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Droits des femmes | Religions
Le voile sur les discriminations
15 décembre 2003 (survivreausida.net)
Appel lancé par des féministes pour l’égalité
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En Mai 2003, un appel intitulé Oui à la laïcité, non aux lois d’exception,lance une mobilisation préventive contre toute loi d’exclusion des élèves voilées. Les auteurs, "acteurs de l’éducation, militants associatifs laïques et féministes", ont réuni à ce jour plus d’un millier de signatures. Entre temps, deux jeunes filles ont été exclues d’un lycée d’Aubervilliers. La menace d’une loi permettant de donner une base juridique à de telles exclusions, se précise.
L’appel ci-dessous répond entre autres à ceux et celles qui prétendent exclure les filles voilées au nom des droits des femmes. Un voile sur les discriminations est à l’initiative en particulier de Christine Delphy, directrice de la revue Nouvelles Questions Féministes, qui avait été une des porte-parole de la mobilisation contre l’intervention militaire en Afghanistan.
Le projet de loi contre les signes religieux à l’école vise en fait avant tout les femmes qui portent le foulard et prétend s’inscrire dans un discours anti-discriminatoire au service des femmes. Ses effets desserviront les femmes et accentueront les discriminations en France c’est l’analyse que font les signataires d’une pétition contre une loi d’exclusion qui en appellent à un débat de fond.
« L’affaire du foulard » est devenue un débat national, le débat national : on ne parle plus que de cela. On y apprend des choses : que pour nombre d’hommes politiques l’égalité entre les sexes est une priorité – tiens ! Tandis que pour certaines féministes, c’est dans la lutte contre l’islam, intégriste - forcément intégriste-, que se joue le sort des femmes en France. Re-tiens ! Des alliances inimaginables il y a quelques mois se forment, des fronts laïco-féministes qui ont pour dénominateur commun un fonds de fantasmes apocalyptiques : le « salafisme » et le « wahabisme » sont aux portes de nos mairies, prêts à piétiner notre constitution, et leurs fourriers sont quelques dizaines de femmes « voilées » qui semblent ne demander qu’à porter leurs foulards en paix. Mais que demanderont-elles après ?
Il faut retrouver la raison : les jeunes filles et les femmes qui portent le foulard ne sont pas la cinquième colonne d’une puissance étrangère, elles sont d’ici, partie intégrante de notre société même si pour nombre d’entre elles doublement exclues en tant que femmes et en tant qu’elles appartiennent à un groupe social stigmatisé. Et la France n’est pas près d’être transformée en république islamique. De telles peurs feraient rire si elles ne révélaient une crispation identitaire française, un rejet qui est aussi fort aujourd’hui qu’il l’était il y a quarante ans ou cent cinquante ans. On ne compte plus les « vrais-faux » lapsus qui transforment, dans la bouche des politiques et des journalistes, des citoyen-nes français-es en immigré-es pour l’éternité. C’est à qui exhibera le plus fort « complexe de Charles Martel » : si on ne peut pas les arrêter à Poitiers, au moins leur interdira-t-on l’entrée des écoles, des administrations, des hopitaux, etc. ! Ne pouvant les renvoyer « chez eux/elles » puisque qu’ils/elles sont ici chez eux, on peut - on sait faire - les traiter en citoyen-nes de seconde zone, en indésirables, en caste inférieure.
Et c’est là que réside le seul et l’unique problème républicain sur lequel le débat du foulard tente de jeter un voile pudique, sans y parvenir tout à fait ; en témoigne cet intérêt tout neuf pour la discrimination. Cette notion était jusqu’à hier inconnue en France : puisqu’il n’y a pas de races, il ne peut y avoir de discrimination raciale. S’il y en a, on fait semblant de ne pas la voir, car la voir conforterait la notion de race, donc le racisme. Ce raisonnement, ubuesque ou kafkaïen– selon qu’on est témoin ou victime –, la France est le seul de tous les pays du globe, à le tenir.
Et tant qu’elle le tiendra, et refusera de donner aux descendants des peuples qu’elle a colonisés, l’égalité promise par sa constitution, par sa loi interne autant que par ses obligations internationales, la France aura des problèmes ; des foulards, dont l’interdiction exacerbera la visibilité au lieu de la réduire, mais peut-être aussi d’autres réactions d’amertume un peu plus méchantes de la part des groupes discriminés. “Qui sème l’injustice récolte la colère », non ? On ne peut pas constamment mépriser, écraser, exclure sans provoquer un jour des révoltes. Et la France ne pourra tenir sa promesse d’égalité tant qu’elle refusera de regarder en face l’inégalité illégale tous les jours perpétrée : la discrimination permanente à tous les niveaux, emplois, école, administration, logement… Il n’y a pas un acte de la vie quotidienne qui soit indemne de racisme à l’égard de ceux que notre histoire coloniale continue à nous faire considérer comme des sous-êtres.
Traquer les traitements discriminatoires, qu’ils s’exercent à l’encontre des femmes ou d’autres groupes, relève d’un véritable enjeu de société. Cela demande des études, dans tous les domaines, sur les mécanismes de discrimination, qui ne sont pas le fait d’individus racistes, mais de tout le système social et de tous ses acteurs, consciemment ou inconsciemment ; et cela demande de construire des outils de lutte efficaces - qu’on les appelle “action positive†? ou “action volontaristeâ€?, “aménagement territorial†? ou “politiques anti-ségrégation » – pour faire de la fin de ce système, et de la souffrance qu’il induit, une priorité absolue.
Pour l’instant, ce pays vit très bien avec ces discriminations, ou du moins le croit-il, et applique de facto sinon de jure le système de la préférence nationale (favorisant les Français “de souche ») et de la préférence masculine de façon éhontée. Et l’on veut encore ajouter une loi inique et raciste au contentieux ? Comment des féministes peuvent-elles soutenir une loi qui aboutit à exclure des jeunes filles de l’école, souvent leur seul lieu d’émancipation, pour les renvoyer à un milieu familial censé les opprimer ?
Chacun sait que cette loi qu’on nous présente comme « une loi pour la laïcité » vise en premier lieu le foulard, en tant que signe visible d’une religion crainte et fantasmée, celle des « nouvelles classes dangereuses ». Non seulement l’on sait qu’à ce jour la loi de 1905 ne s’applique pas dans les départements d’Alsace et de Moselle (où les ministres du culte sont salariés par l’Etat pour dispenser des cours religieux pour les catholiques, protestants et juifs seulement) ni dans les territoires d’Outre-mer, mais en outre les textes envisagés excluraient de leur champ les écoles privés sous contrat. D’où l’évidence de leur caractère discriminatoire qui ne fera qu’agrandir les lignes de clivage et les fractures sociales. Aussi manifestons-nous très fermement notre opposition à toute loi stigmatisant l’islam, et les femmes musulmanes en particulier, et en appelons-nous à un débat de fond sur toutes ces questions à travers des discussions, contributions, rencontres, débats publics…, à lutter ensemble, en tant que démocrates et féministes, athées ou pas, voilées ou pas, contre toutes les discriminations et pour l’égalité.
Féministes pour l’égalité
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Le voile sur les discriminations
voila j’ai 16 ans mes parents aimeraient bien que je porte le voile, moi je n’en ai aucune envie mais ce n’est pas vraiment moi qui décide....cette loi est mon seul espoir car je compte bien continuer les étude et tant que je continuerais cela sera toujours mon "escuse" essayer de comprendre ma motivation a ce que cette loi passe et ne pensez pas que c’est forcément par crainte des intégristes et pensez a moi et toutes ces filles que ne peuvent pas s’exprimer... je me sent française, avant tout et j’aimerais aller à l’école comme tous le monde : sans voile...cet article me met plutot mal a l’aise dans ce sens... je pensait que les "français" me soutiendrais....
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Le voile sur les discriminations
s’lut ne te sens surtout pas mal d’en parler,plusieurs filles comme toi se sentiraient mal d’aller avec des voiles à l’ecole .tout comme toi je le serais aussi mais ne t’inquiète pas .tu devrais préalablement demander conseil à tes parents au cas ou ils seraient contre le fait que tu enlève le voile, t’as qu’à t’y faire et de continuer l’oeuvre commencée par tes ancètres on y peut rien si c’est ça la traditon. du courage
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Le voile sur les discriminations
je suis voilé et j’en suis fiere sirra tu peut etre voilée et etre comme tout le monde,le voile n’est pas une soumission mais une protection,de sa propre pudeur je suis voilée et pourtant je suis plus cultiver que certaine qui ne font attention qu’a leur apparence,car pour moi les vraie soumise sont celle qui se préocupe plus des garcons et du regard des gens ne vois pas le voile comme un fardeau mais plutot comme une liberté de ne plus etre juger par son phisique ni par ses formes ,mais seulement par la serenites interieur, la piete et l’intelligence la fille voilée est constament proteger par allah du male de ce monde renseigne toi plus sur l’islam tu verra que la femme et respecter et non soumise comme le pense certains ocidentaux qui ne connaisse rien de l’islam mais qui ne vois que le terrorisme alors que l’islam c’est tout sauf ca que dieu te guide vers le vrai chemin
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Le voile sur les discriminations
Mandat d’arrêt international contre Cheb Mami
Le prince du raï, qui aurait orchestré la tentative d’avortement forcée de son ex-compagne, est retranché en Algérie. LA POLICE judiciaire et Interpol se lancent aux trousses d’un prince déchu de la musique raï. Le chanteur Cheb Mami est visé depuis hier par un mandat international délivré par le juge de Bobigny Élisabeth Herlaut. L’artiste, retranché en Algérie, ne s’est pas présenté lundi dernier à une confrontation organisée pour « violence volontaire, séquestration et menace » sur son ancienne compagne. Une sordide histoire qui ruine l’image de cet artiste de 40 ans ayant séduit la jeunesse par des chants d’amour.
L’affaire, à son origine, avait aiguisé l’appétit de la presse people. Mohamed Khelifati, alias Cheb Mami, fait l’objet en juillet 2006 d’une plainte déposée par Noémie (1), photographe de 43 ans. La jeune femme raconte alors le cauchemar enduré avec le chanteur, rencontré lors d’une interview en 2004 et qui l’a mise enceinte. L’idylle vire à l’aigre dès lors que Cheb Mami exige l’avortement. Ce que refuse la future maman.
À l’instigation présumée de Michel Lévy, impresario de l’artiste, la photographe est invitée fin août 2005 à Algérie pour couvrir un concert raï. À son arrivée, elle est prise en charge par un certain Lazar H., directeur artistique. Conduite dans un bungalow, la jeune femme se serait vu offrir en soirée une boisson droguée. Noémie perd connaissance. Elle se réveille au rez-de-chaussée d’une ancienne ambassade, demeure de Cheb Mami. Là , allongée de force, elle aurait été frappée au ventre une nuit entière par trois femmes qui tentent de procéder à un avortement forcé. Les conditions sont épouvantables. Au petit matin, la future maman, pantelante et ensanglantée, est jetée dans un taxi. De retour à Paris, Noémie, choquée, apprend que le foetus est viable. Un enregistrement accablant
Cheb Mami lui aurait offert plus 25 000 euros de dédommagement pour qu’elle taise son calvaire et tue son futur bébé. Noémie, qui accouche en mars 2006 d’une fille, ne lâche pas. La PJ de Seine-Saint-Denis dispose d’un enregistrement accablant du chanteur hurlant à sa maîtresse : « Tu n’as plus de bébé : le sang, je l’ai vu. C’était comme un morceau de foie. » Cheb Mami est interpellé le 25 octobre dernier à la descente d’un vol en provenance d’Oran. Écroué, il a été remis en liberté en février moyennant une caution de 200 000 euros et la confiscation de ses passeports. Ce qui ne l’a pas empêché de s’esquiver vers l’Algérie avec des papiers périmés lors des vacances de Pâques.
Considérant que le chanteur de raï, icône de la jeunesse de son pays, est un « protégé » du président Abdelaziz Bouteflika, Me Françoise Cotta, avocate de la photographe, ne croit guère que la traque du chanteur aboutisse. Aucun accord d’extradition n’existe entre Paris et Alger.
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Le voile sur les discriminations
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Le voile sur les discriminations
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Le voile sur les discriminations
Qui a crée ces lois ?
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Le voile sur les discriminations
Pourquoi le port du voile pose tant de problème ?