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Médecins à diplômes étrangers | Soins dentaires
Une nuit avec les grévistes du seul service d’urgence dentaire parisien
28 décembre 2000 (Libération)
PARIS, 28 décembre 2000 (Libération)
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« Soigne-moi ou je vais te tuer »
On frappe à la porte. Des coups sourds. Dans la chambre de garde, les deux dentistes fixent le sol. Aucun n’ose répondre. « Venez me soigner, bande de pédés : je me fiche de votre grève, j’ai mal aux dents, je vais tout casser ! » Il est 19 heures : les urgences dentaires de l’hôpital La Pitié Salpêtrière reçoivent les premiers malades. Dans le seul service de nuit en Ile-de-France, la permanence doit commencer. Mais c’est la grève qui reprend. Au service « stomatologie », les urgentistes en colère sont tous des praticiens à diplôme étranger. Depuis le 16 décembre, ils refusent d’exercer. Les réquisitionner ? Impossible, leur statut de vacataires à 75 francs de l’heure fait d’eux des « intermittents de l’hôpital », dégagés de toute obligation contractuelle. Et dans les couloirs du service, leurs doléances se mêlent aux souffrances des patients.
Chambre jaune. Ce soir, Hamid et Maria (1) sont de garde. Malgré les hurlements, ils tiennent le piquet de grève. Discrètement. Claquemurés dans la chambre jaune exiguë, ils redoutent la violence des malades refoulés : la veille, le docteur Tahar a été agressé par une toxicomane. Avec la perche à perfusion, la jeune femme menaçait le praticien aux cris de : « Docteur, soigne-moi ou je vais te tuer ! » Lui s’est réfugié dans la chambre de garde. Pour ne pas céder. Les vigiles sont intervenus. Le lendemain, les premières plaintes qui remontent des couloirs évoquent les souvenirs de la veille. Dans la chambre qui sert de refuge et de local aux grévistes, pas grand-chose : un lit, un brancard, quelques chaises, une ligne directe avec l’accueil en cas d’incident. Et des feuilles pour rédiger les communiqués. « Chirurgiens jetables, praticiens fantômes, dentistes à usage unique : j’hésite encore sur la formule... », soupire Hamid. Maria tranche : « Décris surtout notre condition d’otages. » Le premier brouillon termine dans la corbeille. « Notre truc, c’est plutôt la chirurgie dentaire ; le style, l’écriture, c’est pas tellement notre formation », se justifie Hamid, un diplôme en Algérie, deux enfants à paris, une belle-famille à Montreuil. Maria acquiesce. À 34 ans, elle est revenue vivre à Sarcelles, après dix ans au Chili : « Un peu d’études, beaucoup d’aventures. » Dans sa valise, un certificat de chirurgien-dentiste délivré par la très cotée université de Santiago. « En fait, un petit morceau de papier qui ne signifie pas grand-chose ici. » Qui permet juste quelques vacations à la Salpêtrière : cinq ans passés à soulager tout ce que l’Ile-de-France peut compter de maux de dents la nuit et les jours fériés.
23 heures, premiers bâillements. Le communiqué est rédigé. On le relit en boucle avant de le faxer au ministère. Le téléphone sonne. Maria décroche : « C’est l’accueil », dit-elle. Hamid décide de sortir pour voir si c’est grave : un gamin de 20 ans, la bouche en sang. Un mauvais coup de poing lors d’une virée. Diagnostic rapide : « Une hémorragie maxillaire située dans les foyers infectieux. » Quelques minutes, Hamid pèse et soupèse la situation. Puis décide d’expliquer au patient la grève, ou du moins les raisons de la crise : la situation des médecins étrangers, les humiliations qu’ils endurent toute l’année, la qualité de leur travail. Le gamin s’énerve, postillonne tout rouge : « Je ne comprends rien à tes histoires, j’ai trop mal ; et fais attention quand tu me soignes, je suis VIH. » Hamid le prend sur-le-champ. Trois points de suture dans les gencives, un pansement, deux comprimés, et le jeune repart. Hamid retourne dans sa chambre jaune. S’assoit sur le lit et se prend la tête à deux mains. « Ces jeunes, ils me labourent le coeur. Je ne peux pas les regarder souffrir sans les soigner : je pense à mes gosses. Et quand je refuse un enfant, je suis malade toute la nuit. »
Le ballet des femmes de ménage vient troubler les valses de patients. Il est 1 heure du matin. Dans la chambre, Maria cherche le sommeil sur le brancard. On frappe encore à la porte. Deux coups secs, trois ténus. Tahar vient récupérer le communiqué. Lui a décidé d’aller jusqu’au bout et de refuser tous les patients, quelle que soit leur situation : « Refouler un patient, c’est la pire décision que doit prendre un médecin. C’est peut-être le point de non-retour dans son action. » Nouvelles discussions. « Tout nu sous la blouse, je suis dentiste ; sorti de l’hôpital, je dois mettre une cravate pour justifier mon rang », explique-t-il. Les autres sourient. On plaisante sur les célébrités passées sous leurs roulettes. Tahar se souvient aussi de la jolie prostituée qui demandait des garanties sur son amalgame : « Il doit absolument tenir, j’ai encore cinquante clients à voir », lui avait-elle expliqué.
Coups de poing. Quatre heures du matin. Le téléphone sonne. A nouveau l’accueil. L’infirmier est dépassé. Tahar prend les devants. Et sort. Un immense type s’avance à sa rencontre, un point dans les airs, l’autre contre sa joue : « Vous êtes le dentiste de garde ? » « Oui, mais je suis en grève pour protester contre... » « Pas de bêtises, j’ai payé le taxi depuis Pantin, et maintenant tu vas me soigner. » Il attrape le praticien par le col. On essaie de les séparer. Impossible. Hamid fait de son mieux. Maria hurle. Les vigiles arrivent. Échange de coups de poing. Les ambulanciers viennent en renfort. Le type est maîtrisé. De retour à la chambre jaune, chacun cherche des explications. Tahar lâche une larme : « Ça me retourne les tripes, en dix ans d’urgence, je n’ai jamais eu le moindre problème. » On le réconforte. Il rentre chez lui.
Le réveil sonne. Hamid dormait. Sur le nez, le bréviaire de soins dentaires. Il décroche le combiné : à 7 h 30, ses gosses partent à l’école. Il leur glisse un petit mot. Hamid range les mules de travail dans sa sacoche, entre le rasoir et le parapluie. Puis file à l’hôpital Tenon : à 9 heures commence une autre vacation.
Olivier Bouchara
(1) Les prénoms ont été modifiés.
Des précaires en quête de statut : ces dentistes, diplômés à l’étranger, sont contraints aux vacations
L’entourage de Dominique Gillot, secrétaire d’État à la Santé, le reconnaît franchement : « Le statut d’attaché associé (réservé de facto aux praticiens à diplôme étranger extra-communautaire, n.D.L.R.) n’est pas très confortable. » Venus principalement du Moyen-Orient, du Maghreb ou d’Amérique latine, ces dentistes ont souvent complété leur première formation médicale dans un troisième cycle français. Par la suite, ils ont choisi d’exercer sur le territoire, en dépit de véritable équivalence entre le certificat de chirurgien-dentiste de leur pays d’origine et le titre requis pour l’inscription au Conseil de l’ordre.
« Une autorisation d’exercice peut toutefois être délivrée, après contrôle de connaissances et examen fouillé du dossier, précise un conseiller de la secrétaire d’État, mais cela demande un délai plus ou moins long. » Une précision qui suscite les railleries du docteur Ay, dentiste vacataire : « J’ai perdu un an pour réussir l’examen. À l’annonce des résultats, j’ai sabré le champagne. C’était en 1992 : mon dossier n’a toujours pas avancé. »
Estimés à 80 en France, ces dentistes diplômés à l’étranger sont contraints de multiplier les vacations dans les hôpitaux de l’Assistance publique. Au service « stomatologie » de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière, près de cinquante d’entre eux tiennent tout le service des urgences dentaires. Sans contrat de travail. Simple hasard ? Il semblerait que non : la moindre rétribution des vacations décourage les autres praticiens hospitaliers. Un curieux monopole de la précarité (les plus actifs gagnent moins de 10 000 francs) qui leur fait revendiquer aujourd’hui un véritable statut. Le docteur Djemil, porte-voix des urgentistes de la Salpêtrière, souligne que les pouvoirs publics ne peuvent pas se permettre de laisser durer le mouvement : « Chaque soir, on risque l’incident. »
O. Ba.
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Une nuit avec les grévistes du seul service d’urgence dentaire parisien
Je suis dentiste .Mon marie est français et moi je suis russe.
Pour travailler il faut avoir la nationalite et diplome français.Les lois de Napoleon marchent jusqu’au aujourd’hui et personne ne veut rien changer.
Je sais que en Allemagne et en Israel c’est possible de travailler parce qu’ il y a une procedure qui permet de valider le diplome etranger.Tout est bien imagine theorie et pratique:si tu veux tu peux y arriver .
En France......dommage. C’est la mafia et tu ne peux pas casser le mur.
Le sisteme de sante est bien imagine ,mais trop lourd et tout est melangé:l’argent ,devoire de medecin .....Ce n’est pas possible d’etre medecin pour soigner les gens,ici tu est devenu medecin pour gagner de l’argent et tu feras tout ton possible pour eviter la concurence.
Les dentistes etrangers n’ont meme pas de droit de travailler comme assistante dentaire sans suivre la formation ;parce que des écoles qui preparent des assistantes sont très bien payes et elles ne veulent pas perdre de l’argent donc elles se sont mis d’accord et elles ont fait encore une lois de plus...
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Une nuit avec les grévistes du seul service d’urgence dentaire parisien
puisque la plus part des dentistes etrangers le crient haut et fort qu’il veulent travailler pour soigner les gens et pas pour s’enrichirs ,je me pose cette question,et pourquoi dans ce cas là ils vont pas dans des pays pauvres afin de soigner les pauvres,donc arrètez de dire n’importe quoi ,si vous avez prefèrer travailler en france ,c’est uniquement pour s’enrichirs aussi et d’ailleurs pourquoi vous avez quitter votre pays qui vous a enseigner ce que vous savez maintenant et soigner vos compatriottes,ou faire des extras de temps en temps dans des associations ,moi personnellement je suis un SDF et ca va faire maintenant deux ans (02) que je suis edentès que malgres que je n’arrète pas de prendre des rendez vous dans des haupitaux parisiens,conclusion vous aussi vous avez gouttez malheureusement à l’argent et que vous n’etes plus humain comme les autres car le système vous a broyer comme tant d’autres . je suis franc et je me suis exprimer comme je l’ai ressentis.et merci de m’avoir donner la parole.
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Une nuit avec les grévistes du seul service d’urgence dentaire parisien
Je suis révolté par ces pratiques. Je suis en contact avec une femme russe dentiste aussi. Je souhaite me marier avec elle, mais j’ai bien du mal d’imaginer que quelqu’un d’aussi qualifié ne puisse pas excercer son talent, et j’ai du mal à me résoudre à imaginer cette union. j’ai peur qu’elle regrette son pays et se trouve inutile en France. Bien à vous
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Une nuit avec les grévistes du seul service d’urgence dentaire parisien
bonjour je m’appelle herve age de 38 ans et je suis dans le meme cas sauf que ma petite amie est peruvienne .Nous aussi on enviseage de se marier,je trouve ce genre de situation dégueulas.il paraitrait que si nosfutures epouses travailleraient 6 annees consecutives dans un hopital leur diplome de dentiste serait validé.Reste a voir!!!!!!!Et puis se trouvait une place dans un hopital actuellement c’est pas du gateau si tu veux qu’on se voit n’hesite pas a m’appeller au 06-14-83-21-81
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Une nuit avec les grévistes du seul service d’urgence dentaire parisien
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Une nuit avec les grévistes du seul service d’urgence dentaire parisien
st je suis un interne en medecine algerien et je veux voyager en etranger pour etudier mais d’apres vous c’est carement dificile et je veux que vous me donner une idee qui pourra m’aider a trouver un payer où les diplome etranger ne faire pa fasse a des situations demoralisante
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Une nuit avec les grévistes du seul service d’urgence dentaire parisien
IL N Y A PAS MOYEN DE TRAVILLER EN FRANCE SAUF COMME INTERNE SI NON IL FAUT TOUT REFIRE ET MEME SI TU LE FAIT TU DOIT AVOIR LA NATIONALITE FRANCAISE POUR EXERCER AH OUI IL Y A LE CONCOUR.QUEL MASCARADE JE VIEN D APRENDR QUE LES PLACE SONT VONDUS AU PLUS OFFRANT.ALORS IL PREFERBLE DE SUPORTER LA GALERE EN ALGERIE QUE VENIR PERDRE SON TEMPS ET SON ARGENTS EN FRACE OU I TU VEUT EDIHA GAWRIA
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Une nuit avec les grévistes du seul service d’urgence dentaire parisien
Je suis tout à fait d’accord avec toi, c’est la mafia. Et vraiment dommage et d’ailleur la honte pour la France que un médecin ne pourra avoir le droit de travailler en France en tant médecin !! Mais, la seule chose il faut se battre toujours pour avoir le droit. Je te souhaite bon courage et ubidimsa, eta : limonparis@hotmail.com
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Une nuit avec les grévistes du seul service d’urgence dentaire parisien
pourquoi vous restez a vivre dans ses conditions et ne pas chercher a faire autre chose ou rentrer chez vous et,opter pour une vie plus digne?est-ce cela vivre a paris ? ville de la lumiere?je m’en voudrai de vivre comme vous le faites.
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Une nuit avec les grévistes du seul service d’urgence dentaire parisien
Je cherche inlassablement un medecin dentiste en pédiatire.
Pouvez vous m’indiquer es adresses en Région Parisienne ?