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Agenda | Palestine
Vidéorème présente des films sur la Palestine à Roubaix
9 novembre 2003 (survivreausida.net)
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Le collectif VIDÉORÈME a la plaisir de vous inviter dans le cadre du Mois du film documentaire Israël-Palestine
Rencontres documentaires les 9, 21-22 et 28-29 novembre à Avion et Roubaix
dimanche 9 novembre - 15 h - Cinéma Le Familia - Avion (rue Edouard Depret)
Cantique des pierres de Michel Khleifi (1990 - 105 min.)
Elle, Palestinienne, immigrée aux Etats-Unis 15 ans plus tôt, rentre à Jérusalem pour mener des recherches sur le sens du sacrifice dans l’Intifada. Lui, Palestinien, fraichement libéré d’une prison israelienne après 16 ans de détention, travaille dans une association d’aide aux paysans. “Cantique des pierres” est l’histoire de leurs retrouvailles.
Film suivi d’une rencontre avec Michel Khleifi
vendredi 21 novembre - 20 h - La condition publique - Roubaix (14 pl Faidherbe)
Palestine, histoire d’une terre de Simone Bitton (1993 - 120 min.)
Un montage d’archives impressionnant à deux points de vue : tout d’abord par la rareté des images, ensuite pas sa réussite. Ce film permet de découvrir la Palestine dès la fin du 19ème siècle. Images qui parlent d’elles-mêmes, retraçant l’arrivée des premiers colons, l’envenimement de la situation et l’éclatement des massacres dans le pays, la confrontation entre deux peuples soulevés l’un contre l’autre par le sionisme.
Film suivi d’une rencontre avec Simone Bitton
samedi 22 novembre - 16 h - La condition publique - Roubaix (14 pl Faidherbe)
Aqabat Jaber de Eyal Sivan - film en 2 parties :
Vie de passage (1987 - 81 min.)
Aqabat Jaber est l’un des 60 camps de réfugiés palestiniens construit par l’ONU au début des années 1950 au Moyen-Orient. Situé à trois kilomètres au sud de Jéricho, c’était alors le plus grand camp du Moyen-Orient. La plupart de ses 65.000 habitants venaient de villages du centre de la Palestine détruits en 1948. Ce film raconte l’histoire d’un génération déshéritée, élevée dans la nostalgie d’endroits qu’elle n’a jamais connus et qui n’existent plus.
Paix sans retour ? (1995 - 61 min.)
Peut-on envisager la paix israélo-palestinienne sans le retour des réfugiés palestiniens sur leur terre natale, devenue Israël ? S’agit-il d’un retour physique ou d’un retour symbolique, fondé sur la reconnaissance de l’injustice infligée au peuple de Palestine en 1948 ? Après avoir tourné Aqabat Jaber, vie de passage à la veille de l’Intifada, Eyal Sivan revient dans ce camp de réfugiés au lendemain de l’évacuation de la région par l’armée israélienne.
(Sous réserve : films suivis d’une rencontre avec Eyal Sivan)
samedi 22 novembre - 20 h - La condition publique - Roubaix (14 pl Faidherbe)
Les panthères noires d’Israël parlent de Eli Hamo et Shalem Chetrit (2003 - 53 min.) INÉDIT EN FRANCE
En Israël, les Panthères noires furent le mouvement social de la seconde génération de Mizrahim (Séfarades), c’est-à-dire les Juifs originaires de pays arabes et musulmans. Dans ce film, les dirigeants du mouvement évoquent leur lutte des années 1970 jusqu’à nos jours, le rôle tragique joué par le parti Shas pour écraser leurs revendications, les relations entre l’oppression des Palestiniens et l’oppression sociale et culturelle des Mizrahim.
Izkor, les esclaves de la mémoire de Eyal Sivan (1993 - 97 min.)
Izkor signifie souviens-toi en hébreu, et c’est sur cet impératif dicté aux enfants d’Israël que s’interroge ce film. Au mois d’avril, en Israël, les fêtes et les commémorations se succèdent. Les enfants des écoles, du plus petit au plus grand, se préparent à rendre hommage au passé de leur pays. La mémoire collective devient alors un outil terriblement efficace pour la formation des jeunes esprits. Izkor, c’est la société israélienne comme on ne l’a jamais montrée. C’est trente jours de la vie d’un Etat vivant au rythme des pulsations de sa mémoire.
(Sous réserve : films suivis d’une rencontre avec Eyal Sivan)
dimanche 23 novembre - 16 h - Centre aéré - Roubaix (av. Fleming)
Route 181 de Michel Khleifi et Eyal Sivan (2003 - 4h30) EN AVANT-PREMIÈRE
1ère partie (3 heures) : 16h / 2ème partie (1h30) : 20h30
Possibilité de manger sur place entre les 2 séances (réservation obligatoire)
En 2002, le cinéaste palestinien Michel Khleifi et le cinéaste israélien Eyal Sivan partent pour un voyage cinématographique commun dans leur pays, Palestine-Israël. Pour accomplir ce voyage sur leur terre natale, ils ont tracé un parcours sur une carte routière et l’ont intitulé la “route 181”, d’après la résolution 181 adoptée par les nations Unies en 1947. Ce tracé théorique qui se présentait comme une “solution” a entraîné la première guerre israélo-arabe dont on ne voit, aujourd’hui encore, toujours pas la fin. Leur voyage sur la “route 181” suit le tracé de cette frontière qui n’a jamais existé. Un film de rencontres faites au hasard de la route avec les habitants du territoire israélo-palestinien.
Film suivi d’une rencontre avec Eyal Sivan et Michel Khleifi
Une diffusion de ce film est prévue sur Arte le lundi 24 novembre, dans “Grand Format”, à quelques jours de l’anniversaire de l’adoption par les Nations Unies du plan de partage de la Palestine.
vendredi 28 novembre - 20 h - La condition publique - Roubaix (14 pl Faidherbe)
Jenin... Jenin de Mohammad Bakri (2002 - 50 min.)
Le film se base sur les témoignages d’habitants de Jenin suite à l’opération défensive de l’armée israélienne du mois d’avril 2002, pendant laquelle la ville et le camps ont été les scènes de combats féroces. Une partie du camps a été complètement rasée. Les Palestiniens, ainsi que de nombreuses organisations des droits de l’homme ont accusé Israël de crimes de guerre lors de cette attaque. “Jenin... Jenin” montre les effets de la terreur prolongée exercée par Tsahal sur les habitants palestiniens de Jenin.
L’attentat de Simone Bitton (1998 - 52 min.)
Des familles israéliennes et Palestiniennes ne se connaissent pas, mais toutes ont perdu un enfant dans le même attentat suicide. Huit personnes sont mortes lors de l’explosion des bombes que des jeunes palestiniens portaient sur eux dans une rue de Jérusalem, en septembre 1997. L’événement sert les intégristes des deux camps. A l’opposé des positions les plus retentissantes dans les médias, les familles et les parents expliquent, raisonnent et se positionnent devant la caméra.
(Sous réserve : film suivi d’une rencontre avec Mohammad Bakri)
samedi 29 novembre - 20 h - La condition publique - Roubaix (14 pl Faidherbe)
Chronique d’un siège de Samir Abdallah (2002 - 54 min.)
Le 31 mars 2002, le cinéaste Samir Abdallah rejoint le QG de Yasser Arafat assiégé par l’armée israélienne. Entré à la Moqata avec une mission civile pour la protection du peuple palestinien, il y reste plus d’un mois, jusqu’à la levée du siège. Au cours de cette chronique, nous suivons la vie quotidienne du QG, mais aussi les négociations internationales. Ce récit d’un enfermement agit dès lors comme une métaphore de l’occupation.
Un arpent sur la lune de Rachel Leah Jones (2002 - 46 min.)
“Un arpent sur le lune” est un documentaire sur le village palestinien de Ein Houd, conquis et vidé de sa population par les forces israéliennes en 1948, puis colonisé par des artistes juifs et rebaptisé “Ein Hod”. Le film raconte l’histoire des habitants originels du village qui, après l’expulsion, se sont installés 1,5 kilomètre plus loin, dans les collines avoisinantes, la loi israélienne interdisant aux réfugiés palestiniens de retourner chez eux.
(Sous réserve : film suivi d’une rencontre avec Rachel Leah Jones)
Présentation de Vidéorème
Vidéorème est une association loi 1901 créée en 1991, à l’initiative de jeunes réalisateurs de la métropole lilloise. Implantée à Roubaix, elle développe ses actions autour de trois axes :
la réalisation et la production de films documentaires sur les réalités sociales, politiques et culturelles
la mise en place et l’encadrement d’ateliers de pratique et de lecture de l’image
l’organisation de diffusions-débats autour du cinéma documentaire
Fort de son expérience de douze années d’activité dans les domaines du cinéma, de l’audiovisuel et de l’action culturelle, le collectif Vidéorème est aujourd’hui, un lieu de débats et d’échanges ouvert aux individus, groupes et associations. Il se veut également un espace de recherche collectif alliant la réflexion à une pratique concrète de l’image.
Le Mois du film documentaire
Opération nationale destinée à mettre en valeur le film documentaire dans les réseaux de diffusion culturelle, le Mois du film documentaire a lieu tous les ans au mois de novembre et est coordonné par l’association Images en bibliothèques (www.imagenbib.com). Il poursuit un triple objectif :
Favoriser la découverte d’oeuvres de qualité par un public plus large et générer un dialogue entre auteurs, réalisateurs et spectateurs
Fédérer l’action des différents partenaires culturels qui travaillent dans les régions à la diffusion du film documentaire
Valoriser le travail accompli sur le long terme par de très nombreux lieux de diffusion culturelle
Note d’intention
Étant donné l’actualité, la complexité, étant donné la profusion d’images journalistiques qui n’expliquent rien mais au contraire tendent à obscurcir les esprits, écrasant la raison pour déchaîner les passions, nous souhaitons aborder la question du Proche-Orient en explorant les chemins multiples de compréhension qui nous sont offerts par les cinéastes palestiniens et israéliens.
L’hyper-médiatisation du conflit israélo-palestinien se fait quotidiennement en faisant l’impasse sur une information au sujet des fondements historiques et géopolitiques d’une guerre qui dure depuis plus de cinquante ans. La lutte du peuple palestinien pour sa survie et son existence se résume à une succession d’attentats suicides perpétrés par ceux que l’on appelle les fous de Dieu. Les attaques de l’armée israélienne dans les territoires occupés sont pour leur part qualifiées de représailles légitimes. Les médias dominants nous enferment dans une vision manichéenne d’une réalité tragique et meurtrière. En fait, cette rhétorique du bien et du mal est sans issue et fait le jeu de tous les intégrismes et totalitarisme en action ici et là-bas.
La désinformation permanente laisse le champ libre à une vision purement religieuse du conflit qui se propage dans les quartiers de nos villes. De nombreux jeunes des cités s’identifient aux jeunes Palestiniens de l’Intifada, en amalgamant la lutte des Palestiniens à une guerre contre les Juifs. D’autre part, toute forme de soutien au peuple palestinien ou de critique de la politique de l’état d’Israël est assimilée par de nombreux intellectuels français et certains représentants de la communauté juive à de l’antisémitisme.
Ce conflit nous concerne donc par les débats qu’il suscite et les amalgames destructeurs qu’il provoque en France. Face au flot d’images télévisuelles, nos questions sont toujours les mêmes : Où sont les femmes et les hommes de Palestine et d’Israël, qui sont-ils ?
Pour répondre à cette question, nous avons besoin des images et des discours multiples que produisent les cinéastes palestiniens et israéliens ; des regards qui se répondent au lieu de d’opposer systématiquement.
Deux temps forts de projections-débats (publiques et gratuites) se succèderont autour des problématiques suivantes :
Approche historique : ce premier temps fort est consacrée aux origines du conflit, à son contexte géopolitique, et à ses conséquences sur les sociétés Israéliennes et Palestiniennes.
Approche plus contemporaine : ce deuxième temps fort est centré sur les événements récents et les perspectives
Contact
Vidéorème
188 rue Pierre De Roubaix
59100 Roubaix
Tél/fax : 03 20 45 01 75
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