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L’efavirenz permet de simplifier le schéma thérapeutique
14 avril 2000 (Impact Médecin Hebdo)
PARIS, le 14 avril 2000 (Impact Médecin Hebdo)
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Les inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse entrent aujourd’hui en compétition avec les inhibiteurs de protéase dans le choix des combinaisons thérapeutiques antirétrovirales. La prise quotidienne unique est leur principal avantage.
La simplification des schémas thérapeutiques avec les inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (sigle anglais : NNRTI), dont Sustiva (efavirenz) fait partie, est un aspect essentiel de ces produits qu’il faut souligner. En dépit de leur efficacité, en effet, les nouvelles associations antirétrovirales hautement actives ne sont durablement efficaces que si les patients observent bien le traitement et ne pratiquent pas d’interruptions thérapeutiques. Un défaut d’observance favorise en effet l’émergence de souches virales mutantes pouvant générer un échappement à l’association antivirale prescrite. Avec l’efavirenz, qui fait l’objet en France d’une autorisation temporaire d’utilisation de cohorte depuis juin 1998 et est commercialisé par les laboratoires DuPont Pharma, une seule prise quotidienne suffit.
« Les NNRTI, explique le Pr Jean-Michel Molina (hôpital Saint-Louis, Paris), présentent une bonne disponibilité par voie orale et une pharmacocinétique tout à fait intéressante permettant cette administration du traitement en une ou deux prises quotidiennes avec un nombre de gélules limité. » Les dernières recommandations françaises pour la prise en charge des personnes infectées par le VIH proposent d’ailleurs de pouvoir utiliser les trithérapies avec les NNRTI au même titre que les thérapies avec antiprotéases, lors de l’initiation du traitement antiviral. L’efficacité et la tolérance seraient à peu près identiques.
« Cependant, précise le Pr Molina, le recul des études ayant évalué les trithérapies avec les NNRTI reste limité à 72 semaines et ces données ont été obtenues chez des patients peu immunodéprimés et asymptomatiques. Il n’est pas certain que ces résultats puissent être transposés chez des patients ayant moins de 200 lymphocytes de type T4 et a fortiori un sida. »
Par ailleurs, il convient de ne pas ignorer les effets indésirables précoces de ces produits, qu’il s’agisse d’éruption cutanée ou de troubles affectant le système nerveux (sensations vertigineuses, troubles du sommeil, troubles du comportement). Ceux-ci sont le plus souvent transitoires mais peuvent parfois persister. De plus, les effets secondaires à long terme ne sont pas encore connus.
Dr Roland Cachelou