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Tract de l’occupation du centre du Moulin Joly
1er avril 1999 (survivreausida.net)
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Les cache-misère coûtent cher
Au bas d’immeubles de béton d’arrondissements de l’est parisien, on a pu remarquer des espaces bâtards, mi-ouverts, mi-fermés, gérés par des spécialistes et d’heureux bénéficiaires d’emplois précaires. Ce sont nos nouveaux dispensaires : chargés de fournir aux plus démunis les médicaments nécessaires à leur survie, ils ont des heures ouvrables, offrent thé ou café, avant de vous renvoyer à la rue.
Le centre du Moulin-Joly accueille des personnes séropositives en majorité immigrées ou issues de l’immigration. Il appartient à la Croix-Rouge et est géré par Marc Gentilini, catholique intégriste notoire, prônant une gestion discriminatoire du lieu en pratiquant le racisme et la préférence sociale.
Nous assistons à la prolifération de ces « centres d’urgence pour soins minimums et précaires » aux inadaptés administratifs que sont les Sans-Papiers et les « hors normes français et européens »
C’est donc une nouvelle sous caste qui va être définie pour continuer à nous opposer les uns les autres.
Nous demandons la réintégration d’A. en tant que patient du Moulin-Joly.
Nous exigeons que le centre du Moulin-Joly arrête de virer les gens et d’appeler la police pour régler le dialogue avec ses patients.
Le désengagement de l’état notamment dans les hôpitaux et la prise en charge de la précarité par les ONG et les associations caritatives laisse les malades du SIDA sur le pavé. Par contre il intervient de plus en plus dans la répression des inadaptés administratifs que nous sommes ou serons.
- Pas de discrimination contre les malades du SIDA
- Non à la médecine comme contrôle social
- Droits sociaux égaux pour tous et toutes
- Liberté de circulation et d’installation des gens