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À propos de l’émission de radio | Rap et hip-hop
Migrants contre le sida : les révoltés
20 décembre 2000 (Radikal)
PARIS, 20 décembre 2000 (Radikal)
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Diffusée sur la radio Fréquence Paris Plurielle (106.3 FM), tous les mardis de 17 heures à 18 heures, l’émission Migrants Contre le Sida défend sans relâche les oubliés de la maladie. Une claque violente pour tous les « trust » associatifs. Rencontre avec Reda, animateur-militant au discours scalpel.
Les studios de Fréquence Paris Plurielle. Placardées un peu partout, de nombreuses causes militantes s’étalent sur les murs. Affiches contre la double-peine, affiches pour réclamer la libération de Mumia, affiches pour demander un traitement égal des malades du Sida, le cheval de bataille de l’équipe : « L’émission n’a qu’une seule raison d’être : informer les gens touchés par le virus, quelles que soient leurs origines, lâche Reda. Qu’ils aient des papiers ou non, là n’est pas la question. Tout le monde en France a le droit de se soigner dans des conditions correctes, dans la dignité. Cette émission est une émission de solidarité pour survivre au Sida. Aujourd’hui, des inégalités se sont creusées entre les malades. Une partie des gens le vit un peu mieux, grâce à leur situation d’avant, grâce à leur statut social. Aujourd’hui, il y a 600 à 700 morts du Sida par an en France. Avant, c’était plusieurs milliers de personnes chaque année. Cette baisse, c’est grâce aux progrès de la médecine. » Qui sont ces 700 personnes ? « Il y a des jeunes, des vieux, des précaires, des plus aisés, mais il faut être clair : la majorité, ce sont les Arabes et les noirs, et ce n’est dit nulle part. Aujourd’hui, l’urgence, elle se trouve chez des gens qui sont rejetés par la société, par leur employeur, par leurs proches. Le pire, c’est que certains sont dans une situation tellement atroce que le Sida n’est qu’un malheur de plus, eux qui sont déjà pris dans la came, qui sont en prison, qui ont une famille à assumer et tout le reste. On se sent tous concernés, par rapport à des proches qui sont touchés. On considère que c’est inacceptable de passer ça sous silence. Il faut se battre contre la situation actuelle. Aujourd’hui, les plus touchés, je le répète, ce sont les immigrés ou les gens d’origine immigrée. Eux sont les moins informés. L’idée fédératrice de l’émission, c’est l’égalité des droits face à la maladie, sans distinctions ni priorité de soins. C’est devenu comme la préférence nationale dans la plupart des associations classiques de lutte contre le Sida, d’Aides à Act Up. Les gens ont l’impression qu’Aides, c’est eux qui ne bougent pas beaucoup, et que Act Up ce sont les militants. Nous, on fait le constat que toutes ces associations ne font rien. Et elles ne veulent rien faire. Leur souci, c’est de pouvoir conserver leurs acquis et leurs subventions. Aujourd’hui, elles ne sont plus présentes là où est le Sida. Ce n’est pas forcément dans Paris ou dans le quartier homosexuel du Marais : il faut aller faire un tour en dehors du periph’, en banlieue et en province. Si vous voyez une association comme Aides en banlieue, chose rare mais ça arrive, prenez-les à parti. Demandez-leur ce qu’ils font, à part distribuer des capotes. Quel est leur travail sur le terrain, auprès des malades ? »
Triple-peine
Reda parle avec son coeur. Nerveux, le visage tendu, il débite les mots à toute allure, refusant les discours institutionnels, tançant sans relâche les associations consensuelles : « Forcément. C’est notre rôle de ne pas lâcher ce genre d’associations, de les démasquer. Sida Info Service, par exemple, c’est 60 millions de francs par an. Ils ont tout fait pour ne pas répondre aux malades autres que les français. Cela fait 11 ans que ce service existe, il n’est toujours pas possible de parler avec eux en arabe ou dans une autre langue. Leur mission d’information est censée viser ltoute a population. Je peux te faire des constats identiques association par association. Ces gens se disent professionnels de la santé, c’est une aberration. Je vais te raconter un truc. Lors d’un colloque, un grand médecin a dit que les maghrébins n’avaient pas de sexualité. Ca veut dire quoi/Qu’on ne fait pas l’amour, qu’on n’a pas le droit d’aimer quand on est arabe ou noir ? Une amie lui a répondu : « Chez nous, le Sida ne se transmet pas par le couscous ! » Un homme est un homme : quelle que soit son origine, il a droit aux soins. » Selon Reda, toujours remonté, cette discrimination se cache également au coeur même des hôpitaux. Il donne un exemple :»Un malade se retrouve à l’hôpital, lieu de soins. La première question, ça devrait concerner sa maladie. Non, c’est « vos papiers ». Se retrouver à l’hôpital quand on est précaire ou sans-papier, c’est humiliant, c’est dégradant. Vaut mieux tout faire pour ne pas s’y retrouver, mais un malade du Sida n’a pas le choix. Il faut aller dans les hôpitaux voir qui s’y trouve. On entend souvent dire qu’il y a de moins en moins de malades du Sida dans les hôpitaux : c’est faux. Les malades de classes moyennes ne sont pas peut-être pas dans les hôpitaux, car ils ont les moyens d’être soignés dans de meilleures conditions, mais devine qui il reste. Maintenant que les immigrés et les précaires sont présents dans les hôpitaux, on parle de fermer les services Sida. » Autre forme discriminatoire, cette fois législative : la double peine. Lorsqu’un immigré purge une peine de prison, en paiement d’une dette à la société, il est ensuite expulsé. Quel que soit le nombre d’années passées en France. Et les malades du Sida sont logés à la même enseigne. Comme une triple peine : « On a été contacté par quelqu’un qui a été expulsé en 89, poursuit Reda. Aujourd’hui, 11 ans plus tard, il découvre qu’il est malade. Pour lui, revenir en France est une question de vie ou de mort. Il faut arrêter toutes les expulsions. Les associations comme Médecins du Monde s’insurgent contre le fait d’expulser un malade, mais c’est de la démagogie : il faut stopper le problème à la base, arrêter toutes les expulsions et abolir la double peine. »
Hypocrisie
La journée du 1er décembre ? Migrants Contre Le Sida ne la calcule pas. Leur combat à eux, c’est tous les autres jours qu’ils le mènent, 24 heures sur 24. Aucune subvention, aucun soutien financier, juste la hargne de lutter, pour leurs proches malades et pour les exclus. Quand on évoque les initiatives artistiques autour du Sida, Reda est attristé, profondément. Sur les grandes messes télévisées, comme le Sidaction (où l’on pouvait voir Clémentine Célarié, actrice en perte de vitesse et de cachet, faire sa pub en embrassant un séropositif), il dit : « C’est fini tout ça. La solidarité-spectacle ne fait plus d’audimat. On appelle ça la mafia du Sida. C’est un petit réseau, très organisé, qui a une manne sur le showbiz, qui monte des initiatives et qui récolte de l’argent. Ce sont les mêmes qui contrôlent Aides, Act Up et tous les autres... Il y a une petite élite homosexuelle française qui s’est emparée de ce bizness. Ils vivent de la misère des malades. Quand je vois aux Solidays une chanteuse d’origine tunisienne dire à la télévision des banalités du genre : « Sortez couverts », ou « le Sida en Afrique, c’est pas bien », comme elle réciterai une recette de cuisine, ça me révolte. J’aimerai que les gens qui s’engagent sur ce type d’initiative soient à la hauteur, qu’ils réfléchissent et qu’ils s’informent avant de parler. S’ils ne savent pas grand-chose, qu’ils s’en tiennent à leurs chansons. Ce sont les malades ou leurs proches qui doivent avoir la parole. Il est temps que des artistes se mobilisent pour des gens qui se tapent vraiment ». L’appel est lancé.
Propos recueillis par Mouloud Achour
Photos : Philippe Lecoeur
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Migrants contre le sida, les révoltés

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respect et nique le sheitan... allah grace de dieu
salut a vous.bien qu’issu d’une famille a peu pres normale et tres travailleuse, j’ai vecu la misere, et j’ai traversé l’enfer cent fois.j’ai perdu bcp de proches d’overdose, par balles ou par le sida. des pauvres merdes ont aussi autour de moi joué avec le sida et l’ont refilé par intraveineuse ou ds leur sommeil a des gens qui les rendait jaloux et haineux parce qu’ils prennent trop de came, et savent pas ecouter leur coeur, meme dans les plus grandes tempetes.
on est pas riches par la tune mais par le coeur et le travail. je voulais saluer le votre, car des gens veulent ma peau car je suis temoin de plusieurs meurtres minables et d’abort je les encules ces simples d’esprit.
moi je suis avec dieu, et ce que vous faites est suffisemment rare et courageux pour etre saluer bien bas. j’espere que ça vient du coeur, et kya pas de badtrip derriere.
alors avec des larmes dans les yeux jvous aplaudit et vous souhaite bonne route.
moi j’ai perdu dix ans a causes de l’alcool, et de la violences des plus cons, et j’aimerais ratrapper le temps perdu, quoiqu’en pense les baltringues, dans le hip hop(plus sombre que tt les gangsters, le diable incite les humains pour mieux les detruire), la musique, le teckcore et l’ecriture de livres, de l’anorexie et la boulimie en passant par la violence de la rue et le paranormal. . . . .
sans oublier les ravages des abus de drogues, "sois disant douces" ou dures. pour en revenir a votre cause, c’est la cause de tout le monde, et tendre la main vers les gars qu’ont l’das c’est une obligation parmi plein d’autres.
si un jour j’m’en sors moi c’est dans les rues que j’investirais du pognon pas dans une ferrari, jmen branle des apparence superficielles.
bravo a vous. sur ce peut on me donner l’adresse de didier, j’ai plusieurs trucs urgent a lui demander. pour la musique et pour des causes valables. en toute humilité. nicolas (accessoirement chuis dans l’son depuis dix piges et j’ai meme pas le rmi, alors j’vais tout niquer a force de travail a partir de tout de suite). respect a vous que dieu vous guide. bonne soirée. sur ce puis je mettre l’adresse de votre site sur des demos tapes et cds, et mes futurs albums et enregistrements ??
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Migrants contre le sida : les révoltés
bonjour, je suis eleve infirmiere et dans le cadre travail de fin d’etude sur le sida et les personnes d’origine magrbine et africaine je souhaiterais avoir des documents articles concernant ce sujet si possible merci.

