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Centre du Moulin Joly : une enquête de la DASS
10 décembre 1999 (Impact Médecin Hebdo)
PARIS, 10 décembre 1999 (Impact Médecin Hebdo)
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La Dass de Paris a ouvert le 6 décembre un enquête sur le centre médical du Moulin-Joly de la Croix-Rouge, à Paris (XIe), qui prend en charge des toxicomanes. En attendant les résultats, les financements du centre ont été gelé. A l’origine de cette enquête, les accusations répétées de l’association Migrants contre le sida qui reproche au centre des "pratiques discriminatoires". Coordinateur de l’association, Reda Sadki dénonce "le maintien des malades hors des droits sociaux pour les garder au centre" ainsi que "le harcèlement systématique des médecins à l’encontre des patients qui ne font rien pour mettre en place une aide médicale". Mais surtout, il cite le cas d’un certain Ali B., qui aurait été victime d’une "exclusion arbitraire du centre, puis d’un enfermenent psychiatrique organisé". Selon Reda Sadki, ce cas "n’est pas isolé". Du côté du centre, le Dr Marc Bary, le directeur, précise simplement "qu’il y a une manipulation quelque part". A la Croix-Rouge, on dément en bloc. "Tout ce que dit l’association est faux", déclare Philippe Lefèbvre, délégué général de la Croix-Rouge qui ajoute au contraire que "Ali B. a agressé un des salariés du centre, qui a eu un arrêt de travail de deux mois". Quant à l’enquête de la Dass, il dit "ne rien avoir à cacher et attendre sereinement les conclusions", qui interviendront au plus tard en février prochain. F.G.
Impact Médecin Hebdo n° 473 (10 décembre 1999), p. 17