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Visite de Bouteflika en France : asile, immigration, émigration
17 juin 2000 (Bulletin d’information sur l’Algérie du CSSI)
GENEVE, 17 juin 2000 (Bulletin d’information sur l’Algérie du CSSI)
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Asile, immigration, émigration
(APS 14.6) L’immigration algérienne en France "est le plus solide des liens entre nos pays", a déclaré le président Bouteflika lors du dîner offert en son honneur, le 14 juin, par le président Chirac. Le président algérien a inclu dans cette population, aux côtés des "ouvriers qui sont venus offrir leurs bras et leur labeur" et des "soldats qui sont venus offrir leur sang et leur vie pour la liberté de la France", "ceux qui ont été contraints de quitter leur pays et que l’on appelle généralement des pieds noirs".
(Reuters 13.6, AP, El Watan 15.6, Le Monde 17.6) Plusieurs associations, dont le MRAP et l Collectif d’entraide et de solidarité des Algériens en France, ont appelé le 13 juin à une révision des accords franco-algériens sur l’entrée et le séjour en France des ressortissants algériens, accord qui font peser sur les Algériens des "discriminations flagrantes" par rapport à d’autres nationalités. Les associations, dans une lettre ouverte adressée aux présidents algérien et français à l’occasion de la visite du premier en France, dénoncent une politique des visas "encore plus draconienne, arbitraire même à l’égard des Algériens", malgré la réouverture d’un consulat français à Algher et "une relative progression des attributions de visas, surtout de court séjour". Lors d’une conférence de presse, le Secrétaire général du MRAP, Mouloud Aounit, a signalé que les Algériens constituent une grande partie des "sans-papiers qui vivent à l’ombre de la République" française. Parmi les mesures discriminatoires frappant les Algériens, les associations citent l’obligation qui leur est faite de retourner à Alger demander au Consulat de France un visa de long séjour, sans aucune assurance qu’il leur sera délivré ; la soustraction des Algériens aux dispositions de la loi de 1998 qui permet aux conjoints de ressortissants français d’obtenir un titre de séjour temporaire s’ils sont entrés régulièrement en France ; l’exigence d’une résidence habituelle de 15 ans en France pour ouvrir un droit au titre de séjour, alors que 10 ans suffisent aux ressortissants d’autres pays ; la limitation du droit au séjour des malades. Le MRAP et le Collectif demandent en conséquence une renégociation de l’accord franco-algérien et "l’instauration d’une politique ouverte et généreuse de délivrance de visas de court et de long séjour, avec une généralisation de visas à entrée multiples". Le 15 juin, le MRAP a en outre souhaité que la visite d’Etat d’Abdelaziz Bouteflika en France soit "une occasion de résister aux incitations ou manoeuvres racistes qui visent les Algériens en France", et a rappelé, alors que le président algérien s’apprêtait à rendre hommage à Verdun aux Algériens tués sous le drapeau français pendant la première guerre mondiale, que "leurs petits-enfants (...) de nationalité française (qui) vivent parmi nous" sont souvent "exposés aux pires discriminations en matière d’emploi, de logement, de loisirs, en raison de leurs origines ancestrales", et sont "victimes du racisme, comme les immigrés", la "non-reconnaissance de leur citoyenneté" provenant du "passé non assumé" par nombre de Français. Par ailleurs, la députée européenne Yasmine Boudjenah (apparentée PC) rappelle à "El Watan" que "les jeunes issue de l’immigration sont quatre fois plus chômeurs que les Français d’origine".
Le 15 juin, le ministre français de l’Intérieur, Jean-Pierre Chevènement, a annoncé une révision de l’accord de 1968 "afin de tenir compte des avancées contenues dans la loi" de 1998 pour l’octroi "d’un certain nombre de titres de séjour aux scientifiques, aux artistes, au titre de la vie privée familiale".
France-Algérie
(Reuters, AFP, AP, Libération, Le Temps, Le Monde, El Watan, Ribat, MAOL 14.6, 15.6, 16.6, 17.6, CSSI) Le président Bouteflika s’est livré le 15 juin à une opération de séduction auprès des investisseurs potentiels français en Algérie, a qui il a assuré qu’"un programme détaillé d’ouverture du capital et de privatisation des entreprises publiques" sera "finalisé très prochainement" en Algérie, et permettra à des partenaires étrangers de s’engager "dans la transparence la plus totale". Le président algérien a assuré qu’il n’existait pas "un secteur plus stratégique qu’un autre", et qui serait fermé aux investisseurs internationaux, ce qui relance le débat sur une privatisation partielle dans le secteur des hydrocarbures. Abdelaziz Bouteflika a affirmé le caractère "durable du redressement de l’Algérie", en évoquant notamment un taux de croissance de 5 % en 1999, avec une inflation à 2 %, une dette diminuant de 2 milliards de dollars, des réserves de change en augmentation et un budget "pratiquement équilibré" pour 2000. Le président algérien a souligné que les relations économiques franco-algériennes étaient "largement déséquilibrée" aux dépens de l’Algérie, et a regretté que la France, premier fournisseur "et de loin" de l’Algérie, n’y soit que "faiblement présente en termes d’investissements". Le 15 juin, le directeur du commerce international de la banque française BNP-Paribas a annoncé que ce groupe projetait d’ouvrir une activité de "banque de détail", de "banque à réseau" en Algérie, mais n’a pas donné de date pour la réalisation de ce projet, sinon celle du début juillet pour l’envoi d’une délégation de BNP-Paribas en Algérie.
Selon les chiffres officiels français, la France a dégagé un excédent commercial de 6,1 milliards de FF (1,5 mias FS) dans ses échanges avec l’Algérie en 1999. 24 % des exportations françaises vers l’Algérie sont constituées par des biens d’équipement professionnels, 21 % par des biens d’équipements courants, 20 % par des biens liés à l’automobile et 18 % par l’agroalimentaire. La France est le premier fournisseur de l’Algérie, qui n’est que son 19ème fournisseur (le sixième hors OCDE, et le deuxième en Afrique). Les importations algériennes de la France ont augmenté de 6,2 % entre 1998 et 1999, pour atteindre 9,7 milliards de FF (2,4 mias FS).
Un accord de conversion en investissements d’une partie de la dette extérieure algérienne a été obtenu le 15 juin entre le président Bouteflika et le gouvernement français. L’accord a été annoncé par les Français à l’issue d’un déjeûner entre Abdelaziz Bouteflika et Lionel Jospin, et confirmé à l’issue de la rencontre entre le président algérien et le ministre français de l’Economie et des finances, Laurent Fabius, le 16 juin.
Le président Bouteflika s’est rendu le 16 juin à Verdun pour rendre hommage aux milliers d’Algériens morts pendant la Grande Guerre de 1914-1918 sous le drapeau français. 70’000 Africains (du nord ou d’Afrique "noire") ont été tués pendant la première guerre mondiale, et 150’000 Algériens ont en outre été mobilisés au sein de l’Armée française d’Afrique, qui en 1944 et 1945 a combattu aux côtés des Alliés, sous le commandement du général (futur maréchal) Alphonse Juin -lui-même né en Algérie.
En ce qui concerne le dossier des harkis (supplétifs algériens de l’armée française pendant la guerre de libération), qui avaient dénoncé le 15 juin l’attitude des autorités n’ayant "rien fait pour qu’il y ait une rencontre" entre eux et Abdelaziz Bouteflika, et accusé Jacques Chirac et Lionel Jospin de les considérer encore comme des "sous-citoyens" français, Le président algérien a déclaré le 16 juin à la télévision française que le peuple algérien n’était pas "encore" prêt à accepter que des harkis puissent revenir en Algérie. le président algérien a comparé les harkis aux "collaborateurs" français sous l’occupation nazie, de 1940 à 1944, ce qui a suscité la colère des représentants de la communauté "harki", refusant cette comparaison. Dans un texte publié par "Le Monde", le Secrétaire général du collectif "Justice pour les harkis", Mohammed Haddouche, et le président du Comité national pour les musulmans français, André Wormser, demande que la question des harkis ne soit pas "occultée une nouvelle fois". Les deux auteurs du texte demandent au président Bouteflika de "faire la lumière sur les massacres des harkis et de leurs familles" lors de l’indépendance de l’Algérie, et d’"autoriser les harkis, citoyens français séparés des leurs depuis près de quarante ans, à circuler librement entre la France et l’Algérie". A Jacques Chirac, dont ils rappellent qu’il a servi comme officier en Algérie, qu’il a cotoyé les harkis et qu’"il connaît le sort qui a été le leur malgré les engagements pris", Mohamed Haddouche et André Wormser demandent qu’il accomplisse un "acte de repentance" et que la France reconnaisse officiellement le désarmement et "l’abandon" dont les harkis ont été l’objet, la "complicité passive" de la France "dans les massacres perpétrés après la signature des accords d’Evian" et l’"accueil indigne des rescapés en France". "Les harkis ont été sacrifiés à la raison d’Etat. Ils ont été désarmés, abandonnés et livrés pieds et poings liés à leurs adversaires. Résultat : cent cinquante mille morts !" écrivent les deux défenseurs des harkis, qui ajoutent que beaucoup de ces supplétifs algériens de l’armée française qui étaient parvenus à quitter l’Algérie ont été "refoulés, de Marseille, vers la mort qu’ils fuyaient" et que si "cinquante mille harkis ont été sauvés", c’est en grande partie grâce à "des officiers courageux qui ont désobéi aux ordres". Encore les rescapés ils ont-ils connu à leur arrivée en France "un accueil indigne (...) parqués, enfermés dans des camps" pour "oublier la trahison et soulager la conscience collective" française. "Aujourd’hui encore, ils sont victimes d’une exclusion indigne", concluent Mohamed Haddouche et André Wormser.
Le retour des pieds-noirs est par contre, sauf pour les anciens de l’OAS, envisagé plus facilement : "Ils sont les bienvenus, sous réserve que soit mise de côté toute nostalgie de récupération du passé", a déclaré Abdelaziz Bouteflika lors du débat organisé le 15 juin par la revue "Passages".La rassemblement des pieds-noirs organisé à la Pentecôte à Cagnes sur Mer par l’association "Français d’Afrique du nord et d’outre-mer au service de la nation en l’an 2000", pour commémorer le 38ème anniversaire du rapatriement des Français d’Algérie, a été l’occasion pour l’organisateur de la manifestation, Alain Timsit, de prôner la "réconciliation", tout en considérant que "Bouteflika est gênant" et "représente quelque chose de dramatique" pour la communauté, et que deux préalables à la "main tendue" sont posés par les pieds-noirs : "la reconnaissance de l’oeuvre civilisatrice de la France et la libre circulation en toute sécurité pour les harkis qui veulent retrouver leur famille". Pour l’écrivain Raphaël Draï, par contre, si on "n’épaule pas" le président Bouteflika, "on va dans le mur".
De Madrid (au moins apparemment), le MAOL (Mouvement algérien des officiers libres) a dénoncé dans un communiqué signé par "le colonel Baali Ali", "l’imposture" et le caractère de "show médiatique" de la visite du président algérien ("président baladeur") en France, et considéré qu’elle ne visait qu’à masquer l’échec de la "concorde civile" et l’"immobilisme chronique" de la classe dirigeante algérienne. Pour le MAOL, "le but non avoué de cette visite est l’obtention d’un sauf conduit pour les généraux impliqués dans les crimes de guerre et crimes économiques", et "les anciens officiers (algériens) de l’armée française veulent des garanties que la mère patrie les protégera contre toute poursuite pénale à l’étranger". Quant au bulletin du FIS (tendance Kébir) "El Ribat", il dénonce le 14 juin la "désinvolture et le désintérêt" d’Abdelaziz Bouteflika "pour les us et coutumes de ses compatriotes et coreligionnaires", le président algérien arrivant à Paris précisément le 14 juin, jour du Mouloud (El Mawlid Ennabaoui), "fête familiale et nationale (...) chômée et payée". Le bulletin islamiste reproche au président du Haut Conseil Islamique algérien de "n’avoir pas alerté Abdelaziz Bouteflika sur les conséquences de cette visite (en France) un jour de Mouloud", cette fête symbolisant "l’appartenance de la nation algérienne à la communauté islamique". Et de s’interroger : "Abdelaziz Bouteflika et ses collaborateurs ont-ils voulu signifier par là une réorientation et un changement de notre sphère culturelle ?". "El Ribat" conclut en sommant "les députés attachés aux valeurs et aux croyances du peuple" de "dénoncer publiquement, à l’Assemblée nationale, cet impair", et en demandant au FFS et au PT, "en tant que partis de l’opposition", de "s’en saisir" (le FFS et le PT s’affirmant partisans d’une "laïcité à l’algérienne", il est peu probable qu’ils fassent ce que le FIS-Kébir attend d’eux -n.d.l.r.). Le bulletin islamiste, rappelant que l’islam est religion de l’Etat algérien, reproche en outre au président Bouteflika de n’avoir "même pas prévu d’accomplir la prière du vendredi à la mosquée" et d’avoir préféré se recueillir sur les tombes des Algériens "morts pour la France" en 1914-1918 plutôt que rendre hommage aux victimes du massacre parisien du 17 octobre 1961.
(Libération 15.6) L’actrice Isabelle Adjani a refusé d’assister au dîner d’Etat offert le 14 juin par la président Chirac en l’honneur du présidnt Bouteflika, et s’en explique dans "Libération". Fille d’un Algérien, Isabelle Adjani s’était rendue une première fois en Algérie après les émeutes de 1988, "horrifié" par les témoignages sur la torture, "répétition, cette fois entre Algériens, des atrocités infligées deux décennies auparavant par les Français". Aujourd’hui, l’actrice "refuse d’être complice" du "passage à la trappe de tous (les) crimes commis par l’armée dans une obscurité et une opacité des plus organisées". "Il y (a) une arrière-scène plongée dans cette obscurité où la population (disparaît), effacée, fondue au noir" déclare Isabelle Adjani, qui reconnait avoir "partagé les espoirs du peuple algérien lorsque (bouteflika) a promis de ramener la paix", mais constate qu’"aujourd’hui, l’espoir est annulé, des Algériens continuent à mourir, de façon moins spectaculaire mais tout aussi abominable". A propos de l’appel du président algérien à "tourner la page", elle répond qu’"on doit d’abord lire la page avant de la tourner", et qu’il en va des dix dernières années comme des temps précédents : "On ne cesse d’empêcher les Algériens de lire leur histoire. La colonisation a tout fait pour les "déculturer". Après l’indépendance, les militaires au pouvoir ont décidé de rayer de l’histoire du pays ceux de ses dirigeants ou de ses combattants anonymes qui les dérangaient ou qui leur donnaient trop mauvaise conscience". Et de demander que l’on comprenne que "l’effort de Bouteflika et de ce régime, c’est l’effort pour rendre un peuple fou en le rendant amnésique". Isabelle Adjani affirme son soutien aux victimes et à leurs familles, à qui elle essaie de "donner une voix quand ils réclament vérité et justice".
(Le Monde 15.6) Dans un texte publié par "Le Monde", plusieurs personnalités françaises (Antoine Conte, Jean Lacouture, Noël Mamère, Pierre Vidal-Naquet), ainsi que l’écrivain sud-africain Breyten Breitenbach et la veuve d’Ali Mecili, Annie, demandent "Justice pour Ali Mecili", avocat démocrate et laïque, ami de Hocine Aït Ahmed, assassiné le 7 avril 1987 "sur ordre de la Sécurité militaire algérienne" pour "éradiquer tout espoir d’une alternative démocratique en Algérie". Après treize ans, rappellent les auteurs du texte, "le crime demeure impuni", alors même que l’assassin présumé de Mecili avait été arrêté "en possession d’un ordre de mission de la Sécurité militaire algérienne", Il avait cependant été "aussitôt soustrait à la Justice française et expulsé vers Alger en urgence absolue sur ordre de Robert Pandraud, alors ministre délégué à la sécurité". L’appel demande que "s’affirme enfin la volonté politique de briser le silence et de rendre justice à Ali Mecili".
Commission socialiste de solidarité internationale
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Forum de discussion: 5 Messages de forum
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Visite de Bouteflika en France : asile, immigration, émigration
moi je suis algerien de kabylie militant de la cause berbere et de la democratie militant du ffs, j’ai subi des menace et agression en kabylie de 2001 a 2002 j’ai demande asil politiq en france , il a ete rejete par l’ofpra, j’ai fait appel , mais j’ai peur quil soit refuse, que dois je faire apres ? merci
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Visite de Bouteflika en France : asile, immigration, émigration
bonsoir, vous avez été menacés par qui ?. arretez les mensonges. dans ce cas là c’est tout le peuple algerien qui est menacé. Et pourquoi vous rajoutez que vous etes kabyles. A ce que je sache, une grande partie de l’administration algerienne est kabyle, vous n’etes pas plus malheureux que le reste du peuple Algerien, dites tout simplement que vous cherchez à s’installer en France. le terrorisme par contre est une réalité pour tout le pays.
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Visite de Bouteflika en France : asile, immigration, émigration
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Visite de Bouteflika en France : asile, immigration, émigration
on se rend compte trop tard de la gravitè des choses mais pas mal dejas ;c’est un pat en avant dns nos droit a l’etranger et deux pat en arriere chez nous.
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Visite de Bouteflika en France : asile, immigration, émigration
Je voudrais savoir si à la date d’aujourd’hui, un accord a été pris avec le gouvernement algerien, quant à la libre circulation des harkis. Si non comment obtenir un visas court sejours en algerie pour un harkis ?
merci d’avance
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Visite de Bouteflika en France : asile, immigration, émigration
vous savez que tout le monde connaient la réalité entre les deux pays, ceux qui gouvernent l’algérie depuis 1962 sont tous des officiers issus de l’armée française ils ont tous combattu le peuple algérien nous sommes trahis par les arabes et les français depuis 1962 à 2004 un kabyle d’algerie !et sur les massacres en algérie 80 pour cent des massacres sont commis par les militaires qui sont au pouvoir,les generaux, qui sont protégés par la france jusqu’ à ce jour 2004 !