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Le groupe PCF décide de s’abstenir sur le projet de loi Sécu
31 octobre 2000 (AFP)
PARIS, 31 octobre 2000 (AFP)
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Le groupe communiste à l’Assemblée nationale a "bien noté" mardi les "efforts" du gouvernement sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) mais a décidé de s’abstenir lors du vote, dans l’après-midi, a annoncé Jacqueline Fraysse, oratrice du groupe sur le texte.
"Le groupe va s’abstenir malgré les efforts qui ont été faits et que nous avons bien notés. Nous ne pouvons absolument pas voter pour le texte car nous ne débouchons toujours pas" cette année sur une "réévaluation des recettes de la Sécurité sociale malgré les engagements" du gouvernement dès 1997, a-t-elle indiqué.
Le groupe PCF a fait le même choix que les trois années précédentes. Mais le contexte est complètement différent de celui de l’an dernier, où le groupe PCF avait annoncé son intention de voter contre le PLFSS avant de se raviser au dernier moment pour choisir une "abstention fortement teintée de contre".
Toutes les autres composantes de la majorité ont décidé de voter pour le PLFSS.
Selon Mme Fraysse, la discussion, mardi matin au sein du groupe, a été "très mature" et "beaucoup moins houleuse" que la semaine dernière sur la partie recettes du budget, sur laquelle les communistes s’étaient abstenus, pour la première fois depuis 1997. Seul Georges Hage (Nord) a indiqué qu’il voterait contre.
Tout au long des débats sur le PLFSS, plusieurs communistes, dont Maxime Gremetz, ont brandi la menace d’un vote contre, estimant que ce serait dans la logique du vote "coup de semonce" sur le budget.
Finalement, le groupe PCF a "pris en compte le contexte". "Nous avons été mieux écoutés et mieux entendus et nous avons noté quelques pas que nous considérons utiles", a souligné la députée-maire de Nanterre.
Le groupe communiste regrette toutefois que "l’assiette des cotisations" patronales ne prenne toujours pas en compte "la valeur ajoutée", que "les revenus des placements financiers ne soient pas mis à contribution" et que la contribution sociale sur les bénéfices "ne progresse pas", en dehors de sa montée en puissance. Seules ces mesures, selon Mme Fraysse, permettraient de "faire des pas importants" dans l’amélioration de la protection sociale.