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Côte d’Ivoire
Côte d’Ivoire : "On pense qu’on est seul, qu’on va mourir tout de suite"
30 novembre 2000 (AFP)
ABIDJAN, 30 novembre 2000 (AFP)
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par Serge ARNOLD
Louise a 29 ans, elle a "découvert sa sérologie" (sa séropositivité, ndlr) en 1998 : "On pense alors qu’on est seul, abandonné, qu’on a tout perdu et qu’on va mourir tout de suite".
Comme d’autres, elle a retrouvé "de l’envie de vivre et de la confiance" en rejoignant à Abidjan une "association de personnes vivant avec le VIH" (le virus du sida).
Les plus anciennes - "Lumière Action" dans le quartier d’Abobo et le "Club des amis" à Treichville -, sont nées en 1994.
Avec de très petits moyens, elles apportent un soutien psychologique essentiel - et, quand elles le peuvent, matériel - aux séropositifs. Elles prennent également en charge des orphelins du sida.
"En 94 (...) j’ai découvert que ma femme était décédée du VIH et que moi-même j’étais atteint" : c’est le début de l’engagement de Denis Fouabi dans le Club des amis, une "nouvelle famille", dont il est vice-président.
Le principal soutien financier au Club des amis vient de la Coopération française qui a payé 5 mobylettes pour "les visites à domicile", souvent un "voyage au bout de la misère", et financé une "ferme de poulets de chair" où travaillent des porteurs du virus. C’est l’unique activité génératrice de revenus du Club.
Dans le centre médical qui abrite l’association, une jeune femme éclate en sanglots et s’en va après avoir donné son numéro de téléphone. Elle "veut rester seule".
"Elle vient d’apprendre sa sérologie (...) elle ne le supporte pas", explique Jean-Baptiste, étudiant de 26 ans, qui se sait porteur du virus depuis 5 ans et est aujourd’hui sous trithérapie. "La première phase c’est qu’il faut que les gens acceptent, cela permet de surmonter une maladie qui est plus psychologique que physique".
"C’est dur, c’est la raison pour laquelle les gens ne font pas le dépistage. Ils se disent : +si c’est pour apprendre une maladie qu’on ne peut pas soigner, ce n’est pas la peine+ (...) Sur un million de séropositifs en Côte d’Ivoire, seuls 10 % savent, les 90 % qui ne savent pas, qui se croient sains, c’est contre eux qu’il faudra faire la lutte".
"Au niveau de la sensibilisation, ça ne va pas. Si à l’époque j’avais été aussi informée que je le suis aujourd’hui, je ne serais pas dans ce cas", déplore Louise.
"On disait soyez fidèle" - elle a eu des fidélités successives "jusqu’à ce que ça aille mal"-, "on disait qu’un certain type de personnes, les prostituées étaient exposées (...) mais aujourd’hui on sait que, quand on a des rapports sexuels, on est déjà exposé".
Le "gros problème", notent tous les membres de ces associations, c’est l’accès limité aux trithérapies à des prix abordables.
Les associations, soumises à des quotas, ne peuvent fournir de trithérapies à tous ceux qui en auraient besoin. Certains de leurs membres sont inscrits sur les listes alors que leur charge virale ne les oblige pas à recourir déjà aux trithérapies.
"Mais ils ont peur, ils ont vu mourir des gens très rapidement et la révision des listes est freinée par une bureaucratie lourde", explique Amos N’Falassié, un responsable de Lumière Action.
Lui n’est pas séropositif : il s’est engagé dans l’association après la mort de son frère en 1992, puis, en 1998, de sa belle-soeur, devenue au fil du combat contre la maladie "la personne la plus chère".
En juin 1998, Action Lumière avait déposé une demande pour qu’elle puisse bénéficier d’une trithérapie, un traitement qui ne lui a été accordé qu’au mois de novembre suivant, deux mois après sa mort.
Cette année il y a eu aussi des "ruptures d’approvisionnement en molécules" dans les centres de distribution agréés.
Au Club des Amis, treize personnes sous traitement sont mortes à cause de ces ruptures d’approvisionnement et une trentaine sont décédées en attente de traitement. Chez Action Lumière, 5 personnes sous traitement sont mortes et 6 en attente de traitement.
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Côte d’Ivoire :
Je ne suis pas au courant de mon etat serologique , mais je suis tès interresse par des temoiganges de personnes vivant avec le VIH, par leurs experiences, leur amitié , pour savoir ce qu’elles vivent tous les jours. Je suis egalement interrêssé par l’integralité de cet article.
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Côte d’Ivoire : "On pense qu’on est seul, qu’on va mourir tout de suite"
Bonjour à tous et du fond du coeur bon courage. Si je suis ici, c’est parce que je cherche désespérément sur le net une adresse d’un centre de dépistage du sida à Abidjan pour une amie Ivoirienne habitant dans le quartier Koumassi. Je voudrais aussi connaître le prix du test. C’est urgent. De plus, peut on me dire, toujours pour rester dans le domaine de la santé, s’il existe des centre de santé à Abidjan où un Ivoirien peu consulter un médecin généraliste à moindre frais (certains, à 18.000 cfa sont plus chers qu’en France, écoeuré!!!!!!) ? Merci beaucoup pour votre réponse, c’est urgent. François.
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Suivi de la séropositivité à Abidjan
Il faut contacter le Dr Chenal au centre CIRBA. Pour des infos plus complètes, lire Que faire quand on apprend qu’un proche vivant au pays est séropositif?.
Vous n’êtes pas le seul à vivre cette situation. Le plus urgent est de faire un bilan des CD4 pour savoir où elle en est avec la maladie. À partir de là, vous saurez s’il faut envoyer les médicaments ou la faire venir en France en urgence.
Le Comité des familles pour survivre au sida regroupe des familles issues de l’immigration qui soutiennent des proches malades, ici ou dans les pays d’origine.
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> Côte d’Ivoire : "On pense qu’on est seul, qu’on va mourir tout de suite"
Bonjour François, En ce qui concerne le test de dépistage du VIH, tu peux envoyer ton amie le faire à Port-Bouët,près de la cité universitaire qui se trouve au bord de la mer.Ce centre s’appelle le "C.D.V" Centre de Dépistage Volontaire.Il est gratuit et anonyme.Mais ce n’est pas un centre de suivi des personnes infectées par le VIH.S’il s’avère que ton amie est positive au VIH (ce que je ne souhaite pas,bien sûr!)elle pourra se faire ouvrir un dossier par un médecin à l’U.S.A.C. (Unité des Soins Ambulatoires et de Conseil) du C.H.U de Treichville et ainsi se faire suivre là-bas à moindre coût.L’U.S.A.C. est un centre spécialisé dans le suivi des malades du SIDA. Frais de consultaion:500 Frs CFA Frais du bilan sanguin : 6 500 Frs CFA. En espérant t’avoir aidé, je te souhaite bon courage.
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Suivi de la séropositivité à Abidjan
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Côte d’Ivoire : "On pense qu’on est seul, qu’on va mourir tout de suite"
bonjour j’ai une amie qui vient d’apprendre qu’elle est séropositive. elle est démunie et ne sait koi faire. que pouvez vous nous conseiller
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Que faire quand on apprend la séropositivité d’un proche ?
Il y a trois solutions possibles :
la personne vit dans une grande ville ou proche d’une clinique de MSF ou d’un programme qui fournit les antirétroviraux et prend en charge les bilans.
vous arrivez à récolter ou acheter les médicaments en France et organiser l’envoir et le suivi médical, les bilans biologiques, etc.
vous faites venir la personne en France, et une fois sur place vous vous battez pour qu’elle obtienne le droit de vivre et de se soigner ici.
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Que faire quand on apprend la séropositivité d’un proche ?
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Côte d’Ivoire : "On pense qu’on est seul, qu’on va mourir tout de suite"
qu’est qu’un trithérapie ?
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Côte d’Ivoire :
Si vous recevez ce message, ecrivez-moi rapidement car je voudrais échanger avec vous. Au commencement de lumière -action en 1994, on aurait pu être 4 (Dominique, Jeanne, Etienne et moi). J’ai dû abandonner par désepoir. Aujourd’hui, j’ai la possiblité de vivre 30 ans. je veux donc vous aider. Ecrivez-moi.