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Emission du 9 mai 2000 (n° 56)
9 mai 2000 (survivreausida.net)
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14h-15h30 sur FPP (106,3 FM en région parisienne)
Au sommaire de l’émission n° 56
L’émission qui parle en direct aux séropos d’origine arabe
présentée par l’équipe de Migrants contre le sida
avec la sélection musicale de Habib Ouarda
Pourquoi Migrants contre le sida ?
Rappel des raisons de l’existence de notre émission de radio, seule émission en France qui s’adresse directement aux séropos issus de l’immigration et à leurs proches.
Permanence téléphonique
Infos juridiques, sociales, et médicales pour les séropos d’origine arabe ou africaine. Mardi après-midi entre 13h et 18h au 08 70 25 12 50.
Toute l’actualité et plein d’infos pratiques
L’invitée de la semaine : Christine Katlama
Christine Katlama (hôpital de la Pitié-Salpêtrière), co-découvreur du VIH-2, responsable de l’étude IPPOTHES (Initiatives Pratique Pour l’Observance des Thérapeutiques du Sida) sur la prise régulière et l’acceptation des innombrables contraintes imposées par les traitements dans l’infection VIH parmi les populations dites « multivulnérables » : hébergement précaire, absence de couverture sociale, prison, etc.
L’objectif de l’étude de Katlama est de décrire les difficultés pratiques de prise des médicaments dans l’infection VIH parmi des populations fragilisées « multivulnérables et de proposer des recommandations pour la détection et la prise en charge de ces « défauts d’observance ».
Au quotidien les malades issus de l’immigration subissent le mépris et les présomptions (quand ce n’est pas simplement de l’ignorance) de la part des médecins quant à leurs conditions de vie et leur situation sociale. Implicitement, c’est leur capacité de décider pour eux-mêmes des traitements et de tous les aspects du suivi médical qui est ainsi mis en cause, au mépris, par exemple, de la Charte du patient hospitalisé.
Pour Migrants contre le sida, une chose est claire : tant que les médecins n’auront pas appris à respecter tous les malades — et surtout les patients les plus précaires —, à les tenir pleinement informés de l’évolution de leur maladie, et à contribuer non seulement à l’amélioration de leur santé mais à l’ensemble de leur conditions de vie, l’« observance » restera, pour le dire poliment, une question mal posée.
La pratique « Un shoot = une seringue neuve » en danger
Les seringues passent à la casse, que font les associations d’usagers de drogue ?
avec une synthèse présentée par Raja (MCS)
et une discussion avec Alain Beaudoin (Association française de réduction des risques)
Les pouvoirs publics ont pris la décision de retirer du marché certaines catégories de seringues (les seringues à insuline 2ml) utilisées par les usagers de drogue. Les autres seringues sont plus chères, trop grosses ou trop petites, et en tout les cas mal adaptées à l’injection des différents produits.
Presque la moitié des séropositifs d’origine arabe ont été contaminés par la pratique du partage de seringues, à l’époque dictée par la nécessité et/ou l’absence d’information sur le virus. La disparition des seringues dont ont besoin les usagers de drogue constitue une agression contre eux et met à risque plusieurs années de travail de mise en place des programmes d’échange de seringues (PES).