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Des avions américains et anglais bombardent Bagdad
16 février 2001 (agences)
BAGDAD, 16 février 2001 (agences)
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Une édition spéciale de l’émission de radio Migrants contre le sida est prévue
- Emission du 20 février 2001 (n° 83)
Irak, 10 ans de guerre. Une émission exceptionnelle à l’occasion de la Semaine d’action pour la levée de l’embargo sur l’Irak. - Dernières dépêches des agences de presse occidentales
Des avions américains et britanniques ont bombardé vendredi des objectifs dans les environs de Bagdad pour la première fois depuis plus de deux ans, faisant un mort et onze blessés civils, et suscitant la colère de l’Irak qui a promis de continuer à résister aux Etats-Unis.
Le président George W. Bush a averti le président Saddam Hussein depuis le Mexique qu’il continuerait à faire respecter les zones d’exclusion aérienne en Irak et prendrait les décisions qui s’imposent si Bagdad reprenait la fabrication d’armes de destruction massive.
A Bagdad, les deux instances dirigeantes, le Conseil de commandement de la révolution et la direction du parti Baas, réunies sous la présidence de Saddam Hussein, se sont dites déterminées à combattre les Etats-Unis "jusqu’à la victoire" et ont imputé les raids à un "complot sioniste".
"L’Irak va combattre les ennemis sur terre, en mer et dans l’air", ont-elles affirmé un communiqué, soulignant que "l’agression et les menaces ne décourageront pas l’Irak". "L’Irak vaincra et les Arabes vaincront et la Palestine sera libérée", ajoute le texte.
Selon le communiqué, les raids ont visé des cibles "dans la banlieue de Bagdad".
La direction irakienne s’en est en outre pris au Koweit et l’Arabie saoudite qui offrent des facilités aux avions qui attaquent l’Irak affirmant qu’ils étaient "des complices dans le crime".
Les raids, les premiers depuis l’arrivée à la Maison Blanche de l’administration républicaine en janvier, sont intervenus peu avant le 10ème anniversaire de la libération du Koweit de sept mois d’occupation irakienne, le 26 février 1991, par une coalition internationale conduite par les Etats-Unis.
A Bagdad, où de fortes explosions ont été entendues vers 20H50 locales (17H50 GMT) et où les batteries de défense anti-aérienne sont entrées en action.
La télévision de la Jeunesse, contrôlée par Oudaï, le fils aîné du président Saddam Hussein, a montré des images de huit blessés dans l’hôpital al-Yarmouk de Bagdad : trois enfants, trois femmes et deux hommes blessés couverts de sang, certains atteints aux jambes, d’autres à l’estomac.
Une jeune femme de 18 ans, Ghaïdah Abdallah a succombé à ses blessures dans un autre hôpital de Bagdad al-Kindi, ou deux autres blessés ont été admis, a indiqué à l’AFP un chirurgien de l’établissement.
Washington et Londres ont affirmé que leurs avions avaient pris pour cible plusieurs postes de commandement et de radars au nord du 33ème parallèle, situés à entre 9 et 30 km de Bagdad et justifié l’opération par l’augmentation de la fréquence des opérations irakiennes de défense anti-aérienne.
"Les opérations militaires ont été menées car la fréquence et la sophistication des opérations des défenses anti-aériennes irakiennes ont augmenté", a affirmé le général Newbold, chef des opérations à l’état-major interarmes américain.
Selon l’officier, la DCA irakienne constitue une "menace croissante quotidienne" contre les avions américains et britanniques. "Cela est arrivé au point où il est apparu évident pour nos forces qu’elles devaient agir pour protéger les pilotes et les appareils", a-t-il dit.
L’opération militaire a duré deux heures et vingt minutes et les avions, des F-15, F-16 et F-18, sont rentrés à leurs bases dans le Golfe sans dommage, a précisé le général Newbold.
Il a indiqué que le Pentagone ne prévoyait pas d’autres bombardements. "Nous avons accompli ce que nous souhaitions, autrement dit compromettre la capacité des défenses aériennes de l’Irak de coordonner des attaques contre nos avions".
Le 33ème parallèle marque la limite nord de la zone d’interdiction aérienne que font respecter les Américains et les Britanniques dans le sud de l’Irak.
Les zones d’interdiction de survol aérien dans le nord et le sud de l’Irak ont été instaurées par les Alliés occidentaux après la guerre du Golfe. Elles recouvrent plus de la moitié du territoire irakien, n’ont pas fait l’objet de résolutions spécifiques de l’ONU et sont contestées par Bagdad.
Les dernières frappes massives américano-britanniques contre Bagdad remontent à décembre 1998 à la suite du refus irakien de laisser des experts en désarmement de l’ONU inspecter un site suspect. Depuis cette date, des incidents quasi-quotidiens opposent la DCA irakienne aux aviations américaines et britanniques.
Les premières réactions aux raids de vendredi sont venues de Moscou et de Paris.
Un responsable du ministère russe de la Défense, le général Leonid Ivachov, a condamné les frappes et accusé la nouvelle administration américaine d’ignorer "tous les principes et les normes internationales humanitaires".
Un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères a indiqué que la France n’a été "ni informée, ni a fortiori consultée sur ce ou ces raids". "Nous attentons les explications de l’administration américaine", a-t-il ajouté.
Les raids américano-britanniques ont précédé une tournée au Proche-Orient du secrétaire d’Etat américain Colin Powell, qui était chef d’état-major américain interarmes lors de la guerre du Golfe. La tournée du 24 au 26 février comprend une étape koweitienne.
Premiers raids US sur Bagdad depuis plus de deux ans, selon l’Irak
vendredi 16 février 2001, 22h52 - Des avions américains ont bombardé vendredi soir Bagdad pour la première fois depuis plus de deux ans blessant neuf civils selon l’Irak, mais Washington et Londres ont affirmé avoir visé des cibles militaires proches de la capitale irakienne.
Le président George W. Bush, qui a donné jeudi l’ordre de bombarder l’Irak, a averti le président Saddam Hussein depuis le Mexique qu’il continuerait à faire respecter la zone d’exclusion aérienne en Irak et prendrait les décisions qui s’imposent si Bagdad reprenait la fabrication d’armes de destruction massive.
Aussitôt après les raids, Saddam Hussein a présidé une réunion des deux instances dirigeantes, le Conseil de commandement de la révolution et la direction du parti Baas pour examiner "l’agression américaine criminelle contre l’Irak", selon la télévision. Un communiqué irakien devait être publié ultérieurement.
Les raids, les premiers depuis l’arrivée à la Maison Blanche de l’administration républicaine, sont intervenus peu avant le 10ème anniversaire de la libération du Koweit de sept mois d’occupation irakienne, le 26 février 1991, par une coalition internationale conduite par les Etats-Unis.
A Bagdad, où de fortes explosions ont été entendues vers 20H50 locales (17H50 GMT) et où les batteries de défense anti-aérienne sont entrées en action, on a indiqué de source hospitalière que neuf civils avaient été blessés dans les bombardements.
Le ministre de la Santé Oumid Medhat Moubarak a indiqué que "les blessés sont des femmes, des enfants et des vieillards" et "certains sont dans un état critique".
La télévision de la Jeunesse, contrôlée par Oudaï, le fils aîné du président Saddam Hussein, a montré des images de huit blessés dans un hôpital : trois enfants, trois femmes et deux hommes blessés. Ils étaient couverts de sang, certains atteints aux jambes, d’autres à l’estomac.
Selon la télévision d’Etat irakienne, "Bagdad a été bombardée par les ennemis américains". Les télévisions irakiennes n’ont pas précisé les objectifs visés.
Washington et Londres ont affirmé que leurs appareils avaient pris pour cible cinq postes de commandement et de radars au nord du 33ème parallèle, situés à entre 9 et 30 km de Bagdad et justifié l’opération par l’augmentation de la fréquence des opérations irakiennes de défense anti-aérienne.
"Les opérations militaires ont été menées car la fréquence et la sophistication des opérations des défenses aériennes irakiennes ont augmenté", a affirmé le général Newbold, chef des opérations à l’état-major interarmes américain.
Selon l’officier, la DCA irakienne constitue une "menace croissante quotidienne" contre les avions américains et britanniques. "Cela est arrivé au point où il est apparu évident pour nos forces qu’elles devaient agir pour protéger les pilotes et les appareils", a-t-il dit.
L’opération militaire a duré deux heures et vingt minutes et les avions, des F-15, F-16 et F-18, sont rentrés à leurs bases sans dommage, a précisé le général Newbold.
Il a indiqué que le Pentagone ne prévoyait pas d’autres bombardements. "Nous avons accompli ce que nous souhaitions, autrement dit compromettre la capacité des défenses aériennes de l’Irak de coordonner des attaques contre nos avions".
Le 33ème parallèle marque la limite nord de la zone d’interdiction aérienne que font respecter les Américains et les Britanniques dans le sud de l’Irak.
Les zones d’interdiction de survol aérien dans le nord et le sud de l’Irak ont été instaurées par les Alliés occidentaux après la guerre du Golfe. Elles recouvrent plus de la moitié du territoire irakien, n’ont pas fait l’objet de résolutions spécifiques de l’ONU et sont contestées par Bagdad.
Les dernières frappes massives américano-britanniques contre Bagdad remontent à décembre 1998 à la suite du refus irakien de laisser des experts en désarmement de l’ONU inspecter un site suspect. Depuis cette date, des incidents quasi-quotidiens opposent la DCA irakienne aux aviations américaines et britanniques.
Les premières réactions aux raids de vendredi sont venues de Moscou et de Paris.
Un responsable du ministère russe de la Défense, le général Leonid Ivachov, a condamné les frappes et accusé la nouvelle administration américaine d’ignorer "tous les principes et les normes internationales humanitaires".
Un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères a indiqué que la France n’a été "ni informée, ni a fortiori consultée sur ce ou ces raids".
Les raids américano-britanniques ont précédé une tournée au Proche-Orient du secrétaire d’Etat américain Colin Powell, qui était chef d’état-major américain interarmes lors de la guerre du Golfe. La tournée du 24 au 26 février comprend une étape koweitienne.
Bombardements en Irak : un mort, selon la télévision irakienne
BAGDAD (AP) — Les bombardements américano-britanniques sur des cibles militaires près de Bagdad vendredi ont fait un mort, selon une chaîne de télévision irakienne.
Il s’agit d’une femme, a précisé la télévision, mais l’information n’a pas été confirmée de source officielle.
Une autre chaîne de télévision, al-Shabab, et la télévision officielle ont fait état de leur côté de 11 blessés, dont au moins trois enfants, qui auraient été hospitalisés à l’hôpital al-Yarmouk.
Le ministre de la Santé Omed Medhat Mubarak a dénoncé cette ’’nouvelle agression sur Bagdad, qui a blessé de nombreuses femmes, enfants et personnes âgées. Certains sont dans un état critique’’, a-t-il ajouté.
Après cette attaque le président Saddam Hussein a réuni son Conseil de commandement révolutionnaire et le commandement régional du Parti Baas.
A l’issue de cette réunion les autorités ont publié un communiqué affirmant que cette attaque était la preuve que les Etats-Unis et ’’l’entité sioniste’’ (Israël) étaient ’’partenaires dans le mal et l’agression’’. ’’Ils pensent qu’ils vont effrayer l’Irak mais ils se trompent. Plus ils continuent leur agression, plus le peuple irakien (...) leur fera face avec force. Nous les combattrons sur terre, dans les airs et sur mer, et leur agression ne fera qu’approfondir leur échec’’.
Bush ordonne des bombardements en Irak pour protéger ses avions
WASHINGTON, 16 fév (AFP) - Le président américain George W. Bush a ordonné le bombardement vendredi de plusieurs cibles militaires proches de Bagdad pour, selon le Pentagone, garantir que les avions britanniques et américains puissent continuer à imposer une zone d’exclusion aérienne dans le sud de l’Irak.
Cette action, qualifiée par George W. Bush de "mission de routine", constitue le premier recours important à la force décidé par le chef d’Etat républicain depuis son arrivée le 20 janvier à la Maison Blanche.
Les raids menés par 24 appareils contre cinq centres de communication et de radar proches de Bagdad s’expliquent par la "menace croissante quotidienne" depuis deux mois de la DCA irakienne contre les avions alliés, a déclaré un responsable du Pentagone, le général Gregory Newbold.
Chef des opérations à l’état-major américain, le général Newbold a justifié ces bombardements par l’utilisation et la précision accrues des radars irakiens autour de la capitale pour diriger les attaques de missiles sol-air contre les avions des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne dans le sud de l’Irak.
"On en était arrivé au point évident pour nos forces qu’elles devaient agir pour protéger les pilotes et les appareils", a déclaré l’officier à la presse.
(Selon une source médicale à Bagdad, neuf Irakiens, dont certains sont dans un état critique, ont été blessés dans les bombardements.)
Quatre objectifs étaient situés au nord et un autre au sud du 33e parallèle, a précisé le général Newbold. Cette ligne marque la limite nord de la zone d’interdiction de survol aérien militaire dans le sud de l’Irak, fixée par les alliés occidentaux, sans résolution spécifique de l’ONU, après la guerre du Golfe (janvier-février 1991).
Une autre zone d’exclusion a été instaurée par les mêmes alliés dans le nord du pays. Depuis 1992, la zone d’exclusion sud vise à protéger, toujours selon les alliés, la population chiite des bombardements de l’aviation du président irakien Saddam Hussein.
La France, qui ne participe plus aux raids au dessus du sud irakien depuis 1998, n’avait pas été consultée avant les bombardements de vendredi, selon Paris.
Les avions utilisés vendredi pour les raids américano-britanniques étaient des F-15, F-16 et F-18, a précisé le Pentagone, indiquant que les Irakiens avaient répliqué par des tirs de batterie anti-aérienne et de missiles sol-air.
(A Londres, un porte-parole du ministère britannique de la Défense a précisé que huit appareils britanniques - 6 Tornado et 2 ravitailleurs VC 10 - avaient participé au bombardement au nord et au sud du 33ème parallèle des cibles irakiennes.)
Le général Newbold a précisé que les cibles touchées étaient situées à entre 9 et 30 kilomètres environ de Bagdad. Les missiles "stand-off" ("tire et oublie"), c’est-à-dire tirés à une longue distance de sécurité pour les avions et leurs pilotes, ont été lancés alors que les avions se trouvaient en deçà du 33ème parallèle.
Les appareils n’ont pas franchi cette ligne, selon le Pentagone. Les raids ont commencé à 18H20 locales et ont duré deux heures et vingt minutes.
La dernière opération au nord du 33ème parallèle s’était déroulée pendant quatre jours en décembre 1998.
"Nous continuerons à faire respecter la zone d’exclusion aérienne" et d’autres mesures seront prises si les Etats-Unis découvrent que Bagdad reprend la production d’armes de destruction massive, a averti le président Bush, en marge d’une visite au Mexique.
Ancien conseiller pour la sécurité nationale de l’ex-président Bill Clinton, Sandy Berger a donné raison à l’administration républicaine dans son bras de fer avec l’Irak. "Nous devons protéger nos pilotes quand nous pensons que nos pilotes sont menacés (...) nous l’avons fait dans le passé", a-t-il dit.