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Campagne en faveur d’une loi pour des médicaments anti-sida bon marché
28 mai 2001 (AFP)
NAIROBI, 28 mai 2001 (AFP)
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Des activistes anti-sida et des ONG ont lancé lundi une campagne de soutien à une législation permettant au pays de se fournir en médicaments anti-sida moins onéreux, qui doit être examinée début juin par le parlement.
La coalition kenyane pour l’accès aux médicaments essentiels (KCAEM) a lancé des pétitions sur le thème "placez la vie avant le profit".
Lundi 4 juin à 10h00, elle appelle à une minute de prières "pour permettre aux députés d’avoir le courage et la sagesse d’adopter une loi incluant les garde-fous légaux permettant l’accès à des traitements abordables pour tous", indique le communiqué.
La coalition veut également publier dans les journaux des annonces de décès pour les 700 personnes qui meurent chaque jour du sida, selon les statistiques officielles.
Le parlement kényan, dont les travaux reprennent le 5 juin, doit examiner une loi sur la propriété industrielle destinée à mettre le Kenya en conformité avec les dispositions de l’organisation mondiale du commerce (OMC).
Le projet de loi inclut des clauses permettant au gouvernement de profiter d’une disposition des accords sur la Propriété intellectuelle liée au commerce (TRIPS) selon lesquelles un pays peut contourner les droits de patente d’une compagnie pharmaceutique, en cas d’urgence ou de désastre national et notamment, importer des médicaments génériques moins coûteux.
Il s’agit, en particulier des médicaments anti-rétroviraux (ARV), qui permettent de freiner le développement de la maladie, soigner les effets secondaires et prolonger la durée de vie.
Les ONG ont récemment dénoncé des tentatives de lobbying des compagnies pharmaceutiques auprès des députés.
Quelque 2,5 millions d’adultes sont séropositifs au Kenya, selon les statistiques officielles. En Europe et aux Etats-Unis, le taux de mortalité lié au sida a diminué de 75% depuis l’introduction des ARV, qui demeurent hors de portée de la plupart des Africains, estime la KCAEM.