur : L’American Enterprise Institute est un lobby financé par les grandes entreprises américaines, il est basé à Washington]
Le Dr JW LEE, directeur général de l’OMS, a apparemment perdu sa capacité à vérifier les faits dans son effort pour calmer ses alliés activistes gauchistes et même plus, il a un programme d’action inutile contre les laboratoires occidentaux et leurs brevets. Cela le rend ridicule, et sape la crédibilité de l’OMS, démoralise les laboratoires et entame leur bonne volonté, ce qui est essentiel pour de futures recherches dans les maladies qui affectent les pays pauvres ; il soutient des groupes qui on été largement inutiles pour améliorer l’accès des pauvres aux médicaments, mais ont été efficaces pour détourner l’attention des médias du monde entier des questions pertinentes. Avec la dernière annonce du collaborateur de l’OMS (et malheureusement pour moi en attirant l’attention dessus) les brevets restent au centre es débats de la presse pour l’accès aux médicaments quand ils devraient s’être débarrassés depuis longtemps de ce sujet.
La question posée est si les brevets sur les médicaments réduisent l’accès pour les pauvres. C’est le cas en effet pour certains brevets dans certains pays, comme l’Afrique du Sud ou la plupart des antirétroviraux ’(ARV) sont brevetés. C’est possible et peut être démontré à l’occasion, qu’à cause de brevets les médicaments peuvent être plus chers et empêcher le traitement. Mais au total, il n’y a pas de brevets dans les pays les plus pauvres et dans ces pays ce n’est pas ce qui réduit l’accès au traitement.
Dans une étude récente du Health Affairs Journal, il a été démontré que, dans les 65 pays les plus pauvres du monde, les médicaments de la liste OMS de médicaments essentiels étaient brevetés que dans 1.4 % des cas. Pour les ARV, le pourcentage est plus élevé - environ 20 %. Mais même quand les brevets sont plus étendus, comme en Afrique du Sud (environ 85 % pour les ARV) le faible accès au traitement a peu à voir avec les brevets. Il a plus a voir avec le manque de volonté politique, le manque d’infrastructures médicales et le manque de personnel formé.
Malheureusement, la croyance fausse que les brevets sur les ARV sont le principal obstacle à un traitement efficace, n’est pas limité aux cercles activistes et médias gauchistes , elle est présente aussi dans une annonce publique de la direction de l’OMS. A l’Assemblée Mondiale de la Santé, le mois dernier, le Dr Lee a annoncé : "En mars, le gouvernement du Mozambique a délivré une licence obligatoire pour la fabrication d’une triple combinaison d’antirétroviraux pour satisfaire les besoins nationaux ? Ainsi, le Mozambique est devenu le premier pays africain à faire ce pas important pour mettre en oeuvre la déclaration de Doha."
Ce que le Dr Lee et de façon étonnante, le gouvernemant mozambicain n’ont pas réussi à comprendre était que les trois médicaments contre le VIH/SIDA n’ont jamais été brevetés au Mozambique- en d’autres mots que ce ’pas important’ est futile. De façon plus ironiquement le gouvernemant du Mozambique a promis de payer jusqu’à 2% de redevances aux détenteurs du brevet original - paiements qui ne sont pas dus. Comme cette sottise provient du gouvernement du Mozambique et à sa suite du DG de l’OMS, il n’est pas surprenant que les médias du monde entier considèrent que les brevets sont LA question ?
Mais les collègues du Dr LEE ont aggravé cette sottise. Le mardi, dans un bulletin de l’Orgalisation Mondiale de la Santé, le Dr KIM (responsable du programme VIH/SIDA à l’OMS) a déclaré que " Des récents développements à l’Organisation Mondiale du Commerce ont autorisé les pays pauvres - dans le cas de pandémies comme le VIH / SIDA) d’importer des médicaments génériques fabriqués sous licence obligatoire, si ils ne sont pas capables de fabriquer les médicaments eux-mêmes. Plusieurs pays le font maintenant. "
Non seulement le Mozambique n’a pas délivré de licence obligatoire pour un médicament breveté, comme l’a affirmé le Dr Lee, mais aucun autre pays non plus. Le Dr Kim dit des bétises, lui aussi. C’est une véritable confusion quand les gens de l’OMS responsables dans ce domaine ne peuvent même pas faire vérifier par leur personnel la véracité de leurs déclarations. Il est temps que l’OMS perde tous ses financements pour le SIDA jusqu’à ce qu’elle démontre sa capacité à s’occuper de cette maladie et pas à seulement jouer avec la foule des activistes.
[traduction : Jérôme Dumoulin)