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Maghreb SIDA 2002 : notre dossier sur la situation des familles confrontées au sida dans les pays du Maghreb
18 décembre 2002 (survivreausida.net)
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Comité des familles arabes et africaines solidaires pour survivre au sida
PARIS, le 18 décembre 2002 — Le Comité des familles arabes et africaines solidaires pour survivre au sida (Paris) tisse depuis 1999 des liens de solidarité avec des familles concernées par le VIH vivant en Tunisie, en Algérie et au maroc.
Alors qu’une conférence réunissant des représentants de quatorze pays arabes s’est achevée vendredi à Tunis, voici quelques-uns de nos propres constats sur l’épidémie du sida dans les pays du Maghreb.
Sur le point de vue officiel de l’ONUSIDA
L’ONUSIDA reconnaît l’insuffisance des services de surveillance épidémiologique, déclarant qu’il est « possible que des épidémies cachées se propagent dans la région ». Elle ajoute : « la tendance semble indiquer une hausse des taux d’infection à VIH ».
Par rapport à la langue de bois onusienne, ces constats sont révélateurs d’un malaise grandissant pour des autorités de santé publique, notamment celles des trois pays du Maghreb, qui ont aujourd’hui pris conscience qu’en fait l’explosion de l’épidémie a déjà eu lieu.
En effet, nous pensons que la contamination des personnes aujourd’hui pris en charge ou au moins recensés en tant que malades dans les pays du Maghreb remonteraient en fait aux années 90. Cela impliquerait l’installation de l’épidémie dans notre région depuis au moins dix et probablement vingt ans, date à laquelle ont eu lieu les premières expulsions par le gouvernement français de gens déjà en stade SIDA.
Quelle est la situation des familles dans les trois pays du Maghreb ?
Selon les familles en contact avec le Comité, voici quelques-uns des principaux problèmes :
- des inégalités dans l’accès aux traitements, même lorsque officiellement la trithérapie est « gratuite » pour tous les malades (alors que les gouvernements ont les moyens de les fournir) ;
- une protection sociale en lambeaux ;
- l’inexistence de moyens pour permettre aux familles d’organiser la solidarité ;
- l’arrogance des soignants malgré leur manque d’expérience en soins VIH ;
- l’absence de cadre juridique garantissant la protection des droits des séropositifs ;
- l’absence de débat public et de grandes campagnes nationales sur la maladie.
En Algérie, au moins 50 000 séropositifs, mais quelles conditions de vie et de prise en charge thérapeutique ?
L’ensemble des malades en Algérie est pris en charge à l’hôpital El-Kettar (Alger). Une trithérapie unique, pas forcément adaptée pour tous, est gratuite, mais les ruptures de stock sont fréquentes et la prise en charge des maladies opportunistes est à la charge des familles.
En novembre 2001 déjà, une étude montrait un taux de séropositivité de 1% parmi les femmes enceintes.
L’infrastructure de santé a été saccagé par la guerre, par la privatisation ; des médecins nous parlent du retour des épidémies (peste, choléra, etc.).
Au Sud du Sahara, le gouvernement algérien semble tenter d’émuler les pires pratiques des gouvernements européens dans l’accueil des réfugiés de nos frères et nos s[oe]urs du reste du continent.
Le Ministère des Affaires étrangères français a donné 1 million de francs à l’OIM, une agence de l’ONU, pour sous-traiter une recherche sur les besoins de la lutte contre le sida en Algérie. Les responsables de santé publique en France et en Algérie ne nient plus la gravité de l’épidémie.
L’épidémie du sida, des banlieues au Maghreb
L’ONUSIDA ne reconnaît pas l’origine de l’épidémie « émergente » dans les 3 pays du Maghreb : la France porte une responsabilité directe dans l’épidémie des pays du Maghreb, car elle a laissé les familles maghrébines de France seules face à l’épidémie, sans moyens pour organiser la solidarité ou la prévention.
L’immobilisme des pouvoirs publics français face à l’épidémie qui a décimé un pan entier de la jeunesse maghrébine des années quatre-vingt est directement responsable de l’épidémie qui s’est durablement installée dans les pays du Maghreb.
Alors que les personnes contaminées qui vivent dans les pays du Maghreb affluent dans les hôpitaux, en France, une deuxième épidémie menace la communauté maghrébine...
Beaucoup de gens parmi en France pensent que le pire de l’épidémie du sida chez les Maghrébins en France est derrière nous... Malheureusement, de nombreux indices attestent de l’existence d’une « deuxième » épidémie de contaminations par le VIH chez les Maghrébins de France.
La France est le seul pays au monde au sein duquel une minorité arabe paye un si lourd tribut à la maladie : aujourd’hui encore, de nombreux rescapés de la première épidémie du sida chez les Maghrébins de France meurent de la co-infection par le virus du sida et celui de l’hépatite C et des injustices de la prison, de la Double Peine, et de la misère économique.
De plus, une deuxième épidémie « silencieuse » se propage aujourd’hui en France au sein de la communauté maghrébine. Si pour l’instant elle est « invisible » (malgré de nombreux indices), c’est qu’il faudra attendre cinq à dix ans avant de voir les personnes récemment contaminées par le virus arriver à l’hôpital au stade SIDA.
Pendant ce temps-là, les personnes vivant dans le Maghreb, contaminées pendant les années 90, commencent, elles, à arriver dans les hôpitaux de nos pays d’origine, à l’hôpital El-Kettar en Algérie, à celui de Rabta à Tunis, et au Maroc.
Notre dossier sur le sida en Algérie et dans le Maghreb
- Réunion de 12 pays arabes à Tunis : Les familles du Maghreb face au sida
PARIS, 13 décembre 2002 (Radio Orient) - ONUSIDA : le point sur l’épidémie au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (2002) (Acrobat PDF, 69 Ko)
- Rubrique des auditeurs : l’Algérie face au sida
- Algérie : des familles solidaires pour survivre au sida
- Algérie : bilan de notre Appel pour récolter des médicaments
- Algérie : la rupture d’antirétroviraux frappe des personnes gravement malades
- Chronique juridique : droit d’une veuve d’un travailleur immigré décédé en France du sida
- Malades du sida au Maghreb : conditions de vie (1999)
Des Algérien-ne-s concernées par le VIH prennent la parole
Forum de discussion: 1 Message
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Maghreb SIDA 2002 : notre dossier sur la situation des familles confrontées au sida dans les pays du Maghreb
rien a perdre .a ce qui aconfiance en dieu .il y pas mal de temps que assiya boumahdi a fabriquer un traitment qui peut maitre fin au sida ;en perd rien .qui veut savoir plus ;il ou elle peut la contacter sur L ’adresse email suivant : elhadad.youssef@caramail.com