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Émission du 30 octobre 2001 (n° 113)
30 octobre 2001 (survivreausida.net)
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Présentation de la situation
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Réponses de Patrick Mony 1
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Réponses de Patrick Mony 2
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Réponses de Patrick Mony 3
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Présentation de Nora Aceval
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Les sept filles du Sultan (version courte)
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Le bédouin borgne
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Actualité Palestine
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Essais cliniques pour un vaccin thérapeutique
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Premiers résultats du vaccin thérapeutique
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Combien coûtera le vaccin thérapeutique ?
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Écouter...
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Sommaire de l’émission n° 113
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Fin de l’émission
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Présentation et sommaire de l’émission
- Sommaire de l’émission n° 113 (durée : 1:00, format RealAudio)
Bonjour à toutes et à tous, c’est l’heure de l’émission qui parle aux séropositifs d’origine arabe et africaine. Bonjour Fadéla, peux-tu nous donner le sommaire aujourd’hui ?
Bonjour Reda, bonjour aux auditeurs...
Avec énormément de plaisir, nous accueillons aujourd’hui Nora Aceval. Mieux que les Contes des Mille et Une Nuits, Nora présentera en deuxième partie de l’émission une sélection d’histoires du Maghreb.
Deuxième volet aujourd’hui de notre questions-réponses à propos du vaccin thérapeutique (premier volet). C’est le professeur Salmon-Ceron, qui teste actuellement un vaccin thérapeutique qui nous expliquera les premiers résultats des essais cliniques pour voir si ce vaccin protège les séropositifs : les séropos pourront-ils se « vacciner » un jour pour empêcher la progression de la maladie ?
Des auditeurs galèrent pour trouver des solutions leur permettant d’avoir des papiers, de s’installer en France pour vivre et se soigner dans la dignité. C’est donc le sujet principal de notre chronique juridique aujourd’hui avec Patrick Mony, responsable du Guide de la protection sociale des étrangers en France.
Ne quittez pas le 106.3, ne changez pas de fréquence, ne vous branchez pas sur Beur FM, c’est parti pour 60 minutes de Migrants contre le sida.
Palestine : c’est la guerre
- Bethléem ville martyre, les images du centre ville rappellent Beyrouth !! : Actualité Palestine (durée : 2:40, format RealAudio)
Le vaccin thérapeutique (2)
- Essais cliniques pour un vaccin thérapeutique (durée : 2:26, format RealAudio)
- Premiers résultats du vaccin thérapeutique (durée : 4:53, format RealAudio)
- Combien coûtera le vaccin thérapeutique ? (durée : 2:10, format RealAudio)
Première partie : Émission du 23 octobre 2001 (n° 112)
Un vaccin doit protéger les gens d’une maladie causée par un microbe, en renforcant et en accélérant les défenses naturelles du corps contre le microbe. Les médecins testent depuis un peu plus d’un an des nouveaux vaccins thérapeutiques, qui protègeraient les séropositifs de la progression du virus.
Salmon-Ceron dirige des recherches en France auxquelles participent 200 séropositifs, dont un petit nombre sont d’origine maghrébine ou africaine, pour tester le vaccin thérapeutique. Selon elle, il y aurait un nouvel optimisme au sein de la communauté scientifique sur la mise au point éventuelle d’un vaccin. Mardi dernier, Dominique Salmon-Ceron expliquait les raisons d’un tel optimisme, du moins pour les chercheurs sinon pour les séropositifs.
Si vous connaissez votre charge virale et votre numération de CD4, vous décortiquez vous-mêmes vos bilans sanguins, si vous lisez la presse médicale et vous parlez comme un médecin, ce deuxième volet de notre discussion sur le vaccin thérapeutique est pour vous !
C’est le docteur Martin Markowitz du Aaron Diamon AIDS Research Center (New York) à décrit les premiers résultats d’une stratégie « vaccin thérapeutique » utilisant l’ALVAC-HIV, sur des patients qui ont débuté des antirétroviraux moins de quatre mois après avoir leur contamination par le VIH. Treize d’entre eux ont pris quatre doses du vaccin thérapeutique avant d’arrêter les médicaments antirétroviraux, alors que cinq d’entre eux ont arrêté leur traitement sans vaccination. Les chercheurs ont été déçus, car le virus est remonté à un niveau détectable chez tous les volontaires vaccinés. Néanmoins, la charge virale est retombée chez six des patients vaccinés, alors que ceci était le cas chez un seul patient qui n’avait pas reçu le vaccin. Selon ces chercheurs américains, il s’agissait de la première étude qui suggère qu’un vaccin peut avoir une influence sur la santé des patients lorsqu’il est utilisé en combinaison avec une multithérapie. J’ai demandé à Dominique Salmon-Ceron d’expliquer et de commenter ces résultats.
Les premiers résultats de ce petit essai ne permettent pas de conclure si le vaccin thérapeutique protège ou pas les séropositifs. Mais comment expliquer que, pour certains des séropositifs qui ont pris le vaccin, la charge virale est retombée ?
On sait qu’arrêter un traitement, même quand le virus était devenu indétectable, cela aboutit à une reprise du virus, une remontée de la charge virale. Les antirétroviraux, les médicaments contre le sida, sont difficiles à supporter avec leur cortège d’effets indésirables. Le vaccin thérapeutique paraît prometteur, mais pour l’instant rien ne prouve qu’il est efficace. D’ici deux ou trois ans, à quoi pourrait ressembler la prise en charge des séropositifs ? Un séropositif pourra-t-il alterner entre ses traitements et des vacances thérapeutiques (l’arrêt des médicaments) avec l’aide d’un vaccin thérapeutique ?
Sur 100 francs dépensés pour la recherche sur le virus du sida, 1 franc seulement est consacré à la mise au point d’un vaccin. Pour les laboratoires privés, le vaccin est sans intérêt car il déboucherait sur le marché non solvable des malades de nos pays d’origine. Alors combien coûterait un vaccin thérapeutique ? Les malades de nos pays d’origine pourront-ils se payer ce vaccin ?
Pour en savoir plus sur la recherche pour un vaccin contre le sida, vous pouvez demander un CD audio de notre émission entièrement consacrée à ce thème. Il suffit de nous écrire : Migrants contre le sida, 3, rue de Nantes, 75019 Paris.
Chronique juridique : s’installer en France quand on est malade
- Présentation de la situation (durée : 5:19, format RealAudio)
La question telle qu’elle a été posée : J’aurais voulu savoir quelle est la procédure à suivre pour la régularisation des papiers d’une personne venue en France avec un visa de tourisme pour un mois. Cette personne vient de la République Démocratique du Congo et est touchée par le VIH. Elle est arrivée il y a quelques jours en France via la Belgique. Merci de répondre.
Nous avons pris contact directement avec l’intéressée. Voici un résumé de ce qu’elle nous a dit : Je suis arrivée à Paris, suite au décès de mon mari, de nationalité française. Moi-même je suis de nationalité congolaise (RDC). Je suis très affaiblie, mais je ne sais rien ou presque de cette maladie. Actuellement ce sont des proches de mon défunt mari qui m’hébergent, mais ils n’ont pas vraiment la place pour me garder chez eux. Que dois-je faire ?
Nous avons d’abord demandé à Patrick Mony, juriste et militant, responsable du Guide de la protection sociale en France, si l’intéressée peut demander un titre de séjour du fait de son statut de veuve, conjointe d’un français.
Cette situation nous rappelle celle de madame D.Z., algérienne, malade du sida en Algérie alors que son mari est décédé à Paris en 1998. Migrants contre le sida dénonce le fait qu’une femme se retrouvant malade, ayant perdu son conjoint, sans possibilité de vivre et se soigner dans la dignité du fait que les lois sur l’immigration nient jusqu’à son existence, refuse tout droit au séjour et au soins. Par où commencer, alors, pour sortir de cette impasse ?
La plupart des personnes qui connaissent ou découvrent leur séropositivité en France attendent aussi longtemps que possible avant d’entamer des démarches auprès de la préfecture. La conviction serait qu’il ne faut surtout pas déclarer aux Français qu’on a l’intention de s’installer en France... Pourtant, Patrick Mony insiste sur l’intérêt pour les concernés, dès l’arrivée en France, de déclarer précisément qu’ils sont venus pour y vivre. Et vivre en France, cela veut aussi dire se soigner. Explications de Mony, donc, sur les avantages liés à cette démarche.
- Réponses de Patrick Mony 1 (durée : 4:22, format RealAudio)
Patrick Mony encourage les personnes concernées à engager des démarches tout de suite attestant de leur volonté de s’installer en France. Mais faire des démarches quand on est sans papiers, cela veut dire qu’il faut prendre des risques. Faut-il avoir peur d’aller à la préfecture ?
Faire les démarches le plus tôt possible, alors qu’on est encore en situation régulière, c’est se garantir le droit d’accès à l’aide médicale d’État, c’est aussi une protection supplémentaire par rapport à la police, aux contrôles d’idendité. Un séropositif doit-il cacher le fait qu’il n’a pas été contaminé en France ? Est-ce que le fait d’être malade avant d’arriver en France fait une différence dans le cadre d’une demande de régularisation pour soins ? Pendant la période où une personne a encore le visa touristique en cours de validité, quels sont ces droits ? Est-il vrai que les touristes n’ont aucun droit à une prise en charge par l’assurance maladie ?
- Réponses de Patrick Mony 2 (durée : 5:03, format RealAudio)
Refuser une prise en charge, une couverture sociale est peut-être illégale, mais c’est monnaie courante dans les hôpitaux de France. Les malades subissent un harcèlement permanent de la caisse de l’hôpital, des services de recouvrement, et parfois des médecins et des travailleurs sociaux.
- Réponses de Patrick Mony 3 (durée : 2:45, format RealAudio)
Nora Aceval El Khadia : une conteuse pour l’Algérie
Photos et son : Nora Aceval El Khaldia, Contes du Maghreb
Elle est née en 1953 à Tousnina aux portes du désert dans le Sud-ouest algérien. Son enfance a été bercée par les contes que disaient les femmes de sa famille. Elle reçoit ces récits dans le dialecte arabe, selon la tradition ancestrale et les garde en mémoire. Depuis 1997, elle mène un travail de collecte et de traduction des contes de sa région natale. Peu à peu, elle a repris la tradition de conteuse de sa mère et raconte dans les lycées, collèges, bibliothèques.
Partie de Tiaret pour la France à l’âge de 23 ans, elle est aujourd’hui conteuse d’ « essence traditionnelle » et retourne assez régulièrement à Tousnina, berceau de son enfance, se ressourcer à la chaleur de ces histoires de veillée qu’elle collecte précieusement.
Elle a accepté, sans hésitation, notre invitation pour venir nous raconter quelques unes seulement des ses histoires préférées...
Il s’agit de Nora Aceval, et c’est un plaisir de l’accueillir au sein de l’émission de radio qui parle aux séropositifs d’origine algérienne ou des autres pays du Maghreb et de l’Afrique.
Je lui cède donc la place. Place à la parole, à la mémoire.
- L’homme qui ne voulait pas mourir : Présentation de Nora Aceval (durée : 6:03, format RealAudio)
- Les sept filles du Sultan (version courte) (durée : 9:17, format RealAudio)
- Le bédouin borgne (durée : 2:17, format RealAudio)
Fin de l’émission
- Fin de l’émission (durée : 1:29, format RealAudio)
La semaine prochaine :
- La syphilis, c’est une maladie sexuellement transmissible qui touche les immigrés et les enfants d’immigrés. Les séropositifs, les femmes enceintes et les toxicomanes font partie de ceux qui doivent connaître cette maladie car elle peut leur poser de graves dangers. On en parlera mardi prochain à 17h sur le 106.3 FM.
- Kiosque associatif avec Sabrina l’association Solimed qui organise la récolte de médicaments pour l’Algérie.
Ce n’est pas tout, mais pour le reste rendez-vous mardi prochain à 17 heures sur le 106.3 FM.