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Colin Powell : Washington ira au-delà des 200 M USD promis pour le fonds sida
25 mai 2001 (AFP)
PRETORIA, 25 mai 2001 (AFP)
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Le secrétaire d’Etat américain Colin Powell a déclaré vendredi que les Etats-Unis entendent à l’avenir aller au-delà des 200 millions de dollars déjà promis au fonds lancé par le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan, pour accélérer la lutte contre le sida.
"Je souhaiterais voir plus d’argent aller à ce combat", a déclaré Colin Powell à la presse, à l’issue d’une entretien avec son homologue sud-africaine Nkosazana Dlamini-Zuma à Pretoria, au deuxième jour de l’étape sud-africaine de sa tournée africaine.
"A l’avenir, je pense que nous allons plaider devant le Congrès pour continuer à augmenter les fonds pour la lutte contre le virus du vih-sida", a déclaré M. Powell.
La semaine dernière, le président américain George W. Bush avait apporté l’appui concret des Etats-Unis à l’initiative lancée fin avril à Abuja (Nigeria) par Koffi Annan pour accélérer la lutte contre le sida, la malaria et la tuberculose, en promettant 200 millions USD cette année.
Les Etats-Unis étaient le premier pays à annoncer officiellement une contribution à ce fond.
Interrogé sur les critiques des militants anti-sida qui jugent trop modeste le versement annoncé par Washington, Colin Powell a répondu vendredi : "les militants en veulent davantage et je les encourage à continuer de faire pression sur nous".
Evoquant les efforts contre le sida de l’Afrique du Sud, pays le plus touché au monde (4,7 millions de séropositifs), Powell s’est félicité de l’accent que Pretoria entend mettre sur l’éducation, et de son approche globale du problème, incluant ses aspects économiques.
"L’éducation est sans doute la clef de tout", a-t-il déclaré.
Mme Dlamini-Zuma a pour sa part de nouveau défendu la politique anti-sida de son gouvernement, critiqué pour son refus de fournir les médicaments anti-rétroviraux dans la Santé publique, au motif à la fois d’un prix élevé, d’une innocuité non prouvée, et d’insuffisantes structures de suivi.
"Les médicaments les plus importants ne sont pas les anti-rétroviraux, mais ceux qui soignent les infections opportunistes", a insisté la ministre. Reprenant un thème maintes fois soutenu par le président Thabo Mbeki, elle a rappelé que le VIH-sida est "lié à la pauvreté et qu’il faut améliorer les conditions de vie des gens...Il faut voir ce problème d’une manière globale".