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Algérie
15.000 clandestins africains expulsés d’Algérie en trois ans
6 décembre 1999 (AFP)
ALGER, 6 décembre 1999 (AFP)
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ALGER, 6 déc (AFP) - Quinze mille étrangers en situation irrégulière et originaires d’Afrique ont été expulsés d’Algérie en trois ans, a indiqué lundi l’Agence algérienne de presse APS (officielle).
Sur ces 15.000, plus de 1.400 ont été expulsés depuis le début de l’année, a ajouté la même source.
Ces personnes ont été reconduites aux postes frontaliers d’In Guezzam avec le Niger et de Tin Zaouatine avec le Mali dans le Sahara algérien, selon le préfet de Tamanrasset (extrême sud), cité par APS.
Tamanrasset, capitale du Hoggar, constitue depuis des années le point de transit d’une immigration clandestine difficile à maîtriser et entraînant une prolifération de la prostitution, une propagation du Sida, ainsi falsification de documents officiels et circulation de fausse monnaie, a précisé APS.
Le refoulement des immigrés clandestins aux frontières sud du pays devient une lourde charge financière pour l’Etat algérien, a ajouté cette source.
Tamanrasset est devenu le premier point de transit en Algérie des clandestins en provenance notamment du Niger, du Nigeria, du Burkina-Faso et du Mali.
Ces clandestins tentent ainsi de rejoindre l’Europe ou les Etats-Unis, après avoir accumulé un pécule et confectionné de faux documents de voyage, a précisé APS.
260 étrangers en situation irrégullière expulsés d’Algérie
ALGER, 11 nov (AFP) - Deux cent soixante personnes de nationalités malienne et nigérienne entrées illégalement en Algérie, ont été reconduites mercredi aux postes frontières d’In Guezzam et Tin-Zaouatine, au sud de Tamanrasset (1.950 km au sud d’Alger), a-t-on indiqué de source officielle.
En outre, Les services de police de Tamanrasset ont arrêté huit personnes, six Camerounais, dont une femme, un Ghanéen et un Nigerian en possession de documents de voyages falsifiés, selon la même source.
Elles ont été placées sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du tribunal de Tamanrasset, a ajouté cette source
410 cas déclarés de SIDA en Algérie (officiel)
ALGER, 9 nov (AFP) - Le nombre déclaré de malades du SIDA en Algérie a atteint 410 au 30 septembre dernier, ont annoncé mardi à Alger des responsables du ministère de la santé lors d’un séminaire sur le diagnostic biologique du SIDA.
Ces responsables, dont les propos sont rapportés par l’Agence officielle APS, ont estimé qu’une "large campagne de sensiblisation" était nécessaire et recommandé la distribution de préservatifs et "la prise en charge des aspects liés à la prostitution".
Selon des statistiques officielles, le nombre de séropositifs dépasserait les 800, mais de nombreux spécialistes estiment que le nombre des malades et des séropositifs serait plus important.
En Algérie cette maladie, considérée comme honteuse et liée à la débauche, est cachée et les séropositifs n’osent pas se déclarer.
En outre, il n’existe pas de programmes de prévention, et toute publicité sur l’utilisation de préservatifs est assimilée à de l’incitation à la débauche et dénoncée par les imams qui affirment que le SIDA est "une punition divine pour les fornicateurs".
Lors d’une récente émission télévisée, des médecins ont affirmé que le SIDA touchait particulièrement les régions de Tamanrasset et Adrar dans le sud du Sahara et était transmis par des prostitutées venant des pays voisins, Mali et Niger notamment.
Près de 800 étrangers reconduits, en 9 mois, à la frontière dans le Sahara
ALGER, 26 sept (AFP) - Près de 800 personnes de différentes nationalités, entrées illégalement en Algérie, ont été reconduites aux postes d’In Guezzam (frontière du Niger) et Tin Zaoutine (frontière du Mali), au sud de Tamanrasset (extrême sud algérien), durant les neuf premiers mois de l’année, a indiqué dimanche l’Agence de presse officielle APS.
Ces personnes venaient d’une dizaine de pays africains, notamment du Mali, du Nigeria, du Ghana, de la Guinée, du Burkina Faso, du Cameroun, du Libéria et du Sénégal, a précisé cette source.
Ces immigrés clandestins ont, pour la plupart, été appréhendés par les services de police et reconduits aux frontières pour non respect des lois du pays et exercice d’activités illégales telles que le trafic de drogue, la falsification et la contrefaçon de documents de voyage et de billets de banque, le proxénétisme, la prostitution, et l’association de malfaiteurs, selon cette source.
Tamanrasset, de par sa situation géographique, est devenue pour de nombreux jeunes des pays du sud du Sahara, un passage vers les pays occidentaux.
La télévision d’Etat, a réalisé, il y a quelques semaines, un reportage sur la situation de ces immigrés dont la plupart travaillent au noir.
La majorité d’entre eux ont déclaré qu’ils n’avaient pas l’intention de rester en Algérie où les conditions de vie sont difficiles, mais qu’ils attendaient la première occasion pour se rendre en Europe.