Accueil du site > Revue de presse > Revue de presse (1995-2002) > 2001 > 02 >
Médecins à diplômes étrangers
55e jour de grève des chirurgiens-dentistes de la Pitié-Salpétrière
8 février 2001 (AFP)
PARIS, 8 février 2001 (AFP)
1 Message | Réagir à cet article | Recommander cet article | Votez pour cet article
Les chirurgiens-dentistes à diplôme hors communauté européenne qui assurent les gardes de l’unique centre d’urgences dentaires d’Ile-de-France, situé à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, ont entamé jeudi leur 55e jour de grève, selon un comuniqué du Syndicat national des praticiens adjoints contractuels (SNPAC).
Les chirurgiens dentistes hospitaliers à diplôme extra-européen, qui ne peuvent pas être inscrits au tableau de l’Ordre des médecins, demandent à être "intégrés dans le système français de la Santé, comme celà a été le cas pour les médecins et pharmaciens hospitaliers diplômés hors Union européenne", souligne le SNPAC.
Le mouvement de grève parisien, commencé le 16 décembre, a été reconduit et étendu au plan national du 7 au 9 février dans les services de stomatologie et d’odontologie des hôpitaux publics et des centres pénitenciers.
Deux "sit-in" ont été organisés jeudi à Paris, place des Droits de l’Homme le matin et devant la direction générale de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) l’après-midi, où une délégation a demandé à être reçue par le directeur général.
Les médecins à diplôme étranger se réjouissent du retour de M. Kouchner
RENNES, 12 fév (AFP) - Le comité des médecins à diplôme étranger (CMDE, diplôme extra-européen) s’est "réjoui" lundi de la nomination de Bernard Kouchner comme ministre délégué à la Santé et lui demande de rattraper le "retard accumulé" sur leur statut depuis son départ au Kosovo.
"Il faut retrousser les manches pour rattraper le retard accumulé dans le traitement des dossiers qui empoisonnent le monde hospitalier, et tout particulièrement celui des médecins à diplôme étranger", affirme dans un communiqué Dr. Mohamed Ettahiri, président du CMDE, basé à Rennes, qui demande à être reçu au plus vite par le ministre.
"Depuis votre départ pour le Kosovo (en juillet 1999, NDLR), les problèmes des médecins à diplôme étranger n’ont connu aucune évolution favorable. Pis, ils sont devenus plus compliqués", poursuit le communiqué du CMDE.
Le CMDE demande notamment de "permettre aux candidats titulaires d’un diplôme de spécialisation obtenu dans un Etat tiers de se présenter aux épreuves nationales d’aptitude dans la spécialité".
Il souhaite également l’adoption en seconde lecture par l’Assemblée nationale d’un amendement concernant leur statut, qui est intégré dans la loi de modernisation sociale.
Les médecins à diplôme étrangers manifestent pour leur statut
PARIS, 10 janv (AFP) - Une cinquantaine de médecins à diplôme étranger ont manifesté mercredi devant l’Assemblée nationale pour appuyer les amendements concernant leur statut, qui sont intégrés dans la loi de modernisation sociale soumise aux députés depuis mardi.
A l’appel du Syndicat national des praticiens adjoints contractuels (SNPAC), les médecins demandaient avant tout la reconnaissance de la qualification des praticiens à diplôme étranger hors Union Européenne (praticiens adjoints contractuels-PAC) qui exercent en spécialité à l’hôpital public depuis au moins cinq ans.
"La loi CMU de 1999 a accordé cette reconnaissance aux médecins généralistes qui justifient de six années d’exercice en hôpital avec le statut de PAC. Nous demandons la même chose pour les quelque 4.000 PAC exerçant en spécialité", a expliqué le Dr Khaldoun Kerrou.
"Les députés ont adopté un amendement à l’article 17 de la loi de modernisation sociale qui va dans le sens de cette reconnaissance mais qui ne fixe pas ses modalités. Nous voulons que cela soit inscrit dans la loi, et non pas laissé à l’arbitraire d’un décret", a précisé Hani-Jean Tawil, président du SNPAC.
Le second amendement soutenu par le SNPAC concerne les chirurgiens-dentistes à diplôme étranger, soit un millier de praticiens en France, qui n’ont pour l’instant aucun moyen d’accéder à un statut stable et rémunéré.
Enfin, le SNPAC demande aux députés de soutenir quelque 3.000 spécialistes et pharmaciens à diplôme étranger qui n’ont pas encore intégré le système PAC, qu’un décret de mars 2000 empêche désormais de se présenter aux épreuves d’aptitude à leur qualification en France.
Médecins à diplôme étranger : manifestion mercredi devant l’Aseemblée
PARIS, 6 janv (AFP) - Les médecins à diplôme étranger sont appelés à se rassembler le mercredi 10 janvier devant l’Assemblée nationale pour appuyer des amendements concernant leur statut, qui sont intégrés dans la loi de modernisation sociale, dont les débats sont programmés à partir de mardi.
Selon un communiqué du Syndicat national des praticiens adjoints contractuels (SNPAC), ces amendements concernent les modalités d’obtention de la qualification de spécialiste dans l’article portant réforme des études médicales.
Le SNPAC demande notamment que tout praticien, exerçant une spécialité à l’hôpital et justifiant de cinq années de fonctions hospitalières dans l’exercice de sa spécialité (équivalant des 5 ans d’internat en France), soit déclaré qualifié dès lors que cet exercice est défini dans un cadre statutaire et que le praticien a été recruté par concours ou épreuve d’aptitude.
Ces praticiens "intégrables" sont environ 4.000 actuellement, a précisé le Dr Hani-Jean Tawil au nom du SNPAC.
Le second amendement concerne les chirurgiens-dentistes à diplôme étranger, soit un millier de praticiens en France, "qui sont complètement oubliés par la loi", affirme le SNPAC, et qui "doivent bénéficier des mêmes dispositions qui régissent les médecins et pharmaciens ayant obtenu leurs diplômes dans un autre pays que ceux de l’Union européenne", estime le syndicat.
Enfin le SNPAC s’inquiète de décrets pris en mars 2000 concernant 3.000 autres praticiens à diplôme étranger qui n’ont pas encore passé d’épreuves d’aptitude à leur qualification en France et ne pourront plus le faire à partir du 1er janvier 2002 selon ces nouveaux textes règlementaires. Le syndicat demande aux députés que le projet de loi de modernisation sociale leur permette à nouveau de se présenter aux épreuves nationales d’aptitude de leur spécialité.
"Sit-in" des dentistes grévistes de la Pitié devant le ministère de la Santé
PARIS, 20 déc (AFP) - La quarantaine de médecins à diplôme étranger (MDE) qui assurent les gardes de l’unique centre d’urgences dentaires d’Ile-de-France, situé à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, en grève illimitée depuis samedi, ont organisé mercredi un "sit-in" devant le ministère de la Santé.
Une délégation a été reçue au ministère, mais "les portes restent fermées", a regretté le Dr Ibrahim Ay, du Syndicat national des praticiens adjoints contractuels (SNPAC).
Les chirurgiens dentistes hospitaliers à diplôme extra-européen, qui ne peuvent pas être inscrits au tableau de l’Ordre des médecins, demandent à pouvoir passer un examen qui leur ouvrirait un véritable statut, et donc un véritable salaire.
"Les pouvoirs publics ont créé un vide juridique, et aujourd’hui ils refusent de s’y intéresser", a dénoncé le Dr Ay.
Le mot d’ordre de grève aux urgences dentaires de la Pitié-Salpêtrière, ouvert les samedi, dimanche et jours fériés et tous les jours de 17h30 à 08h30, est donc maintenu. Seules les urgences vitales et les enfants seront traités.
Grève illimitée de l’unique centre des urgences dentaires d’Ile-de-France
PARIS, 16 déc (AFP) - La quarantaine de médecins à diplôme étranger (MDE) qui assurent les gardes de l’unique centre d’urgences dentaires d’Ile-de-France, situé à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, se sont mis samedi en grève illimitée, a-t-on appris de source syndicale.
"Les chirurgiens dentistes hospitaliers à diplôme extra-européen sont en grève illimitée, votée à l’unanimité, pour réclamer un véritable statut", a déclaré à l’AFP le Dr Ibrahim Ay, du Syndicat national des praticiens adjoints contractuels (SNPAC).
"Nous n’assurons que les urgences vitales et celles pour les enfants", a précisé le Dr Ay, rappelant que les urgences concernent les samedi, dimanche, jours fériés et tous les jours de 17H30 à 08H30.
"Nous ne sommes que des vacataires sans statut, pas inscrits au tableau de l’ordre, sans droits au chômage ni à la retraite et sans Sécurité sociale !", s’est ému le Dr Ay.
"Nous demandons la possibilité de passer l’examen qui nous permettra d’accéder à ces droits", a-t-il ajouté, soulignant que "ni étudiants, ni internes, ni inscrits au tableau, nous exerçons légalement à l’hôpital public dans la plus totale illégalité (juridique)".
"Payés 75 francs de l’heure, les pouvoirs publics n’ont trouvé que nous (les MDE) pour tenir ces gardes : ils ont créé une médecine parallèle de deuxième catégorie et nous ne soignons que les patients qui ne peuvent être soignés en libéral", a affirmé le Dr Ay.
"Les urgences dentaires sont assurées par les grévistes assignés par la direction pour garantir le service", a déclaré le porte-parole de la Pitié, joint par l’AFP, reconnaissant que la "situation est tendue".
Information démentie par les médecins grévistes qui affirment "n’avoir pas reçu l’assignation formelle de la direction".
Forum de discussion: 1 Message
-
55e jour de grève des chirurgiens-dentistes de la Pitié-Salpétrière
L’article date, aussi j’aimerais savoir qu’en est-il aujourd’hui pour les dentistes ayant obtenu leur diplôme à l’étranger (en l’occurence en Roumanie, en 1992).
En effet, le diplôme roumain a été reconnu par les autorités allemandes, après un examen d’état.
L’ami qui me pose cette question est citoyen allemand et exerce depuis plusieurs années en Allemagne. Il souhaiterait exercer en France, mais ignore si ses diplômes sont reconnus (diplôme roumain, et examen allemand d’état lui permettant d’exercer en Allemagne).
Je vous remercie très cordialement de votre réponse.
I. Nicodim