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Chiffres du sida | Tuberculose
Tuberculose : plus de 6.300 cas en France, Paris et la Seine-Saint-Denis particulièrement touchés
20 janvier 2004 (France 3)
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Voir en ligne : France 3
La tuberculose, avec 6.332 cas déclarés en 2002, touche en moyenne dix personnes sur cent mille en France, mais cette incidence est cinq fois plus forte à Paris, selon une étude publiée mardi dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) du ministère de la Santé.
L’Ile-de-France, avec 27 personnes souffrant de la tuberculose pour 100.000 habitants, est la région la plus touchée, suivie par Provence-Alpes-Côte d’Azur (10,3 sur 100.000).
Paris, est le département le plus concerné par la maladie, avec 1.151 cas de tuberculose en 2002, soit 54 malades pour 100.000 habitants. La Seine-St-Denis, où l’incidence de la maladie a reculé de plus de 40% depuis dix ans, reste néanmoins le deuxième département frappé avec 435 personnes souffrant de la tuberculose (31 pour 100.000 habitants).
Près de 6% des tuberculeux étaient aussi infectés par le sida, selon des statistiques portant sur 42% des cas déclarés.
L’incidence de la tuberculose continue de décroître pour les personnes de nationalité française "alors qu’elle augmente très fortement dans la population de nationalité étrangère, en particulier d’origine subsaharienne", soulignent Didier Che (Institut de veille sanitaire) et ses collègues, jugeant que la situation "n’est que faussement rassurante".
Tuberculose et précarité sociale sont liées. Ainsi, rappellent les auteurs, 18% des malades ayant débuté un traitement anti-tuberculeux en 2001 étaient bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU) ou de l’Aide médicale d’Etat (AME), selon une étude réalisée par la caisse primaire d’assurance maladie de Paris.
"L’important travail de terrain" effectué en Seine-Saint-Denis "témoigne de la possibilité de faire évoluer les choses positivement", ajoutent-ils. Pour cela, il faut, concluent-ils, "moderniser la coordination entre les différents dispositifs de dépistage, de prise en charge et de lutte antituberculeuse et impliquer davantage les acteurs intervenant dans la lutte contre l’exclusion et la précarité".