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Russie
Le sida, une bombe à retardement pour la Russie
16 novembre 2000 (AFP)
MOSCOU, 16 novembre 2000 (AFP)
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Par Olga NEDBAEVA
La Russie est confrontée à un risque d’"explosion" du sida qui se développe à un rythme inquiétant, le nombre estimé de cas de séropositifs ayant plus que doublé en l’an 2000, ont averti jeudi à Moscou des responsables de l’ONU et de la Banque mondiale.
"La Russie est confrontée à une situation explosive", a déclaré le directeur exécutif de l’ONU chargé du programme sur le sida (UNAIDS) Peter Piot à l’occasion d’une conférence internationale consacrée à la lutte contre le sida en Russie.
"130.000 personnes étaient infectées par le virus HIV à la fin de l’année dernière et elles seront 300.000 à la fin de l’an 2000, selon des estimations", a-t-il souligné
En comparaison, les chiffres officiels ne faisaient état au 1er novembre 2000 que de 69.120 cas d’infection par le virus du sida.
Le responsable s’est dit particulièrement "préoccupé" par "le rythme de progression" de l’épidémie, soulignant cependant que la Russie n’avait pas pour l’instant de "problème majeur".
"Quelque 1.000 personnes ont été infectées pour le seul mois d’octobre à Saint-Pétersbourg (nord-ouest), c’est très inquiétant", a encore indiqué M. Piot à titre d’exemple.
"Si cette tendance continue, il y aura bientôt dix fois plus de cas et nous pourrons parler d’une épidémie majeure", a-t-il ajouté.
Le directeur de la Banque mondiale pour la Russie Michael Carter a pour sa part déclaré que son institution s’apprêtait à octroyer à la Russie un prêt de 150 millions de dollars pour des programmes antisida en 2001-2003.
"Nous espérons pouvoir discuter des modalités de ce prêt avec le gouvernement russe au début de l’année prochaine", a déclaré M. Carter aux journalistes.
Ce prêt permettra de soutenir "plusieurs programmes de prévention dans les écoles et parmi les trois groupes à risques que sont les toxicomanes, les prostituées et les détenus", a-t-il ajouté.
"Il est temps d’agir car c’est un problème pour l’avenir de la Russie", a souligné M. Carter.
Selon M. Piot, les jeunes sont "les plus vulnérables à l’épidémie en Russie en raison des changements sociaux et des difficultés économiques".
Le plus fort pourcentage de séropositifs est enregistré parmi les gens de 20 à 40 ans tandis que le plus grand nombre de nouveaux cas sont recensés parmi les jeunes de 17 à 23 ans, selon les statistiques officielles.
1.051 cas de séropositivité chez les moins de 15 ans étaient enregistrés au 1er novembre 2000 tandis que 406 enfants nés de mères infectées sont également porteurs du virus, selon les statistiques officielles.
Le premier vice-ministre de la Santé Guennadi Onichtchenko a pour sa part dénoncé l’insuffisance de la prévention et le manque de fonds pour lutter contre le sida ainsi que les particularités de la mentalité russe.
Selon lui, "plusieurs instituteurs ainsi que l’église orthodoxe ont protesté contre l’installation de distributeurs de préservatifs dans des écoles".
"La société n’est pas assez sensible au problème du sida. Certains gouverneurs estiment même que le problème n’existe pas, qu’il a été inventé", a-t-il déploré.
Le virus HIV est enregistré dans 82 des 89 "sujets" (république et régions) de la fédération de Russie.
Le nombre le plus élevé de cas est observé dans la région de Moscou (12.425), suivie par la ville de Moscou (9.080) et la région sibérienne d’Irkoutsk (7.945).
La consommation de drogue par injection est actuellement la voie la plus répandue de transmission du virus HIV.
Dans certaines régions, 95% de séropositifs sont des toxicomanes, selon les statistiques. De 1 à 3 millions de Russes se droguent par injection, selon les estimations.
Forum de discussion: 3 Messages de forum
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Le sida, une bombe à retardement pour la Russie
je souhaiterais connaitre le % de personne séropositive dans la région d’Orel ? Ce pourcentage est il plus élevé dans la communauté homosexuelle ?
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> Le sida, une bombe à retardement pour la Russie
le vih ne vient pas des homosexel .Moi je ne suis pas homo et j ai le vih . J ETAIS TOXICOMANE . C est en se passant les seringues entre nous , quand il l avait interdit dans les pharmacie que j ai eu le vih . Alors ne cherche pas a incriminer les homos , ils sont comme moi . Ils n ont pas eu la chance de passer a coter du vih. VOILA ET PENSE AUTREMENT DANS TON CERVEAU . AMI MERCI
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> Le sida, une bombe à retardement pour la Russie
le Vih n’a rien a voir avec les tendances sexuelles c’est une abération d’incriminer les homosexuels.A ma connaissance le VIH est aussi courant chez les hétérosexuels.IL faut prendre des précautions que l’on soit homsexuels ou hétérosexuels.Pour les seringues il s’agit d’un manque de vigilence l’utilisation de seringue doit rester unique.
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> Le sida, une bombe à retardement pour la Russie
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> Le sida, une bombe à retardement pour la Russie