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Mémoire de la colonisation
France-Algérie. Le crime avait un nom : le colonialisme
17 juin 2000 (L’Humanité)
PARIS, 17 juin 2000 (L’Humanité)
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France-Algérie. Le président Bouteflika a demandé à la France de mettre à plat son passé colonial et plaide pour une véritable réconciliation. Rappel d’une douloureuse histoire.
Le 5 juillet 1830, Alger tombe aux mains des troupes françaises du général de Bourmont. La " conquête " de l’Algérie fut cependant longue et douloureuse : la résistance conduite par l’émir Abdelkader va durer dix-huit ans. " Nos soldats n’ont pas reculé devant le meurtre des vieillards, des femmes et des enfants. Ce qu’il y a de plus hideux, c’est que les femmes étaient tuées après avoir été déshonorées ", écrivait le 18 octobre 1841, M. Chamagarnier, officier français, cité par Charles André Julien (Histoire de l’Algérie contemporaine, PUF).
Alger, Constantine, Médéa, Miliana, Tlemcen, berceaux de la civilisation turco-maure, ont été dévastées : des palais, des mosquées rasées, portes et fenêtres en bois et autres motifs de décorations, archives de la ville d’Alger ont servi de braseros. La suite est plus connue. De Charles X à la IIIe République, une politique de colonisation systématique fut entreprise. Les terres les plus riches sont confisquées et distribuées aux colons venus de France, d’Espagne et d’Italie.
En mai 1871, à l’appel d’El Mokrani, les Algériens se soulèvent mais sont écrasés en quelques mois. Ceux qui y prirent part sont déportés à Cayenne et leurs biens expropriés. Au total, en 1886, plus de 7 millions d’hectares de terres sont passés aux mains des colons. Pour subsister, les Algériens sont contraints de travailler les sols les plus arides. Pire, les Algériens ont été régis jusqu’en 1945 par le Code de l’indigénat, statut qui ne leur reconnaissait aucun droit, faisant d’eux des non-citoyens, soumis à l’arbitraire colonial.
Les rares tentatives d’amélioration du statut des Algériens, comme le projet Blum-Violette en 1936, sont vite enterrées. De même, l’accès à l’école publique n’était dans un premier temps réservé qu’aux enfants des notables - caïds et bachaghas - sur lesquels s’appuyait l’administration coloniale, avant de s’ouvrir timidement à quelques milliers d’enfants algériens. En 1950, quatre ans avant le déclenchement de la guerre d’Algérie, seuls 200 000 enfants (soit le même nombre d’enfants européens pour une population de 800 000 habitants) sur une population scolarisable de 2,4 millions d’enfants fréquentent l’école française. Déculturation, expropriation des Algériens et pillage des richesses minières allaient de pair.
Sur le plan politique, c’est en France, où les Algériens n’étaient pas soumis aux lois coloniales, qu’est né, avec l’aide du PCF, le premier parti nationaliste, l’ENA (l’Etoile nord-africaine). Devenu PPA en 1936, il a commencé à se développer en Algérie, d’abord dans une quasi-clandestinité, puis à la faveur de la victoire du Font populaire son activité fut plus ou moins tolérée.
Jusqu’à la veille de la guerre d’Algérie en novembre 1954, le pays connaît une évolution à deux vitesses : une part cette évolution se fait au bénéfice exclusif de la population européenne ; la grande masse des Algériens, elle, n’a connu de la colonisation que misère sociale, pauvreté, chômage, brimades quotidiennes et répression, ponctuées par des périodes de famine et de maladies endémiques, au point que, selon Lutte sociale, organe des communistes algériens, des dizaines de milliers de personnes mouraient de faim dans l’indifférence totale. Une période, c’était durant les années trente, que les vieux Algériens surnomment " amme el boune " (l’année du bon), ticket de rationnement distribué parcimonieusement aux moins récalcitrants.
Les rares emplois agricoles - moins de 50 000 dans les fermes coloniales - ou dans une industrie peu développée ne pouvaient permettre à la grande masse des Algériens de sortir de leur misère sociale. L’émigration, l’engagement dans l’armée française étaient les seules issues qui leur restaient afin de faire vivre leurs familles restées au pays. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, grâce à plusieurs centaines de milliers d’Algériens émigrés en France, une partie importante de la population a pu vivre dans des conditions moins dramatiques que celles de leurs aînés avant 1945.
Pour autant, quand il s’agissait d’aller combattre pour la France, l’administration coloniale n’hésitait pas à recruter des Algériens : 25 000 tomberont durant la Guerre de 14-18. Il en sera de même durant la Seconde Guerre mondiale. En contrepartie du droit à l’autodétermination (discours de De Gaulle à Brazzaville), 150 000 Algériens prendront part à la guerre contre le nazisme. Les tirailleurs algériens libéreront la Corse, Toulon, Marseille, Mulhouse et Strasbourg, avant d’être les premiers à traverser le Rhin et à pénétrer en Allemagne.
En remerciement des sacrifices consentis, c’est par la répression que répondra encore une fois la France coloniale : le 8 mai 1945, 45 000 Algériens trouveront la mort à Sétif, Kherata et Guelma pour avoir revendiqué l’indépendance, tandis que des milliers d’autres seront jetés en prison.
La répression du 8 mai 1945 a créé une situation irréparable. L’idée d’indépendance faisait son chemin. D’autant que le statut des Algériens n’avait guère connu d’amélioration notable. Le Code de l’indigénat fut aboli et remplacé par un autre qui leur permettait un semblant de participation à la vie politique locale. Ainsi fut établi le système du double collège, instaurant une parité formelle de vote entre Européens et Algériens (60 députés chacun à l’assemblée algérienne), mais bafoué en pratique par l’administration coloniale qui faisait élire ses candidats locaux (caïds et bachaghas). De fait, relève Patrick Eveno, " l’Algérie de 1950 est plus proche des Etats-Unis ségrégationnistes ou de l’apartheid sud-africain que de l’égalité républicaine ".
Le 1er novembre 1954, le FLN déclenche la lutte armée. Au lieu de négocier, les gouvernements socialistes qui se sont succédé ont alors choisi d’opter pour une guerre totale. La répression fut terrible : 8 000 villages détruits au napalm, 5 millions d’Algériens déplacés, un million en camps de regroupements, plus de 200 000 détenus... Au total, plus d’un million d’Algériens morts durant une guerre qui a duré près de huit ans et qui a laissé de profondes séquelles dans la mémoire collective. Faut-il citer, à titre d’exemple, les 25 000 jeunes Algériens tombés dans la seule ville d’Alger entre 1955 et 1957, durant ce que les historiens ont appelé " la bataille d’Alger " ? Un bilan cruel, douloureux, à côté duquel les exactions du FLN - il y en eut - ne représentent qu’une goutte d’eau dans l’océan.
Avec le départ des pieds-noirs en 1962, que l’on aurait tort de rendre responsables majoritairement des crimes commis en leur nom, l’Algérie s’est retrouvée dépourvue de tout. En plus des destructions matérielles, le pays comptait plus de 80 % d’analphabètes, moins de 10 % de la population scolarisée dans les écoles coloniales, un seul vétérinaire algérien, à peine deux ingénieurs agronomes, cinq architectes, presque pas d’ingénieurs, moins de 100 médecins pour 12 millions d’habitants, 30 000 lycéens et moins de 2 000 étudiants qui fréquentaient la seule université d’Alger et l’Ecole polytechnique.
N’eussent été ces milliers de cadres, formés par le FLN durant la guerre dans les pays socialistes d’Europe, les milliers d’enseignants français volontaires venus en Algérie dès 1962, et grâce à qui, une scolarisation massive a pu être entreprise, et ces autres milliers de cadres, parfois bénévoles, venant de France, des pays de l’Est et de Cuba, l’Algérie, en dépit de la crise qui la frappe actuellement, ne disposerait pas de ce capital humain formé en quantité et en qualité qui lui a permis de rester debout. Dès lors, rien ne sert de cacher cette triste réalité dont les Algériens subissent jusqu’à aujourd’hui les conséquences.
Hassane Zerrouky
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France-Algérie. Le crime avait un nom : le colonialisme
Mon Dieu,
Quel tableau ! quel génocide !
Dans ces conditions, on peut se demander comment en 1962, on avait en Algérie 9 millions d’arabes pour un million d’Européens ! On peut également se demander comment toute l’ancienne génération d’Algériens parle le Français, étonnant pour des gens exclus des écoles. Et enfin, pourquoi se peuple ainsi martyrisé par la France ne pense qu’à courir aux visas pour rejoindre ce pays qui lui a fait tant de mal...
J’ai vécu en Algérie de 1947 à 1962 et je n’y ai pas vu un tableau aussi noir...
Pour Hassane Zerrouky, finalement le spectacle du monde est simple : les horribles méchants d’un coté et les pauvres martyrisés de l’autre... Je vous envie cette vision simpliste des choses...
La réalité est toute autre, comme disait Mittérand, elle est non pas en noir et blanc mais en gris, gris SALE...
Luc DEMARCHI (d’Alger Belcourt).
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France-Algérie. Le crime avait un nom : le colonialisme
Au lieu de poser votre question il vaut mieux se dire pourquoi il ya des refus de visas et refus de vouloir voir des ALGERIENS en france alors que eux cherchent une vie meilleurs vivre en paix mais pas nous coloniser . ils demande des visas c’étous .la france a ressister contre les allement et pourquoi il ya des francais en allemagne . et de toutes facon s’il ya des gens qui veullent quitter l’ALGERIE tout ca c’est les conséquence de la colonisation .
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France-Algérie. Le crime avait un nom : le colonialisme
luc le pied noir n’as finalement vu que des belles chose en algerie "francaise" lui qui a vecu ???? EN ALGERIE de 47 a 62,les algeriens parlaient francais donc ils allaient a l’ecole !!!? quel resonnement, votre chien a la maison que vous traiter bien je suppose vous lui dites rex viens ici comme ca en francais et si il pouvait repondre il aurait dit "oui j’arrive maitre" et pourtant il n’a jamais etait a l’ecole votre chien, les algeriens colonisées parlaient la langue du maitre monsieur luc ! d’ailleurs toi qui etait en algerie on les appelait bicots et ds les meilleurs cas indigenes !! sq y’avais des enfants francais qui serraient les bottes des "maitres" ds les rues d’alger ? TOI qui a vecu a alger tu sais bien que c’etait ca l’ecole "serrer les bottes ds les rues" pour les enfants arabes(algeriens) ne dites plus de co...... svp le passé il faut l’assumer et vivons l’avenir, wahid, salut tt le monde
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France-Algérie. Le crime avait un nom : le colonialisme
Bonjour, je m´appelle Renata, je suis une chercheuse bresilienne, je soutiens une these sur l´école coloniale française en Algerie et je voudrais savoir ce que ça veut dire :
. ça me viendra en aide.... Merci beaucoup... je laisse mon mel : sbrenata@yahoo.com.br stp : sujet : algerie-france -
France-Algérie. Le crime avait un nom : le colonialisme
Cher monsieur, Ce que je n’arrive pas à cerner, reste sans doute ce discours passionnel qui perdure 45 ans après et qui empoisonne les rapports entre enfants du même pays. Je faisais partie des 30.000 lycéens que comptaient tous les établissments de l’enseignement secondaire le lendemain de l’indépendence.Je peux avancer , sans avoir à me justifier, que, en tant qu’élève je n’ai jamais relevé, chez mes enseignants dits européens une quelconque discrimination.Un de mes camarades de classe Bruno était, d’ailleurs, le fils du commandant de la Place militaire.Il n’a jamais fait l’objet d’un quelconque faveur ou passe droit en tant qu’enfant scolarisé. Là où j’habitais à Tébessa, la symbiose était totale entre les familles juives, chrétiennes et musulmanes, en dépit de la guerre. C’est dire que s’il y avait souffrance, déchirement , feu et sang cela concernait, certainement, les autochtones, mais aussi les européens natifs d’Algérie. Le simple fait de quitter à contre coeur sa maison constitue, en soi, un arrachement et une souffrance qu’on aurait économisés. Les Algériens n’avaient revendiqué qu’une émancipation et assimilation. Leur sang s’était mélangé non seulement à celui des Français mais de tous les Alliés. Ils ont combattu le fascisme et le nazisme sous la bannière de la France libre. Notre passé commun est révolu ; la guerre, heureusement aussi.Il s’agit maintenant de présent et surtout d’avenir. Plusieurs domaines d’action sont à considérer : la science, le commerce, le tourisme et...l’amitié devraient nous confondre à cette terre féconde qui avait superbement enfanté un Albert Camus, un Mouloud Féraoun, un Grénassia Haim, un Mohamed Dib, un Guy Bedos, un Jacques Berque, un Henri Alleg un Alain Mimoun, un Mouloudji un Henri Martin, un Kateb Yacine, un Jean Sénac, un Jean Claude Briali, un Roger Hanin, un Elkabbach, un Mouloud Mammeri et j’en passe. Le miracle de cette classe tenait à une simple opération : les uns avaient su algérianiser le français et les autres, franciser l’algérien pour un meilleur des mondes où certaines hybridations et brassage se mesuraient à la pointure des Jean Amrouche, Edith Piaf, et Isabelle Adjani. A l’état actuel des choses, il est propice, en ce dernier tronçon de notre vie, oui finissante, de renouer avec nous même et avec un passé, tout compte fait, magnifique. Le tout est d’inculquer à nos enfants la nécessité de jeter et maintenir, les ponts qui mènent à cette terre septentrionale de légende : là où immergent encore nos racines.
Pour que cessent les rancune..tendons la main
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France-Algérie. Le crime avait un nom : le colonialisme
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France-Algérie. Le crime avait un nom : le colonialisme
9 milions d’arabe !!!???, c koi ce bazard ?
un non arabe
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France-Algérie. Le crime avait un nom : le colonialisme
c est vrai on a fait tant de mal a ces pauvre personne qui ne demandai rein on ne leurs a jamais dit comment la guerre pouvai etre dur !!! il n on jamais conpris et pourtan il ont combattu avec nous ! mai le film avec jamel debouz nous a permis de enfin leurs rendre aumage !!
signé : théa 28 ans mon adressse email est : girl91410@hotmail.fr !
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France-Algérie. Le crime avait un nom : le colonialisme
c est vrai on a fait tant de mal a ces pauvre personne qui ne demandai rein on ne leurs a jamais dit comment la guerre pouvai etre dur !!! il n on jamais conpris et pourtan il ont combattu avec nous ! mai le film avec jamel debouz nous a permis de enfin leurs rendre aumage !!
signé : théa 28 ans mon adressse email est : girl91410@hotmail.fr !
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France-Algérie. Le crime avait un nom : le colonialisme
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France-Algérie. Le crime avait un nom : le colonialisme
Lettre à Mr Bouteflika, président de la République algérienne
Monsieur le Président,
En brandissant l’injure du génocide de l’identité algérienne par la France, vous saviez bien que cette identité n’a jamais existé avant 1830. Mr Ferrat Abbas et les premiers nationalistes avouaient l’avoir cherchée en vain. Vous demandez maintenant repentance pour barbarie : vous inversez les rôles ! C’était le Maghreb ou l’Ifriqiya, de la Libye au Maroc. Les populations, d’origine phénicienne (punique), berbère (numide) et romaine, étaient, avant le VIIIème siècle, en grande partie chrétiennes (500 évêchés dont celui d’Hippone/Annaba, avec Saint Augustin). Ces régions agricoles étaient prospères. Faut-il oublier que les Arabes, nomades venant du Moyen Orient, récemment islamisés, ont envahi le Maghreb et converti de force, « béçif » (par l’épée), toutes ces populations. “Combattez vos ennemis dans la guerre entreprise pour la religion….Tuez vos ennemis partout où vous les trouverez” (Coran, sourate II, 186-7). Ce motif religieux était élargi par celui de faire du butin, argent, pierreries, trésor, bétail, et aussi bétail humain, ramenant par troupeaux des centaines de milliers d’esclaves berbères, ceci légitimé par le Coran comme récompense aux combattants de la guerre sainte (XLVIII, 19, 20). Et après quelques siècles de domination arabe islamique, il ne restait plus rien de l’ère punico-romano-berbère si riche, que des ruines (Abder-Rahman ibn Khaldoun el Hadrami , Histoire des Berbères,T I, p.36-37,40,45-46. 1382). Faut-il oublier aussi que les Turcs Ottomans ont envahi le Maghreb pendant trois siècles, maintenant les tribus arabes et berbères en semi esclavage, malgré la même religion, les laissant se battre entre elles et prélevant la dîme, sans rien construire en contre partie. Faut-il oublier que ces Turcs ont développé la piraterie maritime, en utilisant leurs esclaves. Ces pirates barbaresques arraisonnaient tous les navires de commerce en Méditerranée, permettant, outre le butin, un trafic d’esclaves chrétiens, hommes, femmes et enfants. Dans l’Alger des corsaires du XVI ème siècle, il y avait plus de 30.000 esclaves enchaînés. D’où les tentatives de destruction de ces bases depuis Charles Quint, puis les bombardements anglais, hollandais et même américain … Les beys d’Alger et des autres villes se maintenaient par la ruse et la force, ainsi celui de Constantine, destitué à notre venue, ayant avoué avoir fait trancher 12.000 têtes pendant son règne. Faut-il oublier que l’esclavage existait en Afrique depuis des lustres et existe toujours. Les familles aisées musulmanes avaient toutes leurs esclaves africains. Les premiers esclavagistes, Monsieur le Président, étaient les négriers noirs eux-mêmes qui vendaient leurs frères aux Musulmans du Moyen Orient, aux Indes et en Afrique (du Nord surtout), des siècles avant l’apparition de la triangulaire avec les Amériques et les Antilles, ce qui n’excuse en rien cette dernière, même si les esclaves domestiques étaient souvent bien traités. Faut-il oublier qu’en 1830, les Français sont venus à Alger détruire les repaires barbaresques ottomans qui pillaient la Méditerranée, libérer les esclaves et, finalement, affranchir du joug turc les tribus arabes et berbères opprimées. Faut-il oublier qu’en 1830, il y avait à peu près 5.000 Turcs, 100.000 Koulouglis, 350.000 Arabes et 400.000 Berbères dans cette région du Maghreb où n’avait jamais existé de pays organisé depuis les Romains. Chaque tribu faisait sa loi et combattait les autres, ce que l’Empire Ottoman favorisait, divisant pour régner. Faut-il oublier qu’en 1830 les populations étaient sous développées, soumises aux épidémies et au paludisme. Les talebs les plus évolués qui servaient de toubibs (les hakems), suivaient les recettes du grand savant « Bou Krat » (ou plutôt Hippocrate), vieilles de plus de 2.000 ans. La médecine avait quand même sérieusement évolué depuis ! Faut-il oublier qu’à l’inverse du génocide, ou plutôt du massacre arménien par les Turcs, du massacre amérindien par les Américains, du massacre aborigène par les Anglais et du massacre romano-berbère par les Arabes entre l’an 700 et 1500, la France a soigné, grâce à ses médecins(militaires au début puis civils) toutes les populations du Maghreb les amenant de moins d’un million en 1830 en Algérie, à dix millions en 1962. Faut-il oublier que la France a respecté la langue arabe, l’imposant même audétriment du berbère, du tamashek et des autres dialectes, et a respecté la religion (ce que n’avaient pas fait les Arabes, forçant les berbères chrétiens à s’islamiser pour ne pas être tués, d’où le nom de « kabyle » - j’accepte). Faut-il oublier qu’en 1962 la France a laissé en Algérie, malgré des fautes graves et des injustices, une population à la démographie galopante, souvent encore trop pauvre, - il manquait du temps pour passer du moyen âge au XX ème siècle - mais en bonne santé, une agriculture redevenue riche grâce aux travaux des Jardins d’Essais, des usines, des barrages, des mines, du pétrole, du gaz, des ports, des aéroports, un réseau routier et ferré, des écoles,un Institut Pasteur, des hôpitaux et une université, la poste… Il n’existait rien avant 1830. Cette mise en place d’une infrastructure durable, et le désarmement des tribus, a été capital pour l’Etat naissant de l’Algérie. Faut-il oublier que les colons français ont asséché, entre autres, les marécages palustres de la Mitidja, y laissant de nombreux morts, pour en faire la plaine la plus fertile d’Algérie, un grenier à fruits et légumes, transformée, depuis leur départ, en zone de friche industrielle. Faut-il oublier que la France a permis aux institutions de passer, progressivement, de l’état tribal à un Etat nation, et aux hommes de la sujétion à la citoyenneté en construction, de façon, il est vrai, insuffisamment rapide. Le colonialisme, ou plutôt la colonisation a projeté le Maghreb, à travers l’Algérie, dans l’ère de la mondialisation. Faut-il oublier qu’en 1962, un million d’européens ont dû quitter l’Algérie, abandonnant leurs biens pour ne pas être assassinés ou, au mieux, de devenir des habitants de seconde zone, des dhimmis, méprisés et brimés, comme dans beaucoup de pays islamisés. Il en est de même de quelques cent mille israélites dont nombre d’ancêtres s’étaient pourtant installés, là, 1000 ans avant que le premier arabe musulman ne s’y établisse. Etait-ce une guerre d’indépendance ou encore de religion ? Faut-il oublier qu’à notre départ en 1962, outre au moins 75.000 Harkis, sauvagement assassinés, véritable crime contre l’humanité, et des milliers d’européens tués ou disparus, après ou avant, il est vrai, les excès de l’O.A.S., il y a eu plus de 200.000 tués dans le peuple algérien qui refusait un parti unique, beaucoup plus que pendant la guerre d’Algérie. C’est cette guerre d’indépendance, avec ses cruautés et ses horreurs de part et d’autre, qui a fondé l’identité algérienne. Les hommes sont ainsi faits !
Monsieur le Président, vous savez que la France forme de bons médecins, comme de bons enseignants. Vous avez choisi, avec votre premier ministre, de vous faire soigner par mes confrères du Val de Grâce. L’un d’eux, Lucien Baudens, créa la première Ecole de médecine d’Alger en 1832, insistant pour y recevoir des élèves autochtones. Ces rappels historiques vous inciteront, peut-être, Monsieur le Président, à reconnaître que la France vous a laissé un pays riche, qu’elle a su et pu forger, grâce au travail de toutes les populations, des plus pauvres aux plus aisées - ces dernières ayant souvent connu des débuts très précaires -. La France a aussi créé son nom qui a remplacé celui de Barbarie. Personne ne vous demandera de faire acte de repentance pour l’avoir laissé péricliter, mais comment expliquer que tant de vos sujets, tous les jours, quittent l’Algérie pour la France ?
En fait, le passé, diabolisé, désinformé, n’est-il pas utilisé pour permettre la mainmise d’un groupe sur le territoire algérien ? Je présente mes respects au Président de la République, car j’honore cette fonction.
Un citoyen français, André Savelli, Professeur agrégé du Val de Grâce.
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France-Algérie. Le crime avait un nom : le colonialisme
Professeur de quelle histoire ?
L’Algérie et son administration existaient au sein de l’empire ottoman ( oumma sous califat) au même titre que la Tunisie sinon plus ( les Francais on du reste repris les 3 départements ou beylicats et status d’Alger siège de la régence et du dey) la dette française (impayée) à l’égard de la régence d’Alger fut-elle contractée auprès d’obscures inconnus alors que la france avait un consul a Alger (l’Angleterre aussi) les relations diplomatiques entre l’ALGERIE et la hollande sont vieilles de 400 ans Monsieur ne sommes pas ce que vous voulez qu’on soit , vous ne saurez jamais ma douleur de souffrir d’être exilé dans une langue qui n’est pas la mienne ( le français) Mais je sais et j’ai lu de plumes françaises, que vous nous avez volé notre pays (qui n’était pas terra nullius) et vous avez fait tellement de mal, a la terre au gens a leurs foi et âmes, à la socièté en tant qu’entité stable depuis des siècles …………………………………………………………………
l’algérie n’a pas besoin d’une repentance de la france ( pourquoi ?) et nous ne dirons pas à la france ce qu’elle doit établir sur son passé colonial.
l’histoire est là il faut la lire avant de la faire savoir aux autres
pour ceux qui quittent cette rive pour la votre lisez césaire
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France-Algérie. Le crime avait un nom : le colonialisme
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France-Algérie. Le crime avait un nom : le colonialisme
Il est important de bien se documenté pour ne pas entendre qu’un seul son de clôche ... : http://mauvaisegraine.rmc.fr/r5779/... http://webresistant.over-blog.com/a... http://www.piedsnoirs-aujourdhui.co... http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_d’Oran
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France-Algérie. Le crime avait un nom : le colonialisme
Et chirac qui voulait que l’on apprennent aux élèves les bienfaits du colonialisme .....
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France-Algérie. Le crime avait un nom : le colonialisme
Alors mec merci bien car ce document j en avais besoin. La je me fais chier comme pas possible heureusement je fais avec 2 sympathiques jeunes filles ;) et merci encore
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djamel c est que beaucoup de francais ne connaissent pas la verité sur ce que leurs peres ont fait en algerie ils ont traumatises un peuple a jamais j aimerais que la bresilienne me contacte j ai des documents pour elle :mon email:djameltaib@yahoo.fr a bientot
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France-Algérie. Le crime avait un nom : le colonialisme
l algerie d aujourd ’hui a de grandes potentiels et elle le prouve . Mais ce pays devra définitevement divorcer avec la france et surtout employer la langue arabe partout dans son pays et ne pas avoir honte on est des hommes. Pour aller de l avant il y a les etats unis,le japon,la chine,l inde,le bresil et meme istrael qui peuvent donner les moyens pour que l algerie evolue. Pour moi je suis fier et heureux d ’etre de l algérie meme si je suis pauvre et que dieu garde algerie.
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France-Algérie. Le crime avait un nom : le colonialisme
Sans m’étendre sur toute la période coloniale française en Algérie... Il est certain que les 15 premieres années, durant la phase de conquete ce fut une guerre terrible, ou l’armée ne recula devant aucun massacre, notament sur les populations civiles. De nombreux livres attestent de la cruauté de l’époque Si le commandement est français, les troupes sont des le départ constitué par de nombreux indigenes. http://alger-roi.fr/Alger/armee_afr... Quelles étaient les lois de la guerre entre tribus en algérie avant l’arrivé des Français ? ( je n’ai pas la réponse) Ce qui est certain c’est que l’armée française avait déja vécu une guerre aussi dure et cruelle en Espagne, ou les massacres de part et d’autres étaient fréquents.
Concernant "le code de l’indigénat" ; je vous invite à lire l’origine de sa création par Napoléon 3. Ce code fut un progres considérable à l’époque, il faut se resituer dans l’époque pour comprendre. Je vous conseil le site : http://napoleontrois.free.fr , faites une recherche sur "le reve arabe de Napoleon 3" code de l’indigénat
L’histoire est toujours plus complexe qu’on ne le pense.
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Par son humanisme, l’emir Abdl Kader était un précurseur du droit de la guerre
Non le code de l’indigénat était qualifié de monstruosité par les juristes de l’époque et s’en était une. Ce code n’a rien à voir avec le rêve de Napoléon qui n’a jamais vu le jour. C’est un régime permanent d’exception à caractère clairement raciste : une veritable monstruosité ! (que les programmes scolaires ne sont d’ailleurs pas préssés d’enseigner...) Je conseille à tout un chacun de visiter Le site noir du colonialisme on y trouve entre autres choses un texte de Robert Louzon très interessant qui renseigne sur l’Algérie coloniale et la manère dont les autochtones pensaient la guerre au XIXeme siecle lorsqu’ils subissaient pourtant une conquête d’une cruauté inouie qui s’est traduite par l’extermination du tiers de la population algérienne (près d’un million de morts)
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France-Algérie. Le crime avait un nom : le colonialisme
oooooooooooooo€
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Par son humanisme, l’emir Abdl Kader était un précurseur du droit de la guerre
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France-Algérie. Le crime avait un nom : le colonialisme
Merci pour l’article enfin quelqu’un qui traite le colonialisme de crime contre l’humanité.
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bonjour je m’ apelle morgane est mon grand pere a fait cette guerre j aimerais beaucoup avoir des informations et j aimerais me renseignee parce que il me cache beaucoup de chose merci repondez sur mon adresse e mail www.morganearrojo@gmail.com merci