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P.V. de la rencontre entre une délégation de A.A.S. et Mobil oil
(survivreausida.net)
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Le jeudi 15/11/200 s’est déroulé dans les locaux de la direction générale de Mobil oil Burkina une séance de concertation entre les dirigeants de Mobil oil et ceux de AAS.
En effet, sur convocation du D G. de Mobil oil, le président de l’AAS Issoufou TIENDREBEOGO s’est fait accompagné par M. Parfait Hounnou, par M. Jean Marie Bazié et par l’épouse de M. Ouédraogo ; Mobil oil était représenté par son D G Daniel EYOUM et par M. Diallo Directeur des ressources humaines.
Reçu au environ de 16h 34 mn, le D G nous a d’abord remercié d’avoir effectuer le déplacement jusqu’au siège de la société pour qu’ensemble nous puissions discuter sur l’affaire Jérôme Ouédraogo. Après un bon discours délivré par le D G ; il nous déclare ouvertement par ces mots : « Je suis personnellement surpris et choqué à la fois en prenant connaissance du contenu de la correspondance de AAS » Pour lui, c’est une insulte en sa personne et à toute la maison, car connaissant M Ouédraogo bien avant sa nomination à la tête de Mobil oil Burkina, il n’oserait jamais une telle situation à M Ouédraogo. Il ajoute que les choses se seraient passées autrement s’ils étaient touchés auparavant et mis au courant de la vraie situation de M Ouédraogo.
Par conséquent, le D G et M. Diallo regrettent vraiment de n’avoir pas été touchés le plutôt possible par AAS ; et n’approuvent pas cette réaction négative contre Mobil oil vue les efforts déjà consentis pour ’’ soulager’’ M Ouédraogo et sa famille. Toujours pour eux, M Ouédraogo et sa famille ont toujours été assistés et traités comme tous les employés de la société. Ils affirment que M Ouédraogo et sa famille ont bénéficié pleinement de tout le soutien de la société ( soutien moral, financier que matériel ) quand ils en ont besoin.
Cette affirmation n’a pas été partagée par Mme Ouédraogo,qui, plongée dans une colère profonde, a claqué sur le champ la porte après une 1h 30 de discussion. Cet état de fait n’a pas empêché la poursuite de la discussion, mais, a quand même marqué tout le monde.
Après de longs échanges, le DG et son assistant refusent catégoriquement de reconnaître qu’ils en savent quelque chose sur l’état sérologique de M Ouédraogo. Pour eux, M Ouédraogo souffrait bien, mais de quelle maladie souffrait-il, ça, ils ignorent cela. C’est simple ment un prétexte administratif qui justifier le licenciement de M Ouédraogo : ( nombre élevé d’absences, 101 jours en 1997, 62 jours en 1998, 94 jours en 1999 et 256 jours en 2000 ) dixit M Dillo
Il faut signaler que le D G a affirmé que ’’ les carottes sont cuites et il est trop tard ’’. Pour lui, il est trop tard, car le dossier de Mrs Ouédraogo est déjà clos ; et ils ne peuvent rien faire de plus.
Face à cette déclaration, l’épineuse question soulignée par le président de AAS était la suivante : actuellement qu’est ce que Mobil oil peut faire de positif pour Mrs Ouédraogo ?
Qu’est ce que Mobil oil peut entreprendre comme démarche auprès des sociétés d’assurance de Mrs Ouédraogo si l’on sait bien que ce dernier bénéficie de deux assurances maladie ? .
Ces questions sont restées sans réponses satisfaisantes. Ainsi, les membres de AAS sont-ils restés unanimes et ont fait savoir au DG et à son assistant qu’ils reconsidérons les différents points contenus dans la correspondance s’il n’y a pas gain de cause pour M Ouédraogo . Le président a signifié au premier responsable de Mobil oil Burkina qu’il est de notre mission de défendre les droits et les devoirs des PvVIH et surtout le droit au travail en tant qu’association de lutte contre le SIDA. Le Président les a aussi invité à redoubler d’effort pour trouver solution à la préoccupation de M Ouédraogo. Il ajouta que M Ouédraogo n’est pas inutile à la société, il peut toujours contribuer à la bonne marche de la société. Autrement dit, il peut toujours travailler à condition que Mobil oil lui assure une prise en charge totale de ces ARV.
Le Président de AAS a conclu en disant que notre association ne lance pas un défi à qui que soit, mais favorise toujours le dialogue et la concertation pour la recherche de meilleures solutions. Il a souhaité que des échanges se poursuivent entre Mobil oil et AAS afin de trouver une solution adéquate à la situation de M Ouédraogo.
Le D.G de Mobil oil a quant à lui souhaiter que A.A.S l’informe si elle maintient ses actions contre Mobil oil ou non.
Les deux parties se sont séparées au environ de 18h 46mn et espèrent se retrouver dans les plus bref délais.
Le rapporteur :
Bazié Jean-marie