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Ouganda
Ouverture de la 11ème conférence des personnes vivant avec le sida à Kampala
27 octobre 2003 (AFP)
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KAMPALA, 26 octobre 2003 (AFP) - La 11ème Conférence internationale des Personnes vivant avec le VIH-sida (PLWHA), réunissant associations et organisations gouvernementales (ONG), s’ouvre dimanche à Kampala avec l’objectif affiché de trouver des moyens de fournir des médicaments aux malades.
"Nous brisons le silence autour du VIH-sida et nous combattons la stigmatisation et la discrimination qui continuent de frapper les personnes infectées", a expliqué à l’AFP le président du comité d’organisation de la conférence, le commandant Rubaramira Ruranga.
La conférence réunira pendant cinq jours quelque 800 délégués de différents pays du monde, dont 250 d’Ouganda, a indiqué le commandant Ruranga, un militaire ougandais séropositif.
"Cette conférence intervient à un moment historique de la réponse internationale au VIH-sida, où le traitement et les soins qui n’étaient qu’un rêve pour la majorité des séropositifs, deviennent peu à peu une réalité pour un nombre grandissant de victimes", a-t-il déclaré.
La conférence rappellera au monde que le continent a besoin de médicaments anti-rétroviraux (ARV) et soulignera que l’accès à l’eau potable et à une alimentation équilibrée, s’ils sont des besoins de base pour tous, deviennent cruciaux pour les séropositifs.
Transmission mère-enfant : les femmes séropositives souhaitent une meilleure prévention
Les femmes séropositives ont réclamé lundi, lors d’une conférence à Kampala, l’amélioration des programmes de prévention de la transmission du virus HIV de la mère à l’enfant, rappelant que ceux existants ne comprenaient pas une prise en charge post-partum des mères infectées.
"Les programmes concernant la transmission mère-enfant devraient permettre aux femmes infectées par le sida de pouvoir bénéficier d’anti-rétroviraux après la naissance", a expliqué une femme séropositive qui a souhaité conservé l’anonymat, lors de la Conférence des personnes vivant avec le sida qui s’est ouverte dimanche dans la capitale ougandaise.
"Les programmes existants nous traitent comme des machines à produire des bébés et nos vies à nous ne sont absolument pas prises en compte. Ces programmes devraient être envisagés différemment", a déclaré une autre femme.
Le plupart des femmes séropositives se montrent très critiques envers les plans de prévention sur la transmission du sida de la mère à l’enfant, leur reprochant de ne pas prêter suffisamment d’attention aux mères.
"Nous pourrions nous retrouver dans une situation où les enfants naîtront en bonne santé alors que leur parents continuent à mourir, créant de nouveaux orphelins", a ensuite averti la première femme.
Selon le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), il y avait 13 millions d’orphelins consécutifs au sida dans le monde en 2002 et l’ONU en prévoit 20 millions pour le seul continent africain d’ici 2010.