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Émission du 23 octobre 2001 (n° 112)
23 octobre 2001 (survivreausida.net)
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Le vaccin thérapeutique, c’est quoi ?
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Tester les vaccins thérapeutiques
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L’optimisme de la recherche est-il justifié ?
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Écouter...
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Sommaire de l’émission n° 112
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Courrier des auditeurs
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Les cibles de Vigipirate
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Où va l’association C3R 93 ?
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Présentation du nouveau programme
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Présentation du débat
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Didier Troisvallets
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Vivre et se soigner en banlieue parisienne
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Abdon Goudjo
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Quelle mobilisation ?
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Agenda Palestine
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C’est tout pour aujourd’hui
Présentation et sommaire de l’émission
Sommaire de l’émission n° 112 (durée : 0:52, format RealAudio)
Bonjour à toutes et à tous, c’est l’heure de l’émission qui parle aux séropositifs d’origine arabe et africaine. Bonjour Fadéla, peux-tu nous donner le sommaire aujourd’hui ?
Bonjour Reda, bonjour aux auditeurs. Aujourd’hui, débat table ronde avec deux invités autour de la vie et du suivi médical des séropositifs en banlieue parisienne. Gros plan aujourd’hui sur l’accueil et le suivi des séropositifs d’origine africaine à l’hôpital de Gonesse.
Le vaccin contre le sida : vous êtes nombreux à nous interroger sur ce sujet. Le professeur Dominique Salmon-Ceron teste actuellement un vaccin thérapeutique qui pourrait protéger les séropositifs du virus. Elle nous expliquera où en est la recherche : les séropos pourront-ils se « vacciner » un jour pour empêcher la progression de la maladie ?
Voici les titres de l’actualité : Haïti, les auditeurs réagissent ... Vigipirate remplit les centres de rétention, infos pratiques de la Cimade... Nouvelles de C3R 93, une association du Blanc-Mésnil pour la réduction des risques... Présentation du nouveau programme de notre émission...
Courrier des auditeurs
Courrier des auditeurs (durée : 3:27, format RealAudio)
Voici le courrier de la semaine, suite à notre émission du 9 octobre qui relayait les protestations de l’Union des médecins haïtiens contre des expérimentations médicales menées sur la population des bidonvilles de Port-au-Prince en Haïti :
Lettre d’Haïti : « Je ne peux pas travailler sur un lit d’hôpital ou sur un lit de mort »
Deuxième courrier : « Je n’étais pas au courant de l’existence de l’Union des Médecins Haitiens. Bien qu’ils ne représentent absolument pas le Corps Médical Haitien, les points avancés sont cependant valables et pourraient être avancés par n’importe quel citoyen d’un pays du tiers monde. J’ai bien écouté votre interview. Allez au fond du problème : Le ministere de la Santé est responsable et doit pouvoir fournir toutes les information sans avoir à passer la balle au GHESKIO. Continuez le bon travail que vous faites. »
Troisième message reçu : Merci pour vos informations qui nous permettent de bien connaitre l’évolution et le progrès des scientifiques sur la pandémie. Ce vaccin dont on parle sera -t-il disponible pour tout le monde ?
Réponse à vos questions sur le vaccin en fin d’émisison, avec le professeur Dominique Salmon Ceron qui testent un vaccin pour essayer de protéger les séropositifs du virus.
Pour terminer, Lou Arne, de la radio Balade FM 98 .9, a diffusé samedi dernier nos informations sur l’antenne de cette radio qui touche la population du Nord’ouest d’Haïti : « L’émission de samedi dernier était vraiment un choc avec les réactions de nos auditeurs. Merci ! Salut aux autres radios du monde entier. »
Je tiens à remercier les auditeurs et auditrices qui nous appellent ou nous écrivent. Nous lisons et nous répondons à tous vos courriers et vos messages, mais il est impossible de le faire à l’antenne. Pour nous écrire : Migrants contre le sida, 3 rue de Nantes, 75019 Paris. Le téléphone, pour déposer votre message, c’est le 08 70 25 12 50.
Vigipirate vise les marocains et les algériens
Les cibles de Vigipirate (durée : 2:39, format RealAudio)
Les Marocains et les Algériens sont les premiers visés par les contrôles d’identité mise en place sous Vigipirate renforcé. C’est ce qu’affirme Jérôme Martinez, qui travaille sur les centres de rétention pour la Cimade. En effet, depuis le 11 septembre, la Cimade constate que Vigipirate frappe en premier lieu des sans-papiers et des doubles peines. Migrants contre le sida lui a demandé des informations pratiques pour les sans-papiers qui nous écoutent.
Un numéro de téléphone à connaître, c’est justement celui de la Cimade : le 01 44 18 60 50. La Cimade est le seul groupe indépendant du Ministère de l’Intérieur qui peut intervenir dans un centre de rétention.
Des nouvelles de l’association C3R 93
Où va l’association C3R 93 ? (durée : 1:20, format RealAudio)
Début septembre, l’association C3R 93 au Blanc Mesnil réclamait des moyens pour faire son travail de réduction des risques auprès des usagers de drogue. Entre temps, notre amie Safia Soltani a quitté son poste de coordinatrice. Elle est remplacé par Vincent. C’était justement Vincent qui était venu à la radio le 11 septembre pour nous parler au moment où C3R décidait de fermer son local aux usagers de drogue, en l’absence d’une solution.
Selon Omar de l’association, l’équipe s’installe cette semaine dans un local provisoire. L’association aurait un local en vue mais il faudra attendre plusieurs mois pendant les travaux avant d’emmenager de façon définitive.
Pour Migrants contre le sida, il n’est pas clair ce qui a eté négocié au niveau de la Dass, encore moins ce qui va changer pour les usagers de drogue qui fréquentaient cette structure une fois qu’elle aura rouvert ses portes.
Pour en savoir plus, vous pouvez contacter C3R 93 sur un numéro de portable, c’est le 06 85 05 69 70.
En savoir plus :
Revendications de C3R, une association pour la réduction des risques
Émission du 11 septembre 2001 (n° 106)
Présentation du nouveau programme de l’émission
Présentation du nouveau programme (durée : 1:24, format RealAudio)
Au sommaire la semaine prochaine. S’installer en France quand on est malade : ce qu’il faut savoir. La fabuleuse Nora Aceval sera avec nous pour présenter ses Contes du Maghreb.
Mardi 6 novembre à 17h sur le 106.3 FM, l’émission abordera une nouvelle menace contre notre santé : non, ce n’est pas l’anthrax, c’est la syphilis, une maladie qui se transmet par le sexe. Également au programme : la solidarité thérapeutique avec l’Algérie, comment reprendre du poids avec les compléments nutritionnels. Sans Papiers mais pas sans droits...
Que faire de nos cultures face à la maladie ? Aboubacar Barry sera notre invité mardi 13 novembre pour nous parler des psys d’étrangers et du risque de l’exotisme à deux sous. Chronique juridique : droits à l’indemnisation même pour un travail au noir. Enfin, Kamal T. Fizazi commentera le procès du Caire.
Au centre de dépistage de Belleville, parmi les gens qui font le test du sida, il y a de plus en plus de séropositifs. L’émission fera le point mardi 20 novembre sur les jeunes séropositifs arabes ou noirs. Si vous avez envie de prendre la parole ce jour-là, passez-nous un coup de fil au 08 70 25 12 50.
Le nouveau programme détaillée de l’émission est disponible sur simple demande écrite. Migrants contre le sida, 3 rue de Nantes, 75019 Paris.
Vivre et se soigner en banlieue parisienne : gros plan sur l’hôpital de Gonesse
Avec : Abdon Goudjo (médecin d’origine africaine travaillant en banlieue) et Didier Troisvallets (seul médecin spécialiste du VIH à l’hôpital de Gonesse).
Présentation du débat (durée : 1:08, format RealAudio)
L’énorme majorité des séropositifs d’origine arabe ou africaine se soignent en banlieue, si possible à proximité de leur quartier mais le plus souvent à mille lieux des services hospitaliers parisiens.
La qualité de l’accueil et du suivi est, pour le dire poliment, très variable dans les hôpitaux de banlieue.
Même les hôpitaux de Bichat et Avicennes, à cheval entre Paris et sa banlieue, connaissent depuis des années des problèmes de moyens et d’insalubrité qui ont des conséquences sur la qualité du suivi et de l’accueil, comme si l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris ne se préoccupaient pas autant de la santé des populations désservies par ces hôpitaux frontières.
Moins bien accueilli, moins bien suivi, cela veut dire vivre moins longtemps pour les séropositifs et les malades du sida de la banlieue.
Aujourd’hui, les mauvaises nouvelles nous parvienne de l’hôpital de Gonesse. Pour en parler Abdon Goudjo et Didier Troisvallets.
Didier Troisvallets (durée : 6:02, format RealAudio)
Vivre et se soigner en banlieue parisienne (durée : 5:49, format RealAudio)
Abdon Goudjo (durée : 8:24, format RealAudio)
Quelle mobilisation ? (durée : 7:17, format RealAudio)
Si vous êtes passé par cet hôpital, l’hôpital de Gonesse, ou bien si vous avez des choses à raconter sur votre hôpital à vous, je vous invite à prendre contact avec nous. Composez le 08 70 25 12 50 et déposez votre message. Laissez-nous vos coordonnés, un numéro de téléphone, si vous souhaitez qu’on vous rappelle.
Vous pouvez également prendre contact avec l’association BONDEKO, au tél. 01 34 04 21 24, qui tient une permanence à l’intérieur de l’hôpital de Gonesse.
Le vaccin thérapeutique
Le vaccin thérapeutique, c’est quoi ? (durée : 4:36, format RealAudio)
Sur 100 francs dépensés pour la recherche sur le virus du sida, 1 franc seulement est consacré à la mise au point d’un vaccin. Pour les laboratoires privés, le vaccin ne serait pas intéressant car il déboucherait sur le marché non solvable des malades de nos pays d’origine.
Un vaccin doit protéger les gens d’une maladie causée par un microbe, en renforcant et en accélérant les défenses naturelles du corps contre le microbe. On pourrait penser qu’il serait trop tard pour parler d’un vaccin pour les séropositifs qui sont déjà contaminés. Mais les médecins testent depuis un peu plus d’un an des nouveaux vaccins thérapeutiques, qui protègeraient les séropositifs de la progression du virus.
J’ai demandé à Dominique Salmon-Ceron, qui mène un des essais de vaccin thérapeutique en France, d’expliquer la différence entre un vaccin préventif et un vaccin thérapeutique.
Les médecins comprennent à peu près comment leur corps, même s’il n’arrive pas à éliminer complètement le virus du sida, pourrait néanmoins le contrôler, l’empêcher de faire des dégâts. C’est l’idée d’un vaccin thérapeutique, d’aider le corps à se défendre pour bloquer le virus même s’il ne peut pas s’en débarrasser complètement. Mais alors quelle est la différence entre les antirétroviraux, les médicaments utilisés par la trithérapie, et les vaccins thérapeutiques ?
Dominique Salmon-Ceron était à la Conférence AIDS Vaccine 2001 à Philadelphie aux Etats-Unis pour faire le point sur la recherche pour trouver un vaccin contre le sida. Alors que 20 vaccins prototypes sont en essai, que disent les chercheurs sur la mise au point du vaccin ? Où en sommes-nous ?
Ils s’appellent Vacciter, Liptera, ou Primovac. Ce sont les noms choisis par les médecins pour les tests en cours du vaccin thérapeutique. En France, 200 séropositifs participent à ces essais. Dominique Salmon-Ceron rentre maintenant dans le détail, pour expliquer très précisément ce qui se passe avec ces expérimentations médicales. Comment ça se passe pour les séropositifs qui y participent ?
Tester les vaccins thérapeutiques (durée : 4:28, format RealAudio)
Le docteur David Baltimore, président du Comité américain pour la recherche vaccinale, ouvre la conférence en déclarant : « Il y a un nouvel optimisme au sein de la communauté scientifique internationale qu’un vaccin du sida sera éventuellement possible, même s’il ne sera pas disponible rapidement... » Pour les séropositifs, dont l’issue des recherches pour un vaccin thérapeutique les concerne directement, un tel optimisme est-il justifié ?
L’optimisme de la recherche est-il justifié ? (durée : 3:54, format RealAudio)
La semaine prochaine, deuxième volet de notre discussion avec Dominique Salmon Ceron. Elle décryptera les premiers résultats d’une petite étude sur des séropositifs qui ont pris quatre doses d’un vaccin thérapeutique avant d’arrêter leur trithérapie. Pour certains d’entre eux, le vaccin thérapeutique auraient eu un effet sur leur virus...
Alors que les trithérapies sont de plus en plus difficiles à supporter, arrêter son traitement mène presque inévitablement à une reprise de force du virus. A quoi pourrait ressembler la prise en charge des séropositifs d’ici deux ou trois ans, entre vaccin thérapeutique, antirétroviraux, et interruptions structurées de traitement ? Et surtout, combien coûtera un vaccin thérapeutique efficace ?
Rendez-vous mardi prochain pour les réponses à ces questions.
Pour en savoir plus, vous pouvez demander un CD de notre émission consacrée à ce thème. Il suffit de nous écrire : Migrants contre le sida, 3, rue de Nantes, 75019 Paris.
Fin de l’émission
Agenda Palestine (durée : 2:25, format RealAudio)
C’est tout pour aujourd’hui (durée : 0:06, format RealAudio)